Source : Université Virtuelle
2nd appel d'offres 2009 "fléché" (.pdf)
Pour la création de ressources pédagogiques:
- Modules ou ressources numériques en lien avec les thématiques issue du Grenelle Environnement (3 sujets sont proposés);
- Pour le C2i niveau 2 Métiers de l'environnement et de l'aménagement durables.
A qui s'adresse le présent appel à projets ?
- Vous êtes enseignant-chercheur ou chercheur travaillant dans un des champs de l'environnement et/ou du développement durable.
- Vous souhaitez donner à votre enseignement une envergure nationale voire internationale, et/ou vous souhaitez transférer vos savoirs et les résultats de vos travaux à d'autres enseignants.
- Vous souhaitez vous impliquer dans des pédagogies innovantes et expérimenter dans votre enseignement des ressources et outils numériques développés par d'autres.
- Vous acceptez de confronter et croiser ces savoirs avec d'autres champs disciplinaires.
=> Vous êtes concerné par cet appel d'offres.
Quels sont les projets attendus par UVED ?
L'Université Numérique Thématique « Université Virtuelle Environnement et Développement durable » (UVED) regroupe aujourd'hui 45 établissements d'enseignement supérieur et de recherche. Elle a vocation à mutualiser les pratiques pédagogiques et les ressources pédagogiques numériques des établissements adhérents. Elle organise et finance également la production de ressources nouvelles pour les étudiants suivant des formations de niveau Licence et Master.
Aujourd'hui UVED compte dans son catalogue des ressources produites par les établissements adhérents qui sont mutualisées dans le cadre d'UVED d’une part, et 38 ressources numériques produites sur financement UVED livrées ou en cours de production d’autre part (voir le site UVED page « Appels d’offres et production/Ressources en cours de production» http://www.uved.fr/index.php?id=455).
Le présent appel d'offres vise :
- à compléter et enrichir l'offre de formation UVED grâce à la production de ressources pédagogiques nouvelles;
- à produire des ressources destinées à enrichir les modules produits ou en cours de production avec l’ajout de Travaux dirigés numériques, d’études de cas, de TP virtuels…
Les publics cibles des ressources UVED sont :
- les étudiants de l'enseignement supérieur : qu’ils soient inscrits dans des universités ou des écoles d'ingénieurs (niveau L et M, ainsi que les filières professionnalisantes);
- les enseignants du secondaire et du supérieur et les formateurs de formateurs.
Les ressources développées par UVED ont vocation à être utilisées pour la formation initiale en complément des enseignements en présentiel. Elles pourront, le cas échéant, être également utilisées en formation continue (selon les modalités prévues par le règlement intérieur d'UVED).
Les propositions de création de ressources pédagogiques faites à UVED pourront concerner :
- des modules numériques de formation, qui sont des cours complets, scénarisés et médiatisés, incluant des activités (exercices, quizz, problèmes) et correspondant à un volume horaire de 25 à 30 heures d'équivalent présentiel;
- des ressources pédagogiques numériques, dites "de granularité plus fine" : collections d'études de cas, de problèmes ou exercices, de travaux pratiques. L'objectif est ici de donner aux enseignants des outils pour enrichir leur enseignement, faire pratiquer les étudiants et faire toucher du doigt la complexité des études en EDD;
- des jeux de rôles visant à l’apprentissage du rôle des acteurs et à la prise de conscience des intérêts multiples et des "Cartes d’apprentissage" qui permettent à l’apprenant, dans un contexte virtuel complexe et face à un problème donné, de connaître l’état de ses connaissances et de situer le module dans les différents champs disciplinaires adjacents.
Le travail de terrain et le travail de groupes sont des techniques « classiques » présentant un intérêt fort dans le contexte de l’EDD. Si ces méthodes peuvent être envisagées directement en présentiel pour certains modules, des alternatives entièrement ou partiellement à distance peuvent être proposées dans le cadre des modules UVED.
Plus généralement, l'innovation pédagogique sera fortement incitée et favorisée ; les équipes auteurs sont donc invitées à proposer tout projet pédagogique qui contribue à enrichir la formation en EDD et à rénover les pratiques pédagogiques.
Un des critères d'éligibilité des propositions soumises est la pluridisciplinarité. Seront ainsi sélectionnées les propositions concernant des ressources dont le contenu est pluridisciplinaire. En outre, seront favorisées les ressources modulables, susceptibles de viser des publics divers et de s'intégrer dans différents types de formation.
Un autre critère important est la facilité de réutilisation de tout ou partie de la ressource produite par des formateurs qui ne sont pas auteurs du module. Il devra notamment être possible d'extraire de la ressource des "grains pédagogiques" (illustration, étude de cas, chapitre, …), qui pourront par la suite être utilisés dans des contextes différents (avec référence aux auteurs du grain).
Afin de faciliter cette réappropriation des ressources pédagogiques par d'autres enseignants (dans un cadre respectant le droit des auteurs initiaux, et notamment le fait qu'ils doivent être cités), ne seront éligibles au présent appel d'offres que les ressources "granularisées" :
- soit intrinsèquement constituées de "grains pédagogiques fins" (collection de TD, TP, étude de cas,…);
- soit constituées de contenus divers au sein desquels des grains pédagogiques extractibles ont été identifiés dès la phase de définition du projet (illustrations, …);
- soit découpées en différentes parties constituant autant de grains pédagogiques.
Il est demandé au(x) porteur(s) de projet de travailler sur cette dimension avec beaucoup d’attention, que ce soit pour des projets de module « classique » ou pour des propositions « d’objets numériques » plus « petits ».
De même, il est demandé au(x) porteur(s) de projet d'identifier de manière aussi précise que possible les usages qui seront faits de la ressource pédagogique produite. En effet, la politique d'UVED est d'accorder la priorité aux projets qui répondent à des besoins avérés et qui présentent une probabilité élevée d'être utilisés par un public relativement important. L'identification des cursus, établissements, contextes dans lesquels la ressources devrait être utilisée constitue donc un élément fort du dossier.
Enfin, les projets présentés devront l’être par une équipe auteurs issue de plusieurs établissements. (Hormis pour les projets de ressources de granularité fine).
Chaque ressource pédagogique produite, selon sa nature, comporte une partie « Cours » ou « Contenu » et une partie « Kit pédagogique » qui définit les activités liées à la ressource (exercices ou TD, auto-évaluations, documents complémentaires,…). Sauf cas particulier , les ressources produites sur financement UVED seront déclarées :
- en accès libre (ouvertes au monde entier) pour la partie « Cours » ou « Contenu »;
- en accès partagé (à l'ensemble des enseignants des établissements adhérents à UVED, et à leurs étudiants via les ENT) pour le module complet comprenant la partie « Cours » et le « Kit pédagogique ».
A - Les sujets « Grenelle environnement »
Les projets de ressources pédagogiques recherchées ici ont un double objectif :
Elles sont destinées à être utilisées en formation initiale pour des étudiants de l’enseignement supérieur de diverses filières :
- Universités
- Écoles d’ingénieurs
- Écoles d’architecture
- Formations supérieures courtes : BTS, IUT, Licence Pro
Elles sont également destinées à être utilisées en formation continue pour des professionnels en poste au sein de collectivités locales, dans des bureaux d'études ou des entreprises travaillant dans les domaines concernés.
Les projets attendus visent à la production de modules ou de ressources pédagogiques qui ont été pensés et rédigés en réponse aux priorités fixées par « le Grenelle Environnement » et plus particulièrement aux chantiers prospectifs mis en place par le ministère :
Chantier 1 : Bâtiments neufs publics et privés;
Chantier 2 : Logements sociaux et rénovation urbaine;
Chantier 3 : Bâtiments existants;
Chantier 9 : Urbanisme;
Chantier 10 : Énergies renouvelables;
Chantier 24 : Institutions et représentativité des acteurs;
Chantier 25 : Entreprises et RSE;
Chantier 28 : Collectivités exemplaires.
Ainsi UVED se propose de financer la production de ressources choisis parmi les trois thèmes suivants :
- Bâtiment et développement durable;
- Énergies renouvelables : enjeux, filières et mise en œuvre;
- Gestion éco-responsable des administrations et des collectivités.
Le contenu de ces projets, au moins dans ses grandes lignes, est défini dans les fiches données ci-dessous.
Fiche descriptive : Bâtiments et développement durable.
Exposé du contexte
L’urbanisation de territoires intégrant le développement de politique de développement et d’aménagement durable dans une commune pose un certain nombre de questions. A ces questions, il convient d’apporter des réponses en tenant compte de la globalité de la problématique et des réalités socio-économiques du territoire considéré.
Contenus envisagés du ou des modules
Cette (ou ces) ressource(s) considèrera(ont) aussi bien la construction d’habitats individuels que celle d’habitats collectifs labellisés HQE (maison passives, habitat peu gourmand en énergie…), mais aussi l’amélioration des performances énergétique lors de la rénovation du bâtit ancien. Loin de donner des « recettes » pour la mise en place de tels projets, le contenu de ce module laissera clairement apparaître que les réponses à donner sont spécifiques au territoire où elles devront être mises en œuvre et sont le résultat d’une étude multi-paramétrique où les dimensions environnementales, économiques, sociales et industrielles devront être prises en compte et croisées.
Ce module devra aborder les points suivants :
- Choix des sites constructibles;
- Le lotissement (exemple d’un projet réalisé)
- Le logement social vers une nouvelle ingénierie : l’exemple de programmes en cours;
- L’expertise des procédés de construction et l’évaluation des résultats;
- Nouvelles perspectives : matériaux et construction;
- Problématiques juridiques (code des marchés, garanties décennales …);
- Efficacité énergétique
Mots clés
Habitat passif, bâtit neuf, rénovation du bâtit ancien, économie des flux, matériaux de construction, procédé de construction, efficacité énergétique, HQE, gestion de projet EDD, économie de la construction, habitation individuelle, lotissement , équipements énergétiques, sources d’énergie
Fiche descriptive: Énergies renouvelables : enjeux, filières et mise en œuvre.
Exposé du contexte
Le choix d’une filière énergétique, que ce soit pour une habitation individuelle, un habitat collectif ou un équipement municipal, a des conséquences importantes et sur le long terme pour une municipalité, pour un particulier ou un bailleur.
Le prix de l’énergie aujourd’hui est aussi un des paramètres à considérer dans le choix de la filière. Le prix du pétrole ayant atteint de tels niveaux de prix, que le choix de filières alternatives devient une nécessité. Ces évolutions rapides induisent donc des besoins de formation importants.
Les avancées technologiques, scientifiques, réglementaires et industrielles font que les énergies renouvelables et la maîtrise de la demande offrent aujourd’hui des perspectives envisageables pour des municipalités comme pour les particuliers.
Pour une collectivité, le choix de telles filières doit s’intégrer dans une politique globale cohérente et également considérer les ressources locales. A chaque territoire correspond une réponse spécifique résultat d’une étude rigoureuse et approfondie du contexte local.
Pour autant, afin de pouvoir faire le choix le plus approprié pour un territoire, une connaissance approfondie des solutions et de la manière de les mettre en œuvre est indispensable.
Contenus envisagés du ou des modules
a) La maîtrise de la demande d’énergie : état des lieux et perspectives
Gisements techniques et économiques, programmation d’actions locales concertées : vers des politiques locales de la demande d’énergie. Module généraliste, il devra offrir un panorama exhaustif des solutions possibles.
b) Les énergies renouvelables : état des lieux et perspectives.
Module généraliste, il devra offrir un panorama exhaustif des solutions possibles en terme d’énergies renouvelables. Ne devant pas être un module catalogue, ce module devra développer les contextes dans lesquelles ces solutions sont applicables, les freins possibles et les paramètres sociaux, environnementaux et économiques à considérer.
c) La mise en place de filière énergétique renouvelable et de la maîtrise de la demande d’énergie sur un territoire : paramètres à considérer pour le choix de la filière mise en place (solaire, biomasse, éolien, géothermie, éclairage efficace, isolation par l’extérieur, hydroélectrique,).
Ce module devra s’articuler autour de deux axes principaux : les aspects technologiques et les aspects économiques au sens large. Seront abordées aussi bien les solutions pour l’habitat individuel que pour l’habitat collectif ou les bâtiments à usage professionnel.
d) L’énergie éolienne sur un territoire : méthodologie pour l’installation d’éoliennes.
Uniquement axé sur l’énergie éolienne, ce module détaillera la méthodologie de développement des projets éoliens, de la phase de réflexion initiale à la réalisation finale.
e) La filière solaire photovoltaïque
Ce module présentera le potentiel de cette filière, ses applications autonomes et raccordées au réseau de distribution d’électricité, et les enjeux liés au cycle de vie des panneaux photovoltaïques
Mots clés
Énergies renouvelables, maîtrise de la demande d’énergie, filières énergétiques, développement local, énergie éolienne, géothermie, énergie solaire, développement de filière locale, gestion de projet, photovoltaïque.
Fiche descriptive : Gestion éco-responsable des administrations et des collectivités.
Exposé du contexte
Les activités des administrations sont génératrices de flux (énergétique, matières premières ou manufacturées, ressources…) ayant un fort impact environnemental. Une diminution significative de ces flux et/ou de l’impact environnemental qu’ils induisent, ne peut passer que par des modes de gestion et des approches sensiblement différents, que ce soit pour les achats mais aussi dans les méthodes de travail.
Les collectivités possèdent, quant à elles, des compétences et responsabilités majeures en matière d’environnement : approvisionnent en eau potable, traitement des eaux usées, collecte et traitement des déchets, préservation de la qualité de l’air, gestion du foncier bâti et non bâti, espaces naturels régionaux…
Contenus envisagés du ou des modules
Un ou deux modules sont ici envisagés, correspondant à un volume horaire total de 30 à 50 h en équivalent enseignement présentiel.
Ces modules devront intégrer les notions suivantes :
- Politique d’achat favorisant les éco-produits;
- Politique de réduction de la consommation des fluides (eau énergie…);
- Réduction de la consommation du papier;
- Amélioration de la gestion des déplacements;
- Préservation de la biodiversité dans les différents biotopes présents sur un territoire;
- Préservation des ressources et des milieux naturels
Ce ou ces modules devront développer les méthodologies de conduite de projet visant à mettre en place des gestions éco responsables ainsi que les bases méthodologiques pour la mise en place d’un agenda 21.
Une base méthodologique pour l’établissement de cahiers des charges pour les appels d’offre de marché public.
Enfin les aspects concertation et éducation à l’environnement et au développement durable devront être abordés.
Les apprenants suivant ces modules devront être à même, de mettre en place une gestion éco responsable tenant compte des spécificités des contextes sociaux économiques de leur administration ou de leur territoire.
Mots clés
Eco gestion, développement et aménagement durable, collectivités locales, administration, gestion des flux, ressources naturelles, biodiversité, code des marchés publics, appel d’offres, agenda 21, concertation
B- Le C2i ® niveau 2 Métiers de l’Environnement et de l’Aménagement Durables.
UVED est en charge de développer des ressources pour le C2i® niveau 2, "Métiers de l'environnement et de l'aménagement durables", actuellement proposé en complément de nombreux Master. Voir en annexe l’extrait du Bulletin officiel n° 11 du 13 mars 2008, concernant le C2i Niv 2 MEAD
Les projets de ressources proposés devront pouvoir être utilisée par la plus large communauté d’étudiants possible.
Ces propositions, répondant impérativement aux objectifs du C2i® niv 2 MEAD et à son référentiel, devront donc être le plus générique possible. Des études de cas, applications, exercices, spécifiques à des filières précises pourront également être proposées, pour enrichir les ressources génériques.
Référentiel national du C2i® niveau 2 « Métiers de l’environnement et de l’aménagement durables »
Aujourd'hui seule la partie B2 du référentiel est couverte par des projets en cours de production. Un projet couvrant la partie A1 du référentiel est actuellement en attente d'évaluation. Nous conseillons aux équipes souhaitant déposer un projet, de se reporter au portail UVED pour situer leurs propositions par rapport aux ressources en cours de production: http://www.uved.fr/index.php?id=455
Comment répondre à cet appel à projets ?
Les dossiers de réponses au présent appel à projets sont à remettre avant le 30 octobre 2009 par courrier électronique à laurent.rivet@agrocampus-ouest.fr.
Les projets doivent être rédigés en remplissant le formulaire mis à disposition des équipes auteurs candidates.
Les conditions pour vous positionner sur cet appel d'offres sont simples :
- L'établissement porteur du projet peut ne pas être adhérent à UVED. Les partenaires du projet peuvent, eux, également ne pas être adhérents à l'UNT UVED En cas d’acceptation du projet il sera demandé à l’établissement porteur s’il n’est pas adhérent à UVED, d’adhérer, pour qu’il puisse percevoir la subvention;
- L'établissement porteur sera l'établissement en charge de gérer le budget alloué au projet;
- Le porteur du projet doit avoir clairement identifié la cellule de production technique du module (ou de la ressource de cours). Généralement, il s'agit du service TICE de l'établissement porteur, mais cette cellule de production peut être librement choisie par le porteur, en accord avec la direction de son établissement;
- Le projet doit être déposé avec l'accord du directeur ou président de l'établissement porteur, l'accord de la cellule technique de production et l'accord des auteurs impliqués.
Il est vivement conseillé aux équipes auteurs candidates de se référer aux cahiers des charges technique et pédagogique pour la rédaction du projet. Ces documents sont disponibles sur le portail UVED, rubrique "Appel d'offres et production" > " Cahiers des charges": http://www.uved.fr/index.php?id=155
Il est également nécessaire de situer les propositions de création de ressources nouvelles par rapport à l'existant (ouvrage numérique UVED introductif aux sciences de l'environnement et au développement durable, modules UVED livrés ou en cours de production, modules mutualisés au sein d'UVED, ressources accessibles librement dans les autres UNT,…).
L'équipe projet UVED est à votre disposition, durant toute la phase de montage du projet, pour vous aider à formaliser le dossier de candidature :
- Recherche de partenaires pour compléter l'équipe auteurs;
- Positionnement par rapport à l'existant;
- Identification de la cellule de production;
- Compréhension des cahiers des charges technique et pédagogique;
- ...
N'hésitez pas à contacter Laurent Rivet avant de soumettre votre dossier:
Adresse mail: laurent.rivet@agrocampus-ouest.fr
Téléphone: 02 23 48 54 93
Fax: 02 23 48 55 35
Adresse postale: UVED / Agrocampus Ouest - Bât. 4 - 65 route de Saint Brieuc - CS 84215 - 35042 Rennes Cedex
Et ensuite...
- Acceptation
Les projets déposés à l'appel d'offres sont examinés par les groupes technique et pédagogique d'UVED, chargés d'examiner leur conformité aux cahiers des charges. Ils sont ensuite évalués par le Conseil Scientifique d'UVED [3], qui juge leur qualité scientifique et pédagogique, ainsi que leur adéquation avec les ressources livrées ou en cours de production. le CS peut éventuellement demander des compléments d'information, des modifications du projet ou l'adjonction de partenaires supplémentaires. Il transmet son avis au Conseil d'Administration d'UVED qui décide en dernier ressort de l'acceptation des projets et des financements alloués. Dans le cas du présent appel d'offres, l'avis du CS devrait être rendu fin novembre et la décision du CA courant décembre 2009.
- Calendrier de production
La production de ressources pédagogiques financées par UVED fait l'objet d’une convention de partenariat passée entre l’établissement support de la gestion financière d’UVED (l'Université de Rennes 1) et l’établissement porteur du projet, dit établissement "producteur délégué". La production s'effectue selon le calendrier suivant :
1. A réception du projet de convention de partenariat, l’établissement producteur délégué dispose d’un délai de deux mois pour signer cette convention et la retourner. Passé ce délai, le CA se réserve le droit de revenir sur son accord de financement de la ressource pédagogique.
2. La convention de partenariat entre en vigueur après signature des deux parties. Elle spécifie la date limite de livraison de la ressource produite (cours et kit pédagogique), cette date étant déterminée sur la base d'une durée de production de 15 mois, comptée à partir de la date de notification de l’acceptation du projet. Le délai de production peut être porté à 18 mois sur demande motivée du porteur du projet. L'échéancier prévu, accompagné d’un document explicitant les motifs du report, doivent figurer dans la réponse à l’appel d’offres.
3. Durant toute la durée de production, l’équipe projet et les groupes de travail apportent conseil et assistance aux auteurs. L'objectif est de supporter, autant que nécessaire, le processus de production.
4. A la livraison de chaque ressource pédagogique produite, le porteur du projet doit adresser un courrier au président du CA certifiant que la ressource livrée est libre de tout droit. L'avis de labellisation du module doit intervenir dans un délai de 2 mois suivant la livraison (cf. procédure définie ci-dessous).
Le paiement s’effectue selon la répartition suivante :
- 30% du budget versé à la signature de la convention;
- 50% du budget versé à la labellisation du module conforme aux attentes;
- 20% du budget versé si le délai est respecté et après réception du bilan financier, du compte rendu d’exécution et de la fiche descriptive de la ressource. Si le délai n’est pas respecté, seuls 10% sont versés ; le porteur perd donc 10% du budget.
- Procédure de labellisation
UVED accorde une grande importance à ce que les ressources pédagogiques produites soient de qualité et a mis en place un processus rigoureux de labellisation pour garantir cette qualité.
Concernant les ressources financées par UVED, ce processus est conduit sous la responsabilité du Conseil Scientifique, avec avis d'experts externes et avis des groupes technique et pédagogique. A l'issue de ce processus, trois types d'avis peuvent être émis:
- La ressource est acceptée en l’état ;
- La ressource est acceptée sous réserve de modifications, avec report de 2 mois de la date limite de livraison;
- La ressource est refusée car inacceptable en l’état et demande de modifications majeures. Dans ce cas, le versement des 50% de financement est reporté jusqu'à l’examen d'une nouvelle version et de la reprise du processus de labellisation par le CS ; les 10% versés au titre du respect des délais de production sont définitivement perdus pour le porteur du projet.
Modèles de financement incitatifs pour la production de ressources pédagogiques numériques UVED
Les modèles de financement sont donnés à titre indicatif et il appartient à chaque porteur de projet de présenter et justifier le budget demandé. Le montant accordé sera décidé par le conseil d'administration d'UVED, sur avis du Conseil Scientifique et en référence aux 4 modèles ci-dessous. Le choix entre l'un ou l'autre des modèles de financement dépend de 2 critères :
- La durée du module produit;
- Le niveau d'interactivité et de scénarisation du module; un module correspondant à une durée courte pourra ainsi se voir accorder un financement plus important s'il justifie d'une forte plus-value pédagogique.
Annexes:
1. Modèles de financement incitatifs pour la production de ressources pédagogiques numériques
Les modèles de financement sont donnés à titre indicatif et il appartient à chaque porteur de présenter et justifier le budget demandé. Le montant accordé sera décidé par le Conseil d'Administration d'UVED, sur avis du Conseil Scientifique et en référence aux quatre modèles: voir le tableau
Le choix entre l'un ou l'autre des modèles de financement dépend de deux critères:
- La durée du module produit
- Le niveau d'interactivité et de scénarisation du module. Un module correspondant à une durée courte pourra ainsi se voir accorder un financement plus important si il justifie d'une forte plus-value pédagogique.
2. Documents officiels à consulter:
a) Bulletin officiel n°11 du 13 mars 2008
Création du certificat informatique et internet (C2i®) niveau 2 “métiers de l’environnement et de l’aménagement durables”.
Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux présidentes et présidentes d’université ; aux directrices et directeurs des grandes écoles
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/11/ESRT0800062C.htm
b- Bulletin officiel n° 8 du 19 février 2009
Expérimentation du C2i® niveau 2 «métiers de l'environnement et de l'aménagement durables»
Référentiel national du C2i® niveau 2 « Métiers de l’environnement et de l’aménagement durables »
Source : http://www.senat.fr
- Texte n° 394 (2008-2009) de M. Xavier PINTAT, déposé au Sénat le 12 mai 2009
- Comptes rendus des réunions des commissions
- Rapport n° 559 (2008-2009) de M. Bruno RETAILLEAU, fait au nom de la commission de l'économie, déposé le 15 juillet 2009
- Texte de la commission n° 560 (2008-2009) déposé le 15 juillet 2009
- Amendements déposés sur le texte de la commission
- Discussion en séance publique le 20 juillet 2009
Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/
C’est une première. Lundi 29 juin 2009, une agence internationale dédiée aux énergies renouvelables a été lancée à Charm el Cheikh en Egypte. Il s’agit d’IRENA (International Renewable Energy Agency). Elle siègera à Abou Dhabi. Hélène Pelosse a été nommée directrice générale.
Première organisation internationale au cœur des enjeux majeurs du XXIème siècle -lutte contre le changement climatique, renforcement de la sécurité énergétique, lutte contre la pauvreté et développement de l’accès à l’énergie- le lancement d’IRENA a rassemblé plus d’une centaine de pays, dont, avec la France, plus de 75 signataires immédiats. Cette mobilisation massive traduit l’espoir que les technologies d’ores et déjà disponibles en matière d’énergie éolienne, solaire thermique et photovoltaïque, géothermique, biomasse, hydraulique et marine, deviennent encore plus compétitives et fassent l’objet d’une diffusion à très grande échelle sur toute la planète.
Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui 18 % de la consommation, dont 15 % pour la biomasse et l’hydraulique. Pour le solaire et l’éolien, les capacités installées connaissent depuis 2002 des taux de croissance à deux chiffres. En 2007, plus de 100 Mds de dollars ont été investis dans les énergies renouvelables et la puissance installée représente hors hydraulique près de 240 GW.
Le coût de l’électricité solaire a déjà baissé de 60 % entre 1991 et 2003 ; le coût de l’électricité éolienne a baissé de 80 % entre 1980 et 2007. A l’échelle mondiale, les énergies renouvelables sont déjà un secteur économique à part entière avec près de 2,4 millions d’emplois en 2006.
Favoriser une transition mondiale rapide.
IRENA aura pour mandat de favoriser une transition mondiale rapide vers les énergies renouvelables. Les obstacles qui subsistent -barrières à l’entrée, défaut d’information, insuffisance de capacités technologiques- seront surmontés.
Parmi les premiers signataires (plus de 75 pays au total à ce jour) : France, Allemagne, Autriche, Chili, Colombie, Danemark, Egypte, Espagne, Ghana, Inde, Islande, Jordanie, Kenya, Lituanie, Mali, Maroc, Nigeria, Norvège, Pays-Bas, Pakistan, Philippines, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Suède, Syrie, Turquie.
« IRENA agence pour l’énergie renouvelable « sans frontières » sera l’agence de la transition énergétique, de l’énergie du nouveau siècle, d’une énergie à la fois durable, et sans frontière. Elle va permettre de diffuser une énergie à la fois sobre en carbone, locale et sûre dans un monde où 1,6 milliards d’êtres humains n’ont pas encore accès à l’énergie. Je suis convaincu qu’IRENA va devenir un acteur déterminant de la révolution énergétique et écologique. Elle devrait en outre permettre la mise en place de meilleurs moyens pour atteindre les 23 % d’énergie renouvelable décidés dans le cadre du Grenelle Environnement et du paquet Climat-Energie européen. C’est aussi un nouvel outil et une bonne nouvelle sur la route de Copenhague pour décembre 2009 » a déclaré Jean-Louis Borloo
Source : Communique de Presse France Nature Environnement
Lucide sur le fait qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, FNE considère que ce discours, le premier du genre à ce niveau politique, peut néanmoins constituer un véritable changement de cap dans la politique maritime française, s’il est suivi d’effets tangibles.
La réalisation d’un « Livre Bleu » et, surtout, la tenue d’un Conseil Interministériel de la Mer et du Littoral (CIMER) d’ici à décembre prochains sont des jalons de bon augure. La fédération France Nature Environnement peut se réjouir de voir repris, parmi ses très nombreuses propositions : une extension considérable des aires marines protégées ; le principe d’une exploitation des ressources sur des bases scientifiques adossée au principe de précaution ; l’inscription en conséquence du thon rouge comme espèce en danger ; le renforcement des contrôles et la création d’une fonction de « garde-côtes française ; la lutte contre « les voyous des mers » ; ou encore la reconnaissance pour les mers de la qualité de « bien commun pour l’humanité ».
Tout en prenant acte de cette volonté affichée de valoriser et protéger la mer, mais aussi de l’exploiter largement, FNE restera très vigilante et exigeante, en particulier sur les dossiers qui n’ont pas encore vraiment trouvé de réponses, soit parce le Grenelle de la Mer est le fruit de compromis à cinq, soit parce que le Président les passés sous silence, comme la maîtrise de la « bétonnisation du littoral » par une politique d’urbanisme digne de ce nom, le démantèlement des navires en fin de vie ou les pollutions et les déchets d’origine terrestre (estimés à 80% du problème).
- FNE continuera donc à œuvrer pour que la France encadre et concrétise une pêche réellement durable fondée une approche éco-systémique du milieu et de la gestion de la ressource (des décisions nationales restent à prendre pour la réforme de la Politique communautaire).
- FNE poursuivra son combat pour que cesse dès que possible l’exploitation du maërl, ce sable coquillé pouponnière de nombreuses espèces, sans attendre la fin des concessions accordées, exploitation qui induit des dégâts quasi-irréversibles.
- FNE et toutes ses associations continueront de peser pour que la France protège mieux son littoral d’une artificialisation continue, malgré le bel espoir du « tiers sauvage » promis d’ici à 2030…
- Dernier grand point restant « entre deux eaux »: la maîtrise des pollutions d’origine terrestre, urbaine, mais aussi très liée à des formes dépassées d’agriculture et d’élevage. . En effet, en se donnant l’objectif, non contraignant, d’une réduction de 40% les apports en phosphates et nitrates d’ici à 2014 dans les zones littorales les plus exposées, le Grenelle n’apporte pas une réponse à la hauteur du problème. Cela ne permettra pas par exemple pour venir à bout du déplaisant phénomène des « algues vertes » qui pèse sur le milieu, le développement touristique, et les finances des collectivités territoriales. On peut également se questionner, en ces temps de vaches maigres, sur la pertinence du projet « Sea Orbiter » qui apparaît jusqu’ici comme hors de prix et de faible intérêt au regard d’autres investissements scientifiques et technologiques, eux, indispensables.
En définitive, on peut parler d’un réel début de prise de conscience des enjeux. Mais le chemin reste encore long avant de rendre palpable le changement de cap. Il reste à espérer que l’impulsion donnée par le Président restera pour de longs mois portée par la volonté politique, jusqu’à se mette en place concrètement, d’ici mi 2010 les programmes et mesures initiées par l’Etat.
| Source : http://www.eco-life.fr/ Propos recueillis par Anne de Malleray Jean Audouze, astrophysicien, chercheur au CNRS |
|
|
|
|
Comment la recherche, enjeu stratégique de compétitivité pour l'Europe, trouve-t-elle sa place à l'échelle des 27 pays membres ? Jean Audouz, astrophysicien, chercheur au CNRS et auteur du livre "La Recherche en mouvement, l'avenir de l'Europe", aux éditions Gutenberg, détaille les points forts et les points faibles de la recherche sur le vieux Continent.
(ECOlife) Quel est l'état de la recherche en Europe ?
(Jean Audouze) La recherche européenne est performante si l'on fait la somme des programmes menés pays par pays. Mais elle n'est pas unifiée à l'échelle des 27. Pourtant le potentiel est énorme car nous pouvons mutualiser nos moyens sur des études lourdes à mener, comme l'adaptation aux changements climatiques par exemple, défi qui concerne toute l'Europe. Alors que les décisions politiques se prennent à l'échelle européenne, il est logique que la recherche fasse de même. On assiste d'ores et déjà à des alliances intéressantes entre pays. Je pense par exemple à la recherche en sur le génome végétal. L'INRA a mis en place une collaboration appelée Génoplante entre des laboratoires français, allemands et espagnols et des partenaires privés. Tout seul, on ne peut pas lutter contre les grandes compagnies américaines dans ce domaine mais en mutualisant les efforts, c'est possible.
Quels sont les principaux obstacles au déploiement de la recherche européenne ?
Le programme-cadre de recherche et de développement, principal outil de financement de la recherche européenne, a alloué 50,5 milliards d'euros à des projets européens pour la période 2007-2013. Or, en 2009, il reste encore 30 milliards d'euros de crédits disponibles. C'est hallucinant. La raison est simple, les chercheurs préfèrent s'abstenir d'avoir recours à des crédits européens devant les lourdeurs administratives que cela représente et la difficulté, pour un programme innovant, de convaincre. Si l'Europe de la recherche signifie plus de bureaucratie, ça ne va pas aller.
Qu'attendent les chercheurs de l'Europe ?
De la flexibilité. Nous sommes conscients du potentiel d'une synergie à l'échelle européenne mais sa mise en place est pour l'instant complexe. En France déjà, les chercheurs se plaignent d'être soumis à une trop grande rigueur administrative, il ne faut pas reproduire ça à l'échelle européenne. Il y a un autre défi, c'est celui de l'audace et de la confiance. Les programmes de recherche sont soumis à trop d'évaluations : pour acceptation du financement, puis, régulièrement, pour vérifier que l'investissement est rentable. Le contrôle est tout à fait normal mais il faut aussi laisser le temps aux chercheurs d'investiguer. Le souci de rentabilité entrave l'audace et la créativité, notamment en recherche fondamentale, où le travail consiste autant à trouver les bons problèmes qu'à obtenir des résultats.
Comment expliquez-vous que les jeunes chercheurs s'expatrient aux Etats-Unis ? Est-ce une spécificité française ?
Non, pas du tout. Le phénomène est européen. Les conditions de travail offertes aux jeunes chercheurs sont incomparables, meilleurs salaires, meilleur matériel mis à leur disposition et l'argent vient plus facilement pour soutenir des programmes de recherche innovants. Nous avons un effort à faire pour valoriser la créativité et l'audace.
Quel est le rôle du secteur privé dans le financement de la recherche européenne ?
La part d'investissement public et privé est à peu près équivalente. Je trouve cette situation vertueuse et équilibrée. Les grandes entreprises européennes sont bien positionnées en recherche et développement, notamment sur les stratégies énergétiques, qui sont un enjeu clé pour la compétitivité européenne.
| Source : http://www.eco-life.fr/ | |
|
|
25 mai 2009. - Plébiscités par gouvernements, professionnels et scientifiques, les SmartGrids gèrent plus intelligemment les flux électriques et réduisent les émissions de CO2 liées à la production et à la consommation d'énergie. |
|
|
|
|
"Les SmartGrids favorisent le suivi et le contrôle de la consommation d'énergie des ménages à distance et en temps réel. Ils permettent également d'accroître la fiabilité des réseaux électriques grâce au schéma d'organisation décentralisée en micro-réseaux qu'ils introduisent", explique Abdoulkarim Ahmoud, Ingénieur des Mines, expert des SmartGrids. Selon le cabinet d'études Lux Research, le secteur atteindra 47,5 milliards d'euros d'investissement dans le monde en 2013, contre déjà 30,7 milliards d'euros en 2008. "Grâce aux SmartGrids, une révolution est en marche, tant en matière d'économie d'énergie que de gestion des nouvelles énergies renouvelables", constate François Denieul, Directeur de Digitainable, association d'aide au développement de l'écologie numérique.
Les énergéticiens et leurs clients sont les premiers concernés par cette rénovation des systèmes de consommation. En Europe et aux Etats-Unis, ils ont déjà entamé la mise en service de nouveaux "compteurs intelligents". Affinée au volt près, l'électricité ne serait distribuée qu'en quantité parfaitement utile, sans déperdition aucune. "Les compteurs intelligents représentent un grand gisement d'économies pour les distributeurs d'énergie puisqu'ils leur permettent d'accroître leur efficacité opérationnelle, d'améliorer la qualité du service et de réaliser une facturation plus juste et simplifiée", analyse Abdoulkarim Ahmoud.
Mi 2008, EDF a entamé l'installation de 300 000 compteurs intelligents, baptisés Linky, à Lyon et à Tours, dans le cadre du programme de remplacement des 35 millions de compteurs de l'Hexagone. Estimé à 4 milliards d'euros, le renouvellement des équipements serait financé grâce au tarif d'utilisation du réseau. D'ici 2010, ces nouveaux bolides devraient être opérationnels et permettraient l'économie de 300 millions d'euros par an à ERDF (Electricité Réseau Distribution France). "Les réseaux électriques européens sont vieillissants. Ils ont été conçus pour répondre à une architecture de production centralisée et éloignée des points de consommation", explique Abdoulkarim Ahmoud.
- "Les principaux freins vont concerner l'acceptabilité sociale de ces nouveaux composants" -
A l'heure où les voitures électriques pointent le bout de leurs carrosseries, les SmartGrids tombent à pic. "Dans l'hypothèse où le véhicule électrique prend une part de marché importante dans le marché automobile, il faudra mettre en place des infrastructures de comptage appropriées pour relever la consommation du parc de voitures électriques et des infrastructures de gestion à distance de leur recharge", explique Abdoulkarim Ahmoud. Ceux qui détiendront ces technologies auront une longueur d'avance et seront en position de force pour négocier leurs tarifs. "De nouveaux business vont clairement émerger grâce aux SmartGrids", analyse François Denieul.
Parmi les perspectives les plus pointues, la captation des micro-énergies locales fait débat. Du battement de l'oeil au déplacement des piétons en ville, le moindre mouvement mécanique pourrait être intercepté en vue d'obtenir de l'énergie, grâce aux nanotechnologies. Une réponse, certes, aux problématiques de pénuries d'énergie, mais qui soulève des inquiétudes dans la mesure où les "SmartGrids intègrent des composants de communication par ondes", note Abdoulkarim Ahmoud. "Les principaux freins proviendront de l'acceptabilité sociale de ces nouveaux composants".
Dans le monde, 25% des émissions de CO2 humaines sont générées par la consommation électrique. Priorité absolue dans la lutte contre le changement climatique et la dépendance énergétique, la réduction de la consommation mobilise de nombreux pays. Aux Etats-Unis, le gouvernement Obama a placé les SmartGrids au centre de sa stratégie d'indépendance énergétique. 3,3 milliards de dollars ont été débloqués afin de "tirer pleinement avantage de nos vastes ressources, pour prendre le vent de Midwest et le soleil du Southwest et alimenter notre pays", a expliqué fin avril 2008, Joe Biden, vice-président des Etats-Unis d'Amérique.
Grâce aux SmartGrids, le gaspillage énergétique est en voie de disparition. En Europe, le paquet climat-énergie préconise l'équipement en compteurs intelligents de 80% des consommateurs de l'Union d'ici à 2020.
Par Marie Varasson |
|
Source : Julien Vinzent, http://www.planete-terra.fr
Les vagues ne font pas rêver que les surfeurs. Depuis plus de vingt ans, les chercheurs veulent utiliser cette source considérable d’énergie pour produire de l’électricité. La France commence tout juste à se lancer dans le bain. Exemple avec le projet Searev, sorti des labos de l’Ecole centrale de Nantes.
Avec ses airs de grosse bouée jaune, on pourrait le croire destiné à baliser des régates. Mais le Searev poursuit un but bien plus ambitieux : celui de créer de l’électricité à partir de la houle. Développé par trois laboratoires français, il contient un cylindre qui bouge indépendamment de l’ensemble, comme un pendule. C’est cette différence de mouvement qui est exploitée pour créer de l’électricité.
"Il a beaucoup d’avantages, notamment sa robustesse, puisque c’est un système complètement clos. C’est la première chose qui est demandée sur ce type de matériel, car quand on investit sur 20 ans, on ne peut pas se permettre de le perdre à la première tempête", explique Aurélien Babarit, membre du laboratoire de mécanique des fluides de l’Ecole centrale de Nantes (ECN), à l’origine du projet.
Technologie trop chère
Mais le Searev fait pour l’instant figure de marin d’eau douce : resté au stade de la maquette au 1/12e, il n’a jamais quitté le bassin de houle de l’ECN. "Après la phase de recherche entre 2002 et 2006, il été repris par un consortium industriel qui devait construire un prototype pour des essais prévus en 2010. Mais celui-ci s’est rendu compte fin 2008 qu’il n’arrivait pas à atteindre un coût de production acceptable", explique Aurélien Babarit.
Des coûts de production qui sont comparés, en France du moins, au tarif réglementé de rachat par EDF : 15 centimes d’euros, contre 55 centimes pour des panneaux solaires installés sur un toit. "Cela a du sens de subventionner au maximum le solaire, dont le potentiel énergétique est bien supérieur, reconnaît Aurélien Babarit. Mais 15 centimes c’est faible pour une technologie qui n’en est qu’à ses débuts." D’autant plus que, sans atteindre les niveaux du solaire, la ressource disponible en France métropolitaine s’élève à plus de 400 TWh par an, soit un peu moins que la consommation d’électricité annuelle du pays. Selon une estimation au niveau mondial, environ 10% de l’énergie de la houle serait techniquement exploitable.
Avec le Seacap, développé par le technopôle Brest-Iroise, le Searev est pourtant l’un des deux seuls projets français d’énergie houlomotrice. Mais le chercheur nantais reste confiant : "le départ du consortium est récent et nous avons déjà des contacts qui se mettent en place".
Une filière naissante
En attendant, l’équipe du Searev, dirigée par Alain Clément, finalise l’installation d’un site d’essai au large du Croisic (Loire-Atlantique), dont l’ouverture est prévue à l’été 2010. "Jusqu’à présent, il n’en existait qu’un, en Écosse, et il arrive à saturation", précise Aurélien Babarit. Il espère que cela mettra un coup d’accélérateur aux autres projets, qui pourront disposer d’un lieu où mesurer leurs performances dans des conditions réelles.
En espérant bientôt y voir plus clair dans cette multitude de systèmes qui prend parfois l’allure d’un bestiaire, à l’image du "serpent de mer" écossais, (le Pelamis) ou de la "baleine géante" japonaise (la Mighty Whale). "Nous sommes au même stade que l’éolien il y a 20 ou 25 ans. Aujourd’hui tout le monde trouve évidente la forme des éoliennes. A l’époque, on ne savait pas que ce qui marchait le mieux, c’était un axe horizontal avec 3 pales. On avait essayé avec 4, 6 et même 12 pales."
Autre lueur d’espoir, la France, en retard sur d’autres pays comme le Royaume-Uni, semble enfin soucieuse de ne pas laisser passer la vague. En octobre 2008, institutionnels et industriels ont lancé le partenariat IPANEMA[Fondé, côté institutionnel par le MEEDDAT, l’ADEME, l’Ifremer, les Régions Basse-Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire, Haute-Normandie, PACA, Réunion, Rhône-Alpes, et du côté industriel EDF et DCNS] qui vise à développer la filière des énergies marines renouvelables (EMR) en général.
Un coup de pouce de l’Ademe
Surtout, Jean-Louis Borloo a annoncé le 8 juin dernier que le montant alloué par l’Ademe à la construction de prototypes d’EMR passait de 30 à 100 millions d’euros. Un appel à projets devrait être lancé en juillet, trop tôt pour le Searev, mais pas pour le Seacap.
Cette sorte d’anneau, qui coulisse sur un pilier sous l’action de la houle, est le fruit d’Hydrocap, une start-up basée à Brest. "C’est extrêmement intéressant, car il n’existe pratiquement aucun soutien en France pour l’étape intermédiaire entre la conception et le démarrage commercial", se réjouit Alain Larivain, président d’Hydrocap. "A condition que cela aille vers les PME et non vers des grands groupes qui n’en ont pas forcément besoin", ajoute-t-il. Et la concurrence sera rude avec les autres énergies marines, comme les éoliennes off-shore, qui sont déjà plus matures, ou l’énergie thermique des mers, dont le potentiel est plus important.
LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Le site d’Hydrocap
L’initiative IPANEMA
Tous les projets sur le site du département de l’énergie américain
Photo : Hermosa beach, Californie. Crédit : watch4u
Source : par Véronique Smée, Novethic n°368
Intitulée “Sous le feu des ondes”, une enquête diffusée sur Arte le 22 juillet prochain, dresse un état des lieux des connaissances scientifiques sur les impacts des champs électromagnétiques. Sans parti pris, ce documentaire montre les enjeux sociaux, économiques et de santé publique liés au téléphone portable, appuyé par les commentaires de chercheurs spécialisés.
Qu’est-ce qu’une onde magnétique? Qu’est-ce que le “Das”? L’électrohypersensibilité? Les effets non thermiques? « Sous le feu des ondes » * aborde toutes ces questions, en montrant également la confusion qui règne aujourd’hui sur les réponses apportées par la communauté scientifique. Alors que la société attend des réponses, les chercheurs, eux, continuent à chercher… Et tentent de répondre à des questions d’une importance majeure : Comment les ondes interagissent-elles avec les organismes vivants ? Les rayonnements auxquels nous sommes exposés continuellement sont-ils perçus par les cellules humaines ? Quels sont les impacts sanitaires ?
En faisant état des recherches menées à travers le monde, ce documentaire donne au spectateur des clés pour connaître les impacts supposés et partiellement prouvés des champs électromagnétiques sur le cerveau humain. Et, comme la plupart de ces études, il ne tranche pas mais soulève des interrogations sur les risques réels que nous encourrons. Andrew Marino, chercheur qui a consacré sa vie professionnelle au sujet, rappelle également les enjeux économiques qui pèsent sur ces recherches. « Il y a 35 ans, lors de mes premières recherches, j’étais déjà victime des insultes des industriels, sans analyses ni arguments »,raconte-t-il. Andrew Marino continuera à accumuler des indices et a publié 150 articles depuis, à contre courant des propos rassurants des opérateurs de téléphonie.
Si, dans les années 70, les scientifiques ont statué en affirmant que la faible dose d’énergie produite par les ondes ne pouvait pas affecter le corps humain, ce constat a volé en éclats depuis. D’abord, en raison de la multiplication des appareils électroniques dans notre environnement, et ensuite parce que la norme internationale d’exposition du corps, - le DAS (Débit d’absorption Spécifique)-, est insuffisante. Comme le montre le documentaire, les ondes ont en réalité des effets en dessous cette limite maximale, définie par les opérateurs et les autorités sanitaires. D’autres effets biologiques, en dehors d’un échauffement de la peau ou des organes exposés, ont été constatés : des études montrent que l’exposition à des micro-ondes de faible intensité sur des plantes entraîne, dans les minutes qui suivent, des réactions de stress à, par la fabrication d’une protéine caractéristique d’une agression extérieure. Le biologiste Alain Vian a ainsi relancé le débat, en démontrant que les organismes vivants réagissaient aux ondes, sans pour autant en conclure que ce stress était "délétère" . Le neurologue suédois Olle Johansson, qui se bat pour la reconnaissance médicale et sociale de l' "hypersensibilité" aux ondes électromagnétiques est quant à lui plus catégorique, même si ce phénomène reste aujourd’hui encore une énigme médicale. Pour lui, le principe de précaution doit, quoi qu’il en soit, être appliqué, pour éviter de revivre un scandale sanitaire comme ce fut le cas avec l’amiante. Les citoyens ont le droit de savoir à quoi ils s’exposent et quels sont les risques, soulignent en substance certains scientifiques, tandis que d’autres estiment que les preuves restent insuffisantes pour alerter l’opinion publique. Trop tard, sans doute, car l’opinion s’inquiète déjà et attend des réponses, scientifiques et politiques.
*Le 22 juillet à 22H 15. Un documentaire écrit par Véronique Gaboriau, Maxence Layet et Jean-Christophe Ribot, réalisé par -Christophe Ribot. Production : Arte France, Mosaïque Films (2009-52 mn).
Téléchargez la synthèse de la journée
Retrouvez dès à présent les interviews (vidéo) des intervenants, réalisées lors de la conférence.
Dossier Propositions d'actions
Ce dossier, remis aux participants de la conférence, est issu des travaux de la DIACT et d'ACIDD. Si vous souhaitez être tenu informé de la suite donnée à la conférence et participer à la mise en oeuvre des propositions, n'hésitez pas à nous contacter : Solène BOURDAIS – 06 11 73 27 76 - solene.bourdais@acidd.com Programme de la conférence
La conférence s’est articulée autour de 3 sessions : - Comment faciliter l’accès de tous aux services apportés par le numérique ? - Quels bénéfices apportés par le numérique pour le développement durable des territoires dans le domaine de la mobilité, du bâtiment, de l'interaction entre acteurs économiques territoriaux ? - Comment évolue la participation du citoyen à la gouvernance des territoires à l’ère du numérique et du développement durable ? Avec la participation de : Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique Hubert Falco, Secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire Michèle Pappalardo, Déléguée interministérielle, Commissaire générale au développement durable, MEEDDAT Pierre Dartout, Délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires Comment l’aménagement numérique peut-il favoriser le développement durable des territoires ?
Les risques pesant sur notre environnement impliquent des changements profonds dans tous les aspects du quotidien des citoyens (habitat, mobilité, activités, loisirs…) et modifient les rapports aux territoires (déplacement des échelles de temps et d'espace). Les nouveaux services numériques peuvent offrir des réponses crédibles, efficaces et opérationnelles aux besoins exprimés dans les territoires. Leur déploiement doit aussi être l’occasion d’inscrire le développement durable au cœur des politiques territoriales. Présentation de la démarche : La DIACT et ACIDD, dans le cadre du programme TIC21 ont lancé fin juin 2008, avec l'appui du Commissariat général au développement durable, les « Rencontres aménagement numérique et développement durable des territoires». Les auditions d’une cinquantaine d’experts ont permis de débattre et de formuler des propositions d'actions, restituées lors de la conférence nationale du 10 mars 2009 au MEEDDAT.
Source : par Florence Evin, LE MONDE 14 juillet 2009
function expandBarrePartager() { if($("#barrePartager").css("display")=="none") { $("#barrePartager").fadeIn("slow"); } else { $("#barrePartager").fadeOut("slow"); } } if ( 'undefined' == typeof MIA) MIA = {}; MIA.Partage = { toggled: false, toggleSharing:function(){if(!MIA.Partage.toggled){document.getElementById('shareTools').style.display='block';MIA.Partage.toggled=true}else{document.getElementById('shareTools').style.display='none';MIA.Partage.toggled=false}}, ouvrirPopup:function(url,titre,parametres){ var expression = /[^*]width=([0-9]*)[^*]/; expression.exec(parametres); var popup_width=RegExp.$1; expression=/[^*]height=([0-9]*)[^*]/; expression.exec(parametres); var popup_height=RegExp.$1; var left=(screen.width-popup_width)/2; var top=(screen.height-popup_height)/2; var params=parametres+',top='+top + ',left='+left; var win=window.open(url,titre,params)} }
Le déménagement et le reclassement des collections de l'Herbier national du Jardin des plantes, à Paris, donneront naissance au plus complet des herbiers mondiaux accessibles sur Internet. "On va avoir 8 millions d'images, chaque planche sera photographiée sur le site Web du Muséum", s'enthousiasme Jean-Michel Guiraud, directeur des collections du Muséum national d'histoire naturelle. L'information sommaire de l'étiquette qui accompagne chaque spécimen n'a pas été revue depuis vingt ou trente ans.
if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}.AdvertMiddle {margin-bottom: 20px;}