Accueil / Informations / Les nouvelles sur les TIC pour le Développement Durable aux Antilles... and the ICT4D news !

Source : http://www.eco-life.fr/

Propos recueillis par Anne de Malleray

Jean Audouze, astrophysicien, chercheur au CNRS


 

Comment la recherche, enjeu stratégique de compétitivité pour l'Europe, trouve-t-elle sa place à l'échelle des 27 pays membres ? Jean Audouz, astrophysicien, chercheur au CNRS et auteur du livre "La Recherche en mouvement, l'avenir de l'Europe", aux éditions Gutenberg, détaille les points forts et les points faibles de la recherche sur le vieux Continent.

 

(ECOlife) Quel est l'état de la recherche en Europe ?

 

(Jean Audouze) La recherche européenne est performante si l'on fait la somme des programmes menés pays par pays. Mais elle n'est pas unifiée à l'échelle des 27. Pourtant le potentiel est énorme car nous pouvons mutualiser nos moyens sur des études lourdes à mener, comme l'adaptation aux changements climatiques par exemple, défi qui concerne toute l'Europe. Alors que les décisions politiques se prennent à l'échelle européenne, il est logique que la recherche fasse de même. On assiste d'ores et déjà à des alliances intéressantes entre pays. Je pense par exemple à la recherche en sur le génome végétal. L'INRA a mis en place une collaboration appelée Génoplante entre des laboratoires français, allemands et espagnols et des partenaires privés. Tout seul, on ne peut pas lutter contre les grandes compagnies américaines dans ce domaine mais en mutualisant les efforts, c'est possible.

 

Quels sont les principaux obstacles au déploiement de la recherche européenne ?

 

Le programme-cadre de recherche et de développement, principal outil de financement de la recherche européenne, a alloué 50,5 milliards d'euros à des projets européens pour la période 2007-2013. Or, en 2009, il reste encore 30 milliards d'euros de crédits disponibles. C'est hallucinant. La raison est simple, les chercheurs préfèrent s'abstenir d'avoir recours à des crédits européens devant les lourdeurs administratives que cela représente et la difficulté, pour un programme innovant, de convaincre. Si l'Europe de la recherche signifie plus de bureaucratie, ça ne va pas aller.

 

Qu'attendent les chercheurs de l'Europe ?

 

De la flexibilité. Nous sommes conscients du potentiel d'une synergie à l'échelle européenne mais sa mise en place est pour l'instant complexe. En France déjà, les chercheurs se plaignent d'être soumis à une trop grande rigueur administrative, il ne faut pas reproduire ça à l'échelle européenne. Il y a un autre défi, c'est celui de l'audace et de la confiance. Les programmes de recherche sont soumis à trop d'évaluations : pour acceptation du financement, puis, régulièrement, pour vérifier que l'investissement est rentable. Le contrôle est tout à fait normal mais il faut aussi laisser le temps aux chercheurs d'investiguer. Le souci de rentabilité entrave l'audace et la créativité, notamment en recherche fondamentale, où le travail consiste autant à trouver les bons problèmes qu'à obtenir des résultats.

 

Comment expliquez-vous que les jeunes chercheurs s'expatrient aux Etats-Unis ? Est-ce une spécificité française ?

 

Non, pas du tout. Le phénomène est européen. Les conditions de travail offertes aux jeunes chercheurs sont incomparables, meilleurs salaires, meilleur matériel mis à leur disposition et l'argent vient plus facilement pour soutenir des programmes de recherche innovants. Nous avons un effort à faire pour valoriser la créativité et l'audace.

 

Quel est le rôle du secteur privé dans le financement de la recherche européenne ?

 

La part d'investissement public et privé est à peu près équivalente. Je trouve cette situation vertueuse et équilibrée. Les grandes entreprises européennes sont bien positionnées en recherche et développement, notamment sur les stratégies énergétiques, qui sont un enjeu clé pour la compétitivité européenne.

Source : SciDev

par Katherine Nightingale

[BERLIN] Efforts to boost the roles of Southern scientists participating in neglected disease research collaborations moved forward this week with the development of a framework outlining how each partner should be treated.

 

The framework declares as its starting point that developing country scientists should have an equal role to those of developed countries in any such research partnership.

 

The goals were drawn up at a meeting in Berlin of researchers, research-funders, donors, international development agencies and ministerial representatives (16–18 March).

 

Some scientists have complained for decades that North-South collaborations are often deeply unequal — and that in the worst cases the Southerners are required to participate in name only, in order to satisfy funding requirements.

 

Mamadou Traore, senior lecturer at Mali's Department of Public Health Training and Research, told the meeting that in the past European researchers had simply sent him application forms to sign to become a 'partner' in a research project.

 

"Steadily these practices have been grossly reduced," he said. But it remains the norm for there to be no monitoring or evaluation of partnerships, he added.

 

"And in terms of dissemination of results of studies you just see somewhere that it has been published without even quoting your name."

 

The new framework urges parties to "work towards excellence, ethics and equity in partnerships for research".

 

Partnerships should have a shared ownership, vision and plan; be equitable in all stages and aspects of work and adhere to principles of mutual respect and trust, says the framework. Each actor in the process — government, researcher, funder and donor — is given their own set of principles to follow.

 

Governments, for example, must take the initiative in setting their own research agendas; researchers should ensure that partnerships respond to these needs and those of donors; and funders should provide support for such agenda-setting, as well as supporting the process of developing and planning partnerships.

 

Efforts should also be made to develop the capacity of developing country partners to fulfil an equal role particularly in data management and analysis, translating research into policy, and the writing of proposals. Funders and donors should also provide long-term, core funding to provide a stable base for research.

 

Many developing country delegates welcomed the framework.

 

"I'm very positive about it and I'm ready to go," said Shakila Zaman, director of the Health Services Academy of the Ministry of Health in Pakistan. "I can take this framework and translate it into policy for academics to follow in their research, develop their partnerships and respect each other."

 

And Robert Ridley, director of the WHO Special Programme for Research and Training in Tropical Diseases (TDR), which, with the German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development, co-sponsored the meeting, said: "I think we've moved on now so that we're talking about partnerships where developing countries can come in and take a lead so that you're not doing research for but with and by developing countries".

 

But others called for firmer plans.

 

"Let's have a real commitment from TDR and the partners to really think about what the metrics are that we can use to track this over the next two years," said Val Snewin, international activities manager at The Wellcome Trust.

 

The finalised framework, along with background materials and opportunities to comment, will be available on a meeting site hosted by TropIKA after 25 March.