Guyane Correspondant
C'est un secret de polichinelle en Guyane. Si l'opération "Harpie 2" n'a pas été annoncée officiellement, ce deuxième dispositif exceptionnel de lutte contre l'orpaillage clandestin est déjà en place dans la forêt guyanaise, trésor de biodiversité qui recouvre 90 % des 83 500 km2 du département.
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Source : France Nature Environnement
Actuellement, le Sénat examine le projet de loi pour le développement économique de l’ Outre-mer, intégrant le premier Schéma d' Orientation Minière pour la Guyane. Ce Schéma est primordial pour organiser l’exploitation minière dans le respect de l'environnement et des populations. FNE attend que le projet ne soit pas dénaturé et propose aujourd’hui, une série d'amendements afin d’améliorer sa portée.
Pour mémoire, le Schéma d' Orientation Minière permettra d'organiser et de maîtriser l'activité minière en identifiant les zones où elle serait possible. Le schéma devra garantir le respect de l’environnement comme celui des populations de la forêt.
Serge Urbano, vice-président de FNE, en charge de ce dossier, rappelle : "la première décision concrète du Président de la République au lendemain du Grenelle de l'environnement a été d'interdire un projet de mine d'or dans un paradis de la biodiversité. L'avenir de l'orpaillage et donc de l'environnement guyanais se joue désormais au Sénat. Nous sommes au rendez vous pour défendre l'or vert plutôt que l'or jaune. Nous sommes au rendez vous pour sauver aussi cet engagement du Grenelle»
L’expertise « Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ? », réalisée par France Nature Environnement, Comité Français de l’UICN et le GEPOG, a mis en évidence des contradictions réglementaires fortes qu'il convient de corriger au plus vite.
France Nature Environnement est convaincue que la relance sera éco-responsable ou ne sera pas. La mise en place du Schéma minier constitue une formidable opportunité. Les réponses urgentes que l’État doit apporter à la crise économique ne doivent donc pas lui faire oublier son engagement en faveur d’un développement soutenable. En particulier, dans des régions abritant une formidable biodiversité comme en Guyane.
Sinon, l'or jaune fera disparaître l'or vert...
UN News New York, Feb 18 2009 4:00PM
Le développement économique de l'Amazonie transforme et dégrade rapidement l'écosystème de cette région partagée par la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l'Equateur, Guyana, le Pérou, le Suriname et le Venezuela, selon une étude préparée par ces huit pays, avec l'aide du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (ACTO 2) et rendue publique mercredi à Nairobi.
L'étude, qui fait partie de la série du PNUE sur « Les Perspectives de l'environnement mondial », vise à sensibiliser le public sur les questions d'environnement et à fournir des solutions. Les experts, qui ont travaillé pendant deux ans, soulignent qu'en 2005, la déforestation accumulée dans ce vaste massif forestier partagé entre les huit pays avait déjà affecté plus de 857.000 km2, provoquant une réduction de 17% du couvert végétal. Cette surface est équivalente aux deux tiers du Pérou ou à 94% du Venezuela
Le développement des activités économiques dans cette région de forêts humides, la construction d'infrastructures industrielles et de transport et l'augmentation de la population sont en cause. Les demandes des marchés internationaux font pressions sur les dynamiques économiques de production de la région qui se traduisent par une utilisation intensive de ses ressources naturelles.
Par exemple, sur une période de 30 ans (1975 - 2005), la construction de routes dans l'Amazonie brésilienne a été multipliée par dix, encourageant les aménagements humains. L'étude mentionne que l'augmentation de l'utilisation des biocarburants, issus de matériaux organiques, pourrait accélérer ce changement d'utilisation du territoire.
Le rapport avertit que si la déforestation dépasse 30% du couvert végétal, les niveaux de précipitation vont commencer à diminuer dans la région, amorçant ainsi un cercle vicieux provoquant feux de forêts et augmentation des émissions de fumées dans l'atmosphère.
Sur une population de 38,7 millions de personnes pour l'ensemble de la région, environ 21,3 millions, soit 63,6% du total, habitent en zones urbanisées.
L'étude souligne également que la perte de biodiversité a aussi pour conséquence un nombre important d'espèces en danger.
L'étude, à laquelle ont contribué plus de 150 experts, suggère différentes solutions aux gouvernements de la région amazonienne qui leur permettraient de faire face aux problèmes. Elle leur conseille notamment d'avoir une vision intégrée de l'Amazonie et de définir le rôle de développement national de la région, d'harmoniser les politiques environnementales sur des thèmes pertinents à la région, de concevoir et de mettre en oeuvre des instruments de gestion environnementale intégrés et des stratégies régionales qui permettent l'utilisation a long terme de l'écosystème amazonien, ainsi que la promotion des études de valorisation économique et des actions des services environnementaux de l'Amazonie.
Feb 18 2009 4:00PM
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Petits pays, soudain au coeur nouveau du monde, soudain immenses d'être les premiers exemples de sociétés postcapitalistes,
capables de mettre en oeuvre un épanouissement humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du vivant...
| Caribbean Net News |
| Published on Friday, November 7, 2008 |
| GEORGETOWN, Guyana (GINA): Minister of Finance Dr Ashni Singh and other senior officers from the Ministry Thursday met with the new resident Representative of the World Bank to Guyana Angela Demas at the Ministry of Finance where they discussed the Bank’s new assistance strategy for Guyana. This new strategy is expected to be approved in early 2009 to align World Bank support to the revised national development agenda. Singh also shared recent economic developments that occurred, most notably improvements in infrastructure, social and economic sectors. In 2003, the World Bank approved a three-year Country Strategy (CAS) for Guyana which was aimed at supporting key objectives of the Poverty Reduction Strategy Paper (PRSP). These included stimulating economic growth and increasing the country’s productivity in key sectors such as sugar. Improving governance and increasing the accountability and transparency of the public sector, the quality and delivery of basic services, including health, education, water supply, safety nets and promoting environmentally sustainable development were all areas targeted. At present several World Bank projects are ongoing. These include the Forest Carbon Partnership Facility (2008) geared to support Guyana in leveraging the preservation of forest reserves for national development, a US$3.8M Global Environment Facility Conservancy Adaptation project (2008) which will reduce the vulnerability to catastrophic flooding in low lying coastal areas that are threatened by sea level rise. In addition there are the National Statistical Development project, the US$11.3M Bagasse Cogeneration project initiated in 2005 and the HIV/AIDS Prevention and Control project initiated in 2004 at the cost of US$10M which provides grant financing to support Guyana National HIV/AIDS Strategic plan for 2002-2006 and 2006-2010. The Finance Minister expressed his appreciation to the Bank for its positive engagement in Guyana’s development agenda. |
Journal de l'environnement 06/11/2008
L’avant-projet de loi Grenelle II confirme le projet de création des trames vertes et bleues, décliné à l’échelle nationale, régionale et locale. Son opposabilité aux grandes infrastructures sera toutefois précisée dans un décret en Conseil d’Etat.
Le texte prévoit en outre de renforcer la protection des habitats naturels des sites Natura 2000 et des collectivités d’Outre-mer. Des plans de conservation sont également instaurés pour les 131 espèces en danger critique d’extinction de la liste rouge de l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), la plupart présentes dans les territoires d’Outre-mer. Enfin, la création d’une structure chargée de la mise en œuvre des politiques de connaissance et de protection du patrimoine naturel de la Guyane est proposée.
Afin de satisfaire l’engagement du Grenelle de protection des 20.000 hectares de zones humides menacées dans les 5 ans, les agences de l’eau seront habilitées à acquérir ces zones en cas d’échec des options de reconquête et de restauration et hors de la compétence du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres (CELRL). Enfin, une simplification des procédures de révision des chartes et de classement des parcs naturels régionaux est prévue.
guyane.rfo.fr
Les régions ultrapériphériques de l’Union européenne (RUP) se sont montrées satisfaites du changement de stratégie de l’UE, lors de la dernière journée de la XIVe Conférence de leurs présidents, qui s’est achevée mercredi à Cayenne.
Paulo Rivero Bauté, président de la région autonome des îles Canaries, a pris la présidence des RUP pour un an. Il a salué la nouvelle stratégie de la Commission européenne faisant des RUP "un atout pour l’Europe", ainsi que le "renforcement de l’esprit de collaboration et de dialogue exprimé" par celle-ci.
Danita Hübner, commissaire européenne chargée de la politique régionale, invitée à participer à la session partenariale, a déclaré : "l’Europe ne peut pas se passer des atouts de ces régions", dans "un monde qui change et qui est moins centré sur l’Ouest", reprenant une récente communication de la commission. Pour Antoine Karam, président de la région Guyane, satisfait de "la qualité de la relation" avec la Commission européenne, "adaptabilité et souplesse sont nécessaires" pour l’avenir des RUP.
"Je ne prône pas la révolution permanente, mais l’évolution permanente obligatoire", a ajouté Alfred Marie-Jeanne, président de la région Martinique, qui a salué le rôle "important" de Danita Hübner dans cette évolution. Rodrigo Olivereira, président de la région autonome des Açores, a noté "un changement de discours", tout en relevant que "dans la pratique, les normes approuvées vont quelquefois à l’encontre de ce discours".
La Commission européenne reconnaît sept régions ultrapériphériques : les quatre régions monodépartementales françaises d’Outre-mer, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion, les régions autonomes des Açores et de Madère (Portugal) et la région autonome des Canaries (Espagne).
Par Pierre MELQUIOT le 03/05/2008
http://www.actualites-news-environnement.com/15751-Hopital-sante-outremer.html
Le plan « Hôpital santé outremer » doit permettre « de garantir la pratique d’une médecine de pointe, exigeante, ambitieuse et efficiente, à travers sept axes principaux », a estimé la ministre de la santé en visite en Guyane.
La ministre de la santé Roselyne Bachelot, en visite Guyane, a lancé le plan « hôpital santé outremer ». Le plan « hôpital santé outremer » doit permettre de décliner la réforme de l’hôpital engagée par le gouvernement dans les départements d’Outre-mer. Selon le ministère, ce plan « hôpital santé outremer » doit aussi permettre de valoriser les spécificités des DOM par des actions à la carte.
Les principales mesures du plan « hôpital santé outremer » visent à « concrétiser les grands projets de chacun des DOM » dont « le rayonnement du CHR de la Réunion dans l’océan Indien, un pôle de formation et de recherche dans les Caraïbes, en Guadeloupe et en Martinique, … »
Il servira aussi à « développer une politique de ressources humaines dynamique pour les professionnels de santé exerçant dans les DOM, » ainsi que « la formation initiale sur place et la formation permanente à distance en créant des centres régionaux de télé-enseignement et en favorisant l’accès à des banques de données ».
Ce plan, doit aussi « préparer la relève médicale en renforçant les dispositifs locaux de formation et en fidélisant les étudiants en médecine qui effectuent leur premier cycle dans les DOM », « renforcer le dispositif de lutte contre les conduites addictives et la transmission du VIH en confiant le pilotage de la politique de lutte contre le sida et la coordination des compétences et des moyens à un référent unique ».
Enfin, le plan « hôpital santé outremer » permettra également de « valoriser les compétences acquises dans les DOM sur certains sujets spécifiques : maladies infectieuses (comme la dengue et le chikungunya) et télémédecine ».
Roselyne Bachelot a confié à Annie Podeur, Directrice de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, la constitution d’une mission sur ce sujet, dont elle devra rendre les objectifs à atteindre et les mesures à mettre en œuvre le 15 juillet prochain, un travail mené de concert avec les agences régionales de l’hospitalisation des DOM, les élus locaux, les professionnels de santé, les partenaires sociaux, les représentants d’usagers, les fédérations hospitalières publiques et privées locales, et les services du ministère de la Santé.
Source : CNES http://www.actualites-news-environnement.com/17654-forum-gmes-2008-info-environnement-securite.html
Par Damien URRUTIA le 21/08/2008
Les 16 et 17 septembre prochains, Le CNES (Centre national d’études spatiales) organise le Forum GMES 2008 (Global Monitoring for Environment and Security), qui se tiendra à Lille au Palais des Congrès. Ce forum s’inscrit dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE).
GMES (Global monitoring of environment and security) 1 est un programme européen de collecte et de publication d’informations sur l’environnement et la sécurité. Il a la particularité d’être défini par et pour les utilisateurs, qu’ils soient de simples citoyens, des entités institutionnelles, ou des entreprises.
Les informations de GMES permettent une gestion raisonnée de l’environnement et sont, également, indispensables à la protection des personnes et des biens, notamment lors d’une crise environnementale naturelle (tsunami, tremblement de terre, éruption volcanique, cyclone, inondation, entre autres…) ou provoquée par l’activité humaine (pollution marine ou atmosphérique, déforestation, entre autres…).
Les premiers services mis en place progressivement concernent : l’environnement marin, la gestion des territoires, l’environnement atmosphérique et la gestion des urgences en cas de catastrophe.
Les 2 journées du Forum de Lille ont pour objectif de présenter, avec des démonstrations les mettant en scène, les services offerts dès maintenant par GMES. Elles permettront, aussi et surtout, d’échanger avec les utilisateurs potentiels. Environ 700 participants sont attendus.
Au-delà de l’avancée des travaux permettant de passer de la R&D aux services opérationnels, le Forum GMES s’inscrit dans le cadre des événements de la présidence française de l’Union européenne.
La France a soutenu ce programme dès son origine en 1998. Elle a participé activement à toutes les actions de coordinations européennes depuis lors. De nombreuses équipes françaises sont présentes dans les consortiums européens qui travaillent à la mise en place de GMES depuis 2002.
La récente réunion informelle des ministres européens chargés de l’espace à Kourou a souligné l’importance de ce programme pour l’Union Européenne. Les ministres ont ainsi souhaité que la continuité des services GMES soit assurée par un financement à long terme garanti par l’Union Européenne. Source : MEEDDAT.
nvironment and security (GMES)
http://www.gmes.info/
1) GMES : Le programme Global monitoring of environment and security (GMES) représente la mobilisation européenne en faveur de l’environnement et de la sécurité.
Les données d’observations spatiales, associées aux mesures fournies par les réseaux au sol, fournissent dans des informations utiles à la gestion de l’environnement et la sécurité des personnes et des biens. A l’issue d’une réflexion menée par la Commission européenne et quelques agences spatiales, se dessine une volonté forte de mobiliser les ressources et les principaux acteurs concernés afin de mettre en place des services dans des domaines considérés comme prioritaires en matière de gestion de l’environnement et de sécurité.
Le programme Global monitoring of environment and security (GMES), initiative conjointe de l’ESA et de l’Union européenne, vise ainsi à fédérer et rationaliser les activités européennes d’observation de la Terre. Il consiste en un ensemble de services thématiques, dont les premiers éléments devraient être mis en place à partir de 2008. Ils permettront d’optimiser l’utilisation des infrastructures existantes et futures, mais également de développer les moyens de collecte et de diffusion de données, et d'intégrer ces données dans des systèmes de suivi et de prévision de l’état de l’environnement. Il prévoit également d’assurer la pérennité et l’évolution des infrastructures spatiales nécessaires à l’acquisition de ces données.
L’étude de l’évolution de l’occupation des sols dans les états membres de l’Union européenne et dans les pays candidats à l’adhésion représente l’un des principaux objectifs du projet GMES. Ce quadrillage du territoire européen permettra d’observer et de cartographier les zones à risque, soumises à des dégradations naturelles ou d’origine humaine (ex : déversement d’hydrocarbures).
Les technologies et services GMES permettront également d’optimiser la surveillance du couvert végétal, des océans et de l’atmosphère à l’échelle mondiale. Ils seront utilisés pour surveiller avec précision l’application d’accords internationaux sur les changements climatiques, tels que le protocole de Kyoto, ou en matière de sécurité et d’aide internationale. La dégradation de l’environnement et la concurrence pour les ressources naturelles peuvent être sources de tensions ou de conflits internationaux.
L’initiative GMES permettra ainsi à l’Europe de disposer d’un système d’information fiable et précis, contribuant à la politique commune en matière de sécurité et de défense.
Des outils et services novateurs, alliant techniques spatiales, terrestres et aéroportées, seront développés dans le cadre du programme Global monitoring of environment and security (GMES). Parmi les thèmes jugés prioritaires, la gestion de l’océan et des zones côtières, l’occupation des sols et le suivi des ressources végétales, les risques, mais également la gestion de l’eau, la qualité de l’atmosphère et la sécurité des personnes et des biens.
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