| Source : http://www.eco-life.fr/ Propos recueillis par Anne de Malleray Jean Audouze, astrophysicien, chercheur au CNRS |
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Comment la recherche, enjeu stratégique de compétitivité pour l'Europe, trouve-t-elle sa place à l'échelle des 27 pays membres ? Jean Audouz, astrophysicien, chercheur au CNRS et auteur du livre "La Recherche en mouvement, l'avenir de l'Europe", aux éditions Gutenberg, détaille les points forts et les points faibles de la recherche sur le vieux Continent.
(ECOlife) Quel est l'état de la recherche en Europe ?
(Jean Audouze) La recherche européenne est performante si l'on fait la somme des programmes menés pays par pays. Mais elle n'est pas unifiée à l'échelle des 27. Pourtant le potentiel est énorme car nous pouvons mutualiser nos moyens sur des études lourdes à mener, comme l'adaptation aux changements climatiques par exemple, défi qui concerne toute l'Europe. Alors que les décisions politiques se prennent à l'échelle européenne, il est logique que la recherche fasse de même. On assiste d'ores et déjà à des alliances intéressantes entre pays. Je pense par exemple à la recherche en sur le génome végétal. L'INRA a mis en place une collaboration appelée Génoplante entre des laboratoires français, allemands et espagnols et des partenaires privés. Tout seul, on ne peut pas lutter contre les grandes compagnies américaines dans ce domaine mais en mutualisant les efforts, c'est possible.
Quels sont les principaux obstacles au déploiement de la recherche européenne ?
Le programme-cadre de recherche et de développement, principal outil de financement de la recherche européenne, a alloué 50,5 milliards d'euros à des projets européens pour la période 2007-2013. Or, en 2009, il reste encore 30 milliards d'euros de crédits disponibles. C'est hallucinant. La raison est simple, les chercheurs préfèrent s'abstenir d'avoir recours à des crédits européens devant les lourdeurs administratives que cela représente et la difficulté, pour un programme innovant, de convaincre. Si l'Europe de la recherche signifie plus de bureaucratie, ça ne va pas aller.
Qu'attendent les chercheurs de l'Europe ?
De la flexibilité. Nous sommes conscients du potentiel d'une synergie à l'échelle européenne mais sa mise en place est pour l'instant complexe. En France déjà, les chercheurs se plaignent d'être soumis à une trop grande rigueur administrative, il ne faut pas reproduire ça à l'échelle européenne. Il y a un autre défi, c'est celui de l'audace et de la confiance. Les programmes de recherche sont soumis à trop d'évaluations : pour acceptation du financement, puis, régulièrement, pour vérifier que l'investissement est rentable. Le contrôle est tout à fait normal mais il faut aussi laisser le temps aux chercheurs d'investiguer. Le souci de rentabilité entrave l'audace et la créativité, notamment en recherche fondamentale, où le travail consiste autant à trouver les bons problèmes qu'à obtenir des résultats.
Comment expliquez-vous que les jeunes chercheurs s'expatrient aux Etats-Unis ? Est-ce une spécificité française ?
Non, pas du tout. Le phénomène est européen. Les conditions de travail offertes aux jeunes chercheurs sont incomparables, meilleurs salaires, meilleur matériel mis à leur disposition et l'argent vient plus facilement pour soutenir des programmes de recherche innovants. Nous avons un effort à faire pour valoriser la créativité et l'audace.
Quel est le rôle du secteur privé dans le financement de la recherche européenne ?
La part d'investissement public et privé est à peu près équivalente. Je trouve cette situation vertueuse et équilibrée. Les grandes entreprises européennes sont bien positionnées en recherche et développement, notamment sur les stratégies énergétiques, qui sont un enjeu clé pour la compétitivité européenne.
Source : Journal de l'Environnement
Au lendemain des élections européennes (1), le Centre d’analyses stratégiques (CAS) a publié lundi 8 juin un «tableau de bord comparatif des dépenses publiques de l'UE et de ses 27 Etats-membres».
Etablissant le niveau global de ces dépenses, leur affectation par secteur, ainsi que leur répartition entre niveau national et communautaire, il a comparé ces données avec celles du Japon, des Etats-Unis, du Canada et de la Suisse.
Si les dépenses publiques européennes sont très communautarisées en agriculture (72% des dépenses européennes totales) et pêche (71,8%), ce n’est pas le cas pour l’énergie, les transports et l’environnement, réalisées quasi exclusivement au niveau des Etats membres.
Pour l’agriculture, les interventions budgétaires se sont élevées à 58,1 milliards d’euros en 2006, soit plus de 0,5% du PIB de l’UE.
La quasi-intégralité des dépenses publiques européennes d’énergie et de transports est réalisée par les Etats membres, selon le CAS. Une situation qui contraste avec celles du Canada, où les dépenses «centrales» représentent 12% du total, des Etats-Unis (36%) et de la Suisse (47%). Pour ce secteur, les dépenses publiques européennes se sont établies à 1% du PIB en 2006, soit 116 milliards €.
En matière d’environnement, les dépenses publiques européennes se sont élevées à 80 milliards € en 2006 (0,7% du PIB de l’UE). La quasi-totalité de ces dépenses publiques a été réalisée par les Etats membres. Les autorités centrales européennes n’ont pris en charge que 0,24% de ces dépenses (contre 11% en Suisse et 13% au Canada).
La répartition des dépenses européennes de «conservation et gestion des ressources naturelles» entre niveau central (34,5%) et niveau régional (65,5%) est comparable avec la répartition constatée au Canada (33% des dépenses au niveau central) et en Suisse (36,2%). Aux Etats-Unis, la part des dépenses centrales dans ce domaine est de 71%. Dans l’UE, les dépenses publiques affectées à ce secteur ont atteint 157 milliards € en 2006 (1,36% du PIB de l’UE).
(1) Dans le JDLE «Elections européennes: le groupe des Verts s’étoffe au Parlement»
Les dépenses de protection de l’environnement en France
Source : Parlement Européen
Tous les bâtiments neufs construits à partir de 2019, devront s’auto suffire énergétiquement. Autrement dit, ils devront produire autant d’énergie qu’ils en consomment. Tel est le défi que lance aux Etats membres de l’UE le rapport Silvia-Adriana Ţicău relatif à la performance énergétique des bâtiments adopté le 31 mars 2009. D’ici 2010, la Commission précisera la définition de ces bâtiments économes en énergie. Elle mettra en place des instruments financiers d’ici le 30 juin 2010. Parallèlement, les députés demandent aux pays de l’UE de créer des plans nationaux qui visent à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments (prêts à taux réduits, réductions fiscales, assistance financière des fournisseurs…).
Source Journal de l' Environnement
Dans quoi s’embarque le Grenelle de la mer? Les 4 groupes de travail aux intitulés parfois ésotériques (1), ont commencé à se réunir à partir du lundi 6 avril. Cette phase de concertation à cinq –Etat, collectivités, associations, entreprises et syndicats– verra s’affronter, jusqu’à fin mai, les visions et attentes des parties prenantes.
«Au-delà des ONG, il n’y a pas de grande préoccupation environnementale dans les interventions des uns et des autres, indiquait François Chartier, directeur de la campagne Océan pour Greenpeace, après la réunion du 3e groupe de travail, lundi 6 avril, consacrée à l’éducation environnementale. L’association craint que ce Grenelle, censé définir la stratégie nationale pour la mer et le littoral, ne soit qu’un forum où seraient «rediscutés des engagements internationaux déjà pris par la France (…)». En la matière, la France devra d’abord écoper devant sa porte. «Un débat sur le retard français sur certains engagements internationaux serait utile pour faire avancer les choses, relève Laurent Lucchini, président du groupe 4 et professeur à l’Institut du droit économique de la mer (Indemer) de Monaco. Il sera cependant nécessaire d’établir un recensement complet des textes qu’il appartient à la France de signer, ratifier ou de mettre en œuvre. Concernant les textes communautaires, il conviendrait d’accélérer leur transposition dans les Etats membres, à l’instar du paquet Erika III adopté en mars par le Parlement (2)». «Balayons devant notre porte, plaide également Christian Garnier, vice-président de France nature environnement (FNE). On peut transformer en zone sanctuaire les eaux françaises, ce n’est pas ça qui sauvera la mer. Il ‘suffirait’ d’abord d’appliquer les traités internationaux».
Pour l’association Robin des Bois, la priorité va à une filière de démantèlement des navires. «Si nous n’arrivons pas à l’imposer, nous considérerons ce Grenelle comme un échec, explique son président Jacky Bonnemains. Il s’agit là d’un problème concret». Sur ce sujet, l’association a le soutien de la CGT, pour qui c’est une «question phare», selon Daniel Geneste, secrétaire général de l’Union interfédérale CGT des transports et coordinateur du Grenelle de la mer pour le syndicat.
Le sujet de la pêche sera plus compliqué à aborder. Outre la création d’une réserve marine dans le Golfe du Lyon, Greenpeace souhaite un moratoire sur la pêche au thon rouge et un changement de politique de la gestion des pêches. Pas sûr que le message soit entendu par les pêcheurs de Calais, Dunkerque et Boulogne-sur-Mer, dont l’intersyndicale a donné le la en déclenchant une grève mardi 14 avril dans les trois ports du Nord de la France pour obtenir une augmentation des quotas de pêches en 2009, pour la plupart déjà épuisés. Le blocus a toutefois été levé jeudi, mais de nouvelles opérations ont repris vendredi suite au refus du ministre en charge de la pêche, Michel Barnier, de modifier ces quotas. En contrepartie, le ministre s’est engagé à débloquer 4 millions d’euros d'aides et échanger des quotas avec d'autres pays de l'UE.
Une revendication qui tombe au moment où la Commission européenne doit présenter son livre vert pour la réforme de la politique commune de la pêche le 22 avril. Celle-ci vise notamment à mettre un terme aux quotas de pêche trop généreux. La mesure phare de la réforme: remplacer les réunions annuelles des ministres nationaux par des comités d'experts ou des organismes régionaux, ce qui signifierait une allocation de quotas moins généreuse mais plus proche de la réalité des stocks...
Robin des Bois veut absolument «encadrer la pêche récréative», afin de limiter les atteintes à la biodiversité. Un sujet dont Jacky Bonnemains sait d’ores et déjà qu’il va «générer des conflits». L’association devra aussi rendre, au cours du mois de mai, un bilan sur les macro-déchets en milieu marin, commandé par le Meeddat après le Grenelle première édition.
Pour France nature environnement (FNE), un Grenelle de la mer ambitieux ne saurait uniquement se contenter de mettre à l’eau une filière de démantèlement des navires, même si celle-ci est indispensable. FNE tient à ce qu’émerge une véritable vision de la mer à 30 ans. Et met l’accent sur la prévention des pollutions du littoral dites telluriques, qui proviennent à 75% de l’agriculture, rappelle Christian Garnier, vice-président de la fédération. «Nous avons à peine 2 mois devant nous, mais c’est exactement le même calendrier que pour le Grenelle».
Les associations se disent confiantes, mais sont peu enclines à s’enliser dans des comités opérationnels de suivi, tels ceux qui avaient succédé aux tables rondes du Grenelle de l’environnement. Elles auront fort à faire pour que les engagements issus de ces Etats généraux de la mer ne soient pas trop dilués, alors qu’auront eu lieu un peu plus tôt les élections européennes, la table ronde sur les risques industriels, les hypothétiques examens des projets de loi Grenelle I et II au Parlement… Sans compter que sur bien des sujets, la France risque fort de ne pas pouvoir agir uniquement à l’échelle nationale. «Nous ne pouvons adopter seuls des textes à portée internationale, admet Laurent Lucchini. Mais nous pouvons proposer des régulations sur le plan national à la condition qu’elles ne soient pas contraires à des engagements internationaux qui nous lient».
(1) «La délicate rencontre entre la terre et la mer » (groupe 1),«Entre menaces et potentiels, une mer fragile et promesse d’avenir» (groupe 2), «Partager la passion de la mer » (groupe 3) et «Planète mer : inventer de nouvelles régulations» (groupe 4)
(2) Dans le JDLE «Le paquet Erika III définitivement adopté par le Parlement»
En application de la directive européenne n° 1999/94/CE du 13 décembre 1999 et du décret n° 2002-1508 du 23 décembre 2003, nous présentons la liste des modèles de voitures particulières neuves les plus performantes en termes de rendement énergétique, classés par ordre progressif d'émissions de CO2 pour chaque type de carburant (essence et gazole).
L'ADEME a donc établi deux palmarès pour les dix premières valeurs d'émissions de CO2 :
- Le premier pour les véhicules essence (pour les dix premières valeurs d'émissions de CO2)
- Le second pour les véhicules Diesel (pour les dix premières valeurs d'émissions de CO2)
Ce palmarès a été élaboré sur la base des données fournies par l'UTAC à l'ADEME au mois de décembre 2008.
En savoir plus sur la directive européenne N° 1999/94/CE
Afin de favoriser la réduction des émissions de CO2 la commission européenne a établi la Directive n° 1999/94/CE le 13 décembre 1999. Cette dernière a pour objet de garantir que des informations relatives à la consommation de carburant et aux émissions de CO2 des voitures particulières neuves, proposées à la vente ou en crédit-bail dans la Communauté soient mises à la disposition des consommateurs, afin de permettre à ceux-ci d'opérer un choix éclairé.
A ce titre, les Etats membres doivent veiller notamment à ce que :- une étiquette relative à la consommation de carburant et aux émissions de CO2 soit apposée sur chaque modèle de voiture particulière neuve ou affichée près de celui-ci, dans le point de vente, d'une manière clairement visible ;
- pour chaque marque de voiture, une affiche (ou un autre mode d'affichage) présente une liste des données relatives à la consommation de carburant officielle et aux émissions spécifiques de CO2 officielles de tous les modèles de voitures particulières neuves, proposés à la vente ou en crédit-bail, dans le point de vente ou par l'intermédiaire de celui-ci ;
- un guide de la consommation de carburant et des émissions de CO2 soit publié pour les modèles de voitures particulières neuves disponibles à l'achat dans les états membres, regroupés par marque suivant l'ordre alphabétique.
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En savoir plus sur le décret n°2002-1508 du 23 décembre 2002
Décret relatif à l'information sur la consommation de carburant et les émissions de dioxyde de carbone des voitures particulières neuves.
Source : Journal de l' Environnement
Et de 5! Après les décodeurs numériques simples, le mode veille des équipements ménagers et de bureau, l’éclairage tertiaire et les lampes à usage domestique, c’est au tour des sources d’alimentation externe de faire l’objet de mesures de réduction de la consommation électrique. Chargeurs de téléphones ou d’ordinateurs, alimentations pour disques durs externes, modems et autres équipements de bureau devront se plier à des exigences d’efficacité énergétique.
Ce nouveau règlement, qui s’inscrit dans le cadre de la directive EuP (pour energy using products), a été adopté lundi 6 avril par la Commission européenne. Il prévoit notamment des rendements minimum en «mode actif», ainsi qu’une consommation électrique maximum en mode «hors-charge», c’est-à-dire le courant que la source d’alimentation continue d’utiliser lorsque l’appareil n’est pas branché.
Le règlement, qui entrera en vigueur en deux temps, 2010 et 2011, repose sur des critères de performance énergétique internationaux qui permettront une diminution des consommations électriques de ces dispositifs de près d’un tiers d’ici 2020. D’après le communiqué de la Commission, «il en résultera des économies annuelles de 9 TWh [térawattheures], (…) permettant de réduire les émissions annuelles de CO2 de plus de trois millions de tonnes».
Source : http://www.acidd.com/
La conférence inaugurale du réseau thématique ICT21-EE, qui s’est déroulée à Bruxelles le 18 mars dernier, a rencontré un réel succès. Elle a permis de réunir plus de cinquante participants en provenance de régions de toute l’Europe. Cette conférence s’est déroulée en deux temps. Débutée par une session de travail le matin, où les membres des trois groupes de travail (1. l’usage des TIC pour l’efficacité énergétique dans les bâtiments, 2. dans les transports et 3. l’impact des TIC sur les comportements des usagers) ont initié la réflexion sur les indicateurs de bonnes pratiques, la journée s’est poursuivie par une conférence plénière au Comité des Régions, ouverte à tous participants extérieurs intéressés par la thématique soutenue par le projet ICT21-EE.
Les trois ateliers matinaux qui se sont déroulés respectivement dans les locaux de «Pour la Solidarité», du Comité des Régions et de «The Centre», étaient destinés à engager une discussion entre les membres de chaque groupe de travail afin d’aboutir à la conceptualisation d’indicateurs et à la définition d’objectifs à atteindre pour chacun. Vin Sumner (coordinateur du groupe de travail sur les bâtiments), Alberto Moro (coordinateur du groupe de travail sur les transports) et Paulo Partidario (coordinateur du groupe de travail sur les comportements) ont ainsi travaillé à mettre à profit l’expertise et le savoir-faire de chaque participant pour élaborer les lignes directrices de chaque groupe de travail. Ces conclusions ont été présentées à la session plénière de l’après-midi, réunissant l’ensemble des participants au réseau. Gilles Berhault (Président d’ACIDD) et Bertrand Déprez (The Centre) ont introduit la session plénière en rappelant les objectifs de l’Union européenne à l’horizon de 2020 ainsi que les différentes approches existantes en matière d’utilisation alternative de l’énergie. Les différentes manières d’utiliser efficacement l’énergie ainsi que les méthodes de travail relatives au projet ICT21-EE ont été abordées en rappelant que l’un des objectifs majeurs du projet est de concevoir un recueil d’au-moins cinq bonnes pratiques pour chaque groupe de travail. La session plénière a vu, à tour de rôle, les rapporteurs de chaque groupe de travail présenter les résultats de la session matinale. Un modèle («template») réunissant les premières bonnes pratiques identifiées par tous les partenaires, a été notamment proposé. Aussi, les partenaires des membres du consortium pourraient à la fois faire l’objet d’études de cas et pourraient également bénéficier de la dissémination des résultats du réseau ICT21-EE, comme l’a avancé Katrina Destrée dans le cadre du réseau de membres du GeSI. Cette perspective a été saluée par le président Gilles Berhault et les intervenants de la table ronde. Il faut retenir de ces trois ateliers du matin que l’accent doit être mis sur la transversalité des résultats obtenus entre les ateliers de travail afin d’aboutir à des résultats cohérents et opérationnels, et sur la création d’indicateurs permettant l’identification des bonnes pratiques. Le Comité des Régions qui va prochainement lancer un appel d’offre pour la réalisation d’un guide à destination des acteurs locaux et régionaux sur l’utilisation des TIC pour l’efficacité énergétique, a témoigné, par la voix d’Anna Kadar, de son intérêt pour la démarche du réseau ICT21-EE. L’invitation pour une fertilisation croisée du travail du réseau et du travail du Comité des Régions est donc lancée ! La Commission européenne a quant à elle mis en avant son initiative «Convenant of Mayors» ouvrant la voie à de possibles synergies. La journée a été conclue par des remarques des intervenants de la table ronde qui ont souligné la nécessité de considérer les inégalités existantes et/ou à venir entre les populations qui sont «connectées» et les populations qui sont victimes de la «fracture numérique». Les bonnes pratiques qui seront identifiées et analysées par le réseau devront contribuer à produire une vision « 2020 », dotant l’Europe d’une infrastructure technologique de pointe qui bénéficie à l’ensemble de la population européenne. Cette vision que devra embrasser le réseau ICT21-EE ne pourra mettre de côté les questions du rôle qu’auront à jouer les collectivités locales et régionales en tant qu’opérateurs, et du rôle de la Commission européenne et de la Banque Européenne d’Investissement en tant que financeurs. Au final, la conférence a été un véritable succès et a permis de lancer des opportunités de nouvelles coopérations avec des acteurs extérieurs au réseau ICT21-EE, tels que le Netwerk Vlaanderen qui a manifesté son intérêt pour faire partie de la réflexion. Prochaine rencontre des membres du réseau ICT21-EE : les 18 et 19 juin 2009 à Lisbonne. En savoir plus sur le projet et télécharger les présentations. Contact : alexandra.debaisieux@acidd.com
Source : Europa
La Commission européenne a présenté aujourd'hui un livre blanc exposant les mesures nécessaires afin de renforcer la capacité de résilience de l'Union face au changement climatique. Selon des études récentes, les effets du changement climatique se feront sentir plus rapidement et seront plus graves que ne l'indiquait le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat dans son rapport de 2007. L'Europe n'échappera pas à ces effets et doit donc se préparer à y faire face. Les conséquences du changement climatique seront différentes d'une région à l'autre, de sorte que la plupart des mesures d'adaptation devront être prises aux niveaux national et régional. Le cadre présenté par la Commission établit une approche stratégique en deux phases pour l'adaptation aux effets du changement climatique dans l'UE, qui vient compléter les mesures adoptées par les États membres au moyen d'une approche intégrée et coordonnée.
M. Stavros Dimas, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «La gravité du changement climatique s'accentue et devient de plus en plus inquiétante au fil des ans. Nous devons tout mettre en œuvre pour réduire les émissions de carbone; cependant, même avec les réductions d'émission que nous nous sommes engagés à réaliser, un certain degré de changement climatique est inévitable. Il est donc essentiel que nous commencions à travailler dès maintenant avec les gouvernements, les entreprises et les communautés locales afin de mettre en place une stratégie d'adaptation globale pour l'UE et de garantir l'intégration de l'adaptation dans les principales politiques de l'UE.»
Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture, a quant à elle déclaré: «L'agriculture européenne sera touchée de plein fouet par le changement climatique. Je veux que les agriculteurs soient totalement conscients des défis qui les attendent et je souhaite lancer un débat sur les mesures spécifiques susceptibles d'aider nos agriculteurs à s'adapter. En particulier, je voudrais que nous prenions des mesures dites «sans regret» qui engendrent des bénéfices sur les plans économique et environnemental, quelle que soit la façon dont le climat évolue. Ce sont les principaux éléments du document sur l'agriculture et le changement climatique qui a été adopté aujourd'hui en liaison avec le livre blanc.»
Mme Androulla Vassiliou, membre de la Commission européenne chargé de la santé, s'est exprimée en ces termes: «Face à l'évolution des modèles climatiques, il y a lieu d'accorder une attention particulière au renforcement de la surveillance sanitaire des personnes, des animaux et des plantes. En outre, l'intégration de programmes d'action sanitaire en cas de conditions météorologiques extrêmes dans les plans de préparation des autorités sanitaires est fondamentale. Nous devons également veiller à ce que les effets du changement climatique sur les catégories sociales vulnérables soient évalués. La collaboration internationale est essentielle pour atteindre ces objectifs.»
M. Joe Borg, membre de la Commission européenne chargé de la pêche et des affaires maritimes, a fait la déclaration suivante: «Les côtes et les zones marines de l'Europe se trouvent en première ligne face au changement climatique. Nous devons être prêts à relever les défis à venir, tels que la montée du niveau des mers, les inondations côtières, les incidences sur le tourisme côtier, sur les ports et le transport maritime, ainsi que sur les pêcheries. Nous ne pouvons pas nier l'importance des écosystèmes côtiers pour notre économie. Aujourd'hui, près de 50 % de la population européenne vit dans des zones côtières. C'est pourquoi il est primordial et urgent de déployer des efforts pour s'adapter au changement climatique.»
Un cadre d'action
Au cours des 50 prochaines années, le changement climatique devrait avoir des incidences considérables sur des secteurs économiques importants tels que l'agriculture, l'énergie, les transports, les écosystèmes, le tourisme et la santé. Il aura aussi des répercussions sur les ménages et les entreprises ainsi que sur certaines catégories sociales, notamment les personnes âgées, les personnes handicapées et les ménages à faible revenu.
Le livre blanc présente un cadre dans lequel l'Union européenne et ses États membres peuvent se préparer aux effets du changement climatique. La première phase de la stratégie sera menée jusqu'en 2012 et jettera les bases de l'élaboration d'une stratégie d'adaptation communautaire globale, à mettre en place à partir de 2013. L'objectif sera de mieux comprendre le changement climatique et d'examiner les mesures d'adaptation envisageables ainsi que la façon d'intégrer l'adaptation dans les principales politiques communautaires. Les décisions relatives aux meilleures modalités d'adaptation doivent reposer sur une analyse scientifique et économique solide; toutefois, le contenu et la disponibilité des informations varient largement d'une région à l'autre. Le livre blanc souligne la nécessité de créer un centre d'échange d'informations sur les risques du changement climatique, les effets de ce phénomène et les meilleures pratiques.
Les effets du changement climatique diffèrent d'une région à l'autre, les zones de montagne, les zones côtières et les plaines inondables étant particulièrement vulnérables. C'est pourquoi la plupart des mesures d'adaptation seront mises en œuvre au niveau national ou régional. Le rôle de l'Union européenne sera de soutenir ces efforts en adoptant une approche intégrée et coordonnée, notamment en ce qui concerne les questions et les politiques transfrontières qui sont largement intégrées au niveau de l'UE. L'adaptation au changement climatique devra naturellement être au cœur de toutes les politiques de l'UE. Elle doit également occuper une place importante dans les politiques extérieures de l'Union pour aider les pays les plus touchés et coopérer avec les pays partenaires sur les questions liées à l'adaptation au niveau international.
La Commission a aussi présenté aujourd'hui trois documents de réflexion consacrés aux questions ayant trait à l'eau et aux zones marines et côtières, à l'agriculture et à la santé, lesquels sont fondés sur le cadre établi dans le livre blanc.
Adaptation et atténuation, deux aspects du même problème
L'Union européenne est déterminée à agir rapidement pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, atténuer le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre n'est pas suffisant. Il faut prendre des mesures complémentaires à plus court terme. Les conséquences du changement climatique devraient être plus importantes que prévu et se produiront indépendamment des mesures d'atténuation mises en œuvre.
L'Europe doit lutter contre ces effets. Il est nécessaire d'adopter des mesures pour améliorer la résilience des systèmes naturels et humains aux incidences du changement climatique. Des mesures d'adaptation sont mises en œuvre dans l'UE, mais elles sont souvent appliquées de manière fragmentaire et dans quelques États membres seulement.
Action future
La Commission créera un groupe de pilotage consacré aux incidences du changement climatique et à l'adaptation. Ce groupe réunira des représentants des États membres de l'UE qui participent à l'élaboration de programmes d'adaptation nationaux et régionaux et consultera des représentants de la société civile et de la communauté scientifique. Il recevra le soutien de groupes de travail techniques, notamment dans le domaine de l'agriculture. D'ici 2011, la Commission établira un centre d'échange d'informations sur les effets du changement climatique.
Pour en savoir plus
Page web de la Commission consacrée à l'adaptation au changement climatique
http://www.ec.europa.eu/environment/climat/adaptation/index_en.htm
Page web de la Commission consacrée à l'agriculture et au changement climatique
http://ec.europa.eu/agriculture/climate_change/index_fr.htm
Rapport n° 4/2008 de l'AEE: Impacts of Europe's changing climate – 2008 indicator-based assessment
Source : Journal de l'environnement
Mercredi 18 mars, la Commission européenne a signé l’arrêt de mort des ampoules à incandescence, en adoptant deux règlements dans le cadre de la directive sur l’éco-conception. Ils permettront de retirer progressivement du marché, entre 2009 et 2012, les ampoules les plus gourmandes en énergie, pour qu’il n’y ait plus d’ampoules à incandescence à la fin de l’année 2012. Ils définissent également des exigences en matière d’efficacité énergétique. Selon la Commission, ils vont conduire à une économie de 80 térawattheures d’ici 2020 (soit la consommation en électricité de 23 millions de ménages européens).
Présenté au Parlement européen en février après l’avis favorable d’un groupe d’experts de la Commission européenne et du Conseil en énergie, l’adoption formelle par la Commission marque la dernière étape de la procédure de comitologie.
Source : Journal de l'environnement
La Commission européenne a mis en ligne lundi 16 mars une base de données sur les pesticides, après achèvement de son programme d’évaluation des substances existantes mises sur le marché avant 1993.
Ce programme mené conjointement par la Commission, les Etats membres et l’agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (Efsa) concerne près de 1.000 substances actives contenues dans des dizaines de milliers de produits. Parmi ces substances, seules 250 ont obtenu une autorisation de mise sur le marché suite à l’évaluation du risque sanitaire et environnemental, conformément à l’obligation de la directive (1).
«Ce programme a conduit au retrait de plus des deux tiers des pesticides existants», a souligné Androulla Vassiliou, le commissaire européen en charge de la santé dans un communiqué du 12 mars. Dans la majorité des cas, les dossiers étaient incomplets, mais pour 70 substances, le niveau de risque a été jugé inacceptable.
La Commission a créé une liste des substances actives autorisées et les Etats membres pourront autoriser sur leur territoire les produits phytosanitaires qui en contiennent.
(1) directive 91/414/EEC concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques
Paquet Pesticides : adoption par le Parlement européen
Liste des substances autorisées