Source : Journal de l'environnement
Le directeur général de la Caisse des dépôts, Augustin de Romanet, a signé mardi 31 mars une convention avec Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno pour favoriser le développement des éco-industries et des énergies renouvelables en France.
La Caisse des dépôts investira 30 millions d’euros dans des plates-formes partenariales conçues pour développer des synergies entre acteurs publics et privés de la recherche. Quatre projets ont déjà été présélectionnés. Ils portent sur le développement de véhicules décarbonés innovants, de capteurs environnementaux pour les bâtiments, la mesure des performances des systèmes photovoltaïques et la caractérisation des performances des batteries.
La Caisse des dépôts investira également 150 millions € entre 2008 et 2010 dans la production d’énergie renouvelable, avec l’objectif de «financer 5% de la capacité nationale en 2010 et 10% en 2020», indique-t-elle dans un communiqué du Meeddat.
Ces actions entrent dans le cadre des conclusions du Grenelle de l’environnement qui avait mis en exergue la nécessité de relever par la recherche et l’innovation les défis énergétiques liés à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.
Source : ISM Lettre d'information n°53
L'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie (ACFCI) a lancé un site internet dédié aux éco-entreprises. Adressé à ces dernières et à leurs partenaires mais aussi aux institutionnels nationaux et internationaux cherchant à monter des projets et à identifier l’offre française. Ce site s'est donné pour objectifs de :
- promouvoir les éco-entreprises auprès de partenaires locaux et internationaux,
- faciliter la mise en réseau des acteurs impliqués dans l'activité des éco-entreprises,
- répertorier les éco-entrepreneurs dans un annuaire national pour lequel l'inscription se fait en ligne.
Cette plateforme des éco-entreprises compte devenir à terme un observatoire des évolutions du secteur, grâce à aux statistiques obtenues depuis l'annuaire des éco-entreprises.
Visiter le site des éco-entreprises.
Consulter le communiqué de presse du 2 octobre 2008 sur le site de l'ACFCI.
Source : MEEDDAT
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| Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Luc CHATEL, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, porte-parole du Gouvernement, et Chantal JOUANNO, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ont pris l’initiative de lancer un appel à projets concernant les écotechnologies, suite aux travaux du Grenelle de l’Environnement et aux conclusions des groupes de travail mis en place par le Comité Stratégique des Eco Industries (COSEI). Une enveloppe de 30M€ sur trois ans a été allouée à cette opération dans le cadre du Fonds de Compétitivité des Entreprises.
Les écotechnologies représentent en effet un domaine à fort potentiel de croissance industrielle dans un contexte de tensions sur les matières premières et l’énergie et où les politiques de développement durable se mettent en place à l’échelle globale. Elles sont devenues depuis 2007 le second poste du capital-risque derrière les technologies de l’information.
Cet appel à projets ambitionne de soutenir des projets pilotes et de démonstration à fort potentiel économique et environnemental et des phases de démonstration pour des écotechnologies et des services innovants, avec des perspectives de mise sur le marché relativement proches d’environ 2 à 5 ans.
Il associe :
et est coordonné avec le nouvel appel à projets du programme ECOTECH de l’ANR, lancé concomitamment, qui cible les mêmes thématiques que l’AAP ECO-INDUSTRIES mais pour des projets à des stade de recherche plus en amont.
Les projets retenus pourront obtenir un soutien financier soit de la DGCIS (via le Fonds de compétitivité des entreprises) soit d’OSEO, soit de l’ADEME. Ces administrations et agences instruiront les projets éligibles dans le cadre de leurs procédures habituelles.
Cette première édition d’un appel à projets commun à la DGCIS, à OSEO et à l’ADEME vise à soutenir des projets industriels de R&D et d’innovation portant sur les écotechnologies, notamment dans le domaine de la prévention, de la mesure et de la lutte contre les pollutions locales (air, eau, déchets...).
Sont concernés les projets industriels expérimentaux de développement et d’innovation :
Cinq axes thématiques ont été retenus en cohérence avec les résultats de l’étude portant sur les éco-industries financée par le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et publiée le 2 décembre 2008, à savoir :
1.Surveiller et tracer : pour assurer une surveillance de l’environnement et une meilleure traçabilité dans la chaîne environnementale ;
L’appel à projets s’adresse en priorité aux industries qui conçoivent et développent des produits, des procédés et des services innovants. Une attention particulière sera accordée aux projets proposés par les PME.
Pour plus d’information sur l’AAP ECO INDUSTRIES : www.industrie.gouv.fr www.ademe.fr www.oseo.fr
AAP ANR ECOTECH : www.agence-recherche.fr
Télécharger le communiqué de presse (format PDF - 74.9 ko)
CONTACTS PRESSE |
Source : OSEO News N°25
Clôture le 07/05/2009
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Le Prix de la jeune entreprise éco-innovante organisé par en partenariat avec Le Figaro.fr et OSEO lance son appel à candidatures.Cleantech Republic
Vous avez créé une entreprise autour d'une idée innovante dans le secteur des cleantechs (éco-innovations) après le 1er janvier 2004.
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A la clé pour le vainqueur, une campagne de publicité sur les sites de Cleantech Republic et de ses partenaires média d'une valeur brute de 50 000 euros.
Les dossiers doivent être reçus avant le 7 mai prochain minuit.
Ce prix a pour vocation de récompenser une jeune entreprise française œuvrant dans le secteur des cleantechs (éco-innovations).
Ce concours gratuit est ouvert aux entreprises sous forme sociétaire :
• Créées en France après le 1er janvier 2004,
• Dont l'activité consiste soit à inventer de nouvelles technologies, soit à concevoir des services innovants qui contribuent à une réduction des atteintes environnementales ou correspondent à des objectifs de durabilité.
Liste non-exhaustive des domaines d’activité concernés :
• Déchets
• Eau, effluents aqueux
• Mesure, analyse, surveillance
• Air, effluents atmosphériques
• Milieu naturel, faune, flore, agriculture
• Sol, sous-sol
• Propreté et entretien urbain
• Risques
• Bruit, nuisance sonore
• Boues
• Météorologie
• Ecoconception, green design
• Green-IT
• Energies renouvelables : biomasse/biogaz, solaire photovoltaïque ou thermique, éolien, hydraulique et marine, géothermie
• Efficacité énergétique
• Bâtiment durable
• Transports doux
• Achats responsables
• Chimie verte, biomatériaux non métalliques (bioplastiques, produits phytosanitaires, emballage, verre)
• Biocosmétique
• Textile bio
• …
Sélection des projets
Le jury qui délibérera sur les projets sera composé :
• de journalistes spécialisés de Cleantech Republic et de ses partenaires média,
• de Marc Dufau, responsable du Pôle Environnement / Energie / Transports à la direction de l'animation sectorielle (Direction de l’Innovation) d’OSEO,
• d’un expert du cabinet de conseil d’Alcimed.
Remise des Prix
Elle aura lieu le mercredi 17 juin 2009 à partir de 18h45 au Musée de l'Homme à Paris, dans le cadre du salon SEMD (Salon de l'Environnement et des Métiers Durables).
A cette occasion, une table ronde sera animée par les membres du jury sur le thème « Cleantechs : la France a-t-elle une chance ? Facteurs clés de succès… ».
UN News New York, Feb 18 2009 5:00PM
L'Annuaire 2009 du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), lancé cette semaine lors d'une rencontre internationale des ministres de l'environnement à Nairobi, souligne l'importance de mettre en uvre un "New Deal" écologique mondial et l'urgence d'une transition vers une économie verte, faible en carbone et plus économe en ressources.
L'Annuaire, compilé à la demande du Conseil d'administration du PNUE, présente des faits solides et des tendances alarmantes, mais souligne aussi certaines des idées novatrices et transformatrices actuellement pilotées dans les pays développés et dans ceux en développement, indique un <"http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=562&ArticleID=6080&l=fr">communiqué.
"L'Annuaire rappelle à la communauté internationale pourquoi il est urgent de passer à une économie verte ; des dégagements de méthane en Arctique à la réduction des terres agricoles utilisables," a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.
"Mais de manière optimiste, il mentionne la force des politiques positives : de la façon dont un édifice en Afrique se refroidit passivement en imitant une termitière, en passant par la symbiose industrielle présente dans certaines villes pionnières, qui font cohabiter sur un même site des entreprises et des usines, pour recycler et réutiliser les déchets comme matière première, ce qui permet d'économiser nos ressources naturelles limitées, ainsi que des millions de dollars et la planète", a-t-il ajouté.
Parmi les faits marquants contenus dans l'Annuaire, on note que la population mondiale génère plus de deux milliards de tonnes de déchets par an et que tous les jours, une personne dans un pays développé jette environ 1,4 kg de déchets solides, même si la tendance est à la baisse, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage.
Les pays en développement, particulièrement ceux dont l'économie croît rapidement, produisent de plus en plus de déchets. Si les tendances se maintiennent, d'ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500 millions de tonnes de déchets solides, et l'Inde environ 250 millions de tonnes.
Il y a des avancées positives au sein du secteur du bâtiment et de la construction, et pas des moindres dans le domaine de l'efficacité énergétique, dont les améliorations visent à réduire de 30 à 40% les émissions mondiales de gaz à effet de serre dans l'environnement bâti.
L'annuaire souligne comment l'imitation de la nature, le biomimétisme, offre des solutions fascinantes. L'immeuble Eastgate, à Harare au Zimbabwe, possède un système de refroidissement solaire passif imitant une termitière.
Composé de bureaux, de boutiques et d'un parc de stationnement, le bâtiment dépense en moyenne 90 pour cent moins d'énergie qu'une structure comparable : une économie de 3,5 millions de dollars depuis son ouverture dans les années 1990.
La "substitution de matières" est maintenant un domaine de recherche prisé partout dans le monde et c'est à qui produira en premier du ciment et du béton à des températures inférieures à 1000 degrés Celsius.
L'écologie industrielle a aussi donné naissance au néologisme "dématérialisation". On peut simplement expliquer la " dématérialisation " en donnant l'exemple du consommateur qui demande des emballages réduits. Un producteur de coton non blanchi, qui utilise moins de ressources, pourrait même demander un prix plus élevé et très certainement augmenter sa marge de profit.
Dans le domaine des transports, on apprend que ce dernier est responsable de plus de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2005, la flotte mondiale était estimée à 650 millions de véhicules routiers ; on prévoit que ce nombre aura doublé en 2030.
Feb 18 2009 5:00PM
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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/
Source : APCE par Aïni Hannachi
CV : Isabelle Nicolaï est maître de conférences en Economie à l'université de Versailles St Quentin-en-Yvelines. Elle a été mise à la disposition du PRES UniverSud Paris, pour assurer la coordination de l'activité de formation, du fait de son expérience dans l'ingénierie pédagogique et le montage de formation. Elle est également directrice pédagogique de la nouvelle chaire internationale sur le management de l'éco-innovation.
Interview :
Pourquoi avoir mis en place une chaire internationale Eco-innovation ?
L'initiative vient de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, très dynamique en termes de partenariats socio-économiques. Ce thème est très cher à sa présidente Sylvie Faucheux, l'Université étant reconnue pour son expertise en matière d'environnement et de développement durable.
Nous avons décidé de monter cette chaire dans le cadre du PRES*, car nous disposons ainsi d'une couverture plus large avec plus de 200 laboratoires de recherche, 50 000 étudiants, 5 800 enseignants chercheurs (dont 4 prix Nobel) et 3 000 thésards.
Quel est le rôle de la chaire ?
Elle a été mise en place pour soutenir une activité de recherche et d'expertise entre les laboratoires, le monde industriel, et celui du capital-risque entre autres, et pour la valorisation de la recherche. Car mettre en perspective la recherche fondamentale, les besoins des entreprises et l'anticipation de nouveaux métiers est indispensable pour nous aujourd'hui.
Le deuxième axe est le lancement d'un master international sur le management des éco-innovations, porté par la chaire. Dans ce cadre, les candidats auront à monter un projet innovant de l'amont jusqu'à l'aval du processus d'éco-innovation avec la définition du cahier des charges pour la création d'une start-up.
Pour aider nos jeunes dans la construction de ces projets, il y aura, autour d'eux, des chercheurs, des industriels et des représentants du monde financier (le monde du capital-risque et les Business-Angels se sont associés à la chaire). Avec ces trois tuteurs, un groupe d'étudiants accueillis dans une entreprise ou un laboratoire pourra développer une innovation.
Comme l'un des objectifs du PRES est la valorisation de la recherche, une fois qu'une idée innovante est validée, elle aura la possibilité de se transformer en création d'entreprise, intégrer un incubateur pour continuer son développement ou faire l'objet d'un essaimage par exemple.
On prévoit également de mettre en place un volet "formation continue" dans les domaines écologiques abordés par la chaire.
De quels moyens disposez-vous ?
Le budget annuel de la chaire est de 500 000 €, avec le recrutement d'un spécialiste international pour coordonner les différentes activités. Sur le plan du financement de projets, les Business-Angels nous ont rejoints assez facilement, car ils sont intéressés par des projets qui naissent de l'interaction entre la recherche, les idées et une application industrielle.
Quelles sont les activités promues par la chaire ?
Toute innovation qui peut avoir une implication dans la protection de l'environnement est recevable dans cette chaire. J'insiste sur "l'aspect large" de l'innovation, dans le sens où l'on y associe l'innovation sociale avec le développement durable par exemple.
Cette chaire mélange volontiers des profils "universitaires" et des profils "ingénieurs" pour donner un panel de compétences plus large. Car, qu'il s'agisse d'innovation technique ou organisationnelle, ce qui importe tout autant, c'est l'acceptation sociale. Ces volets accompagnent tous les projets systématiquement.
A quel moment a été lancée cette chaire ?
Elle est toute récente. Elle a été lancée en décembre 2008, à l'occasion d'une cérémonie à laquelle avaient participé nos cinq partenaires industriels que sont : Alstom, GDF-SUEZ, Italcementi, SAUR et SNCF.
Nous avons choisi, dès le début, des secteurs qui ne sont pas directement concurrents et qui restent complémentaires sur certains thèmes. Notre souci est de travailler sur des projets transversaux et de construire des problématiques communes. A titre d'exemple, l'une des préoccupations communes à nos cinq partenaires est la notion de "Ville durable" et d'"Eco quartier", sur laquelle va s'investir la chaire.
[1]* Le PRES est né de la volonté de six établissements : l'Université Paris Sud 11, l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, l'Ecole Normale Supérieure de Cachan, l'Ecole Centrale Paris, Supélec et l'Université d'Evry-Val d'Essonne. Une vingtaine d'autres membres s'y sont également associés.
Novethic'Info n°347 Récupérer les matières pour les réutiliser à l’infini, c’est le concept d’éco-conception « cradle-to-cradle » (du berceau au berceau), imaginé par l’architecte américain William McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand spécialiste du cycle de vie des produits et ancien activiste de Greenpeace.
Encore peu connus en France, l’architecte designer William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart sont pourtant deux personnalités de l’écologie industrielle. Leur ouvrage "Cradle to Cradle" date déjà de 2002. Leur credo, il est vrai, diffère des courants plus connus de l’écologie : loin d’une approche décroissante, ils défendent une consommation « intelligente », fondée sur la réutilisation permanente des matières et des objets. Tous deux préconisent une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Et idéalement, le réutiliser à l’infini, y compris pour d’autres usages que sa fonction initiale. Eric Allodi, représentant en France de la technologie « CtoC », explique le procédé : « Toutes les matières qui composent un produit sont analysées pour identifier ce qui peut être recyclé et dans quelles filières de recyclage on peut les orienter, pour recréer de la matière première. » Aujourd’hui, rares sont les produits pensés pour être recyclés, pourtant les solutions techniques existent. Eric Allodi donne l’exemple de la moquette « dépolymérisable », qui peut facilement être récupérée, pour être retraitée. « Les entreprises y voient leur intérêt, puisqu’on vient les débarrasser gratuitement de vieux produits. Sous chaque dalle est inscrit le numéro à appeler, c’est simple ».
Mais pour être « Cradle to Cradle », la première condition est d’utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroître la pression sur l’environnement, voire le « nourrir ». Comme par exemple des cosmétiques biodégradables ou des T-Shirts entièrement compostables, utilisés pour nourrir la terre. Ou encore des livres fabriqués dans un plastique réutilisable et des chaises conçues pour être démontées et recyclées.
Certification
Les industriels qui veulent adopter la démarche « C to C » peuvent le faire de manière progressive, trois niveaux de certification (argent, or ou platine) leur sont proposés. « Il faut d’abord s’assurer de la non toxicité des produits, puis instaurer un circuit de récupération de la matière première pour ensuite la réinjecter dans un nouveau produit. En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine sans perte de qualité ni gaspillage de nutriments qui ont servi à la constituer », explique Eric Allodi. Depuis la première certification (qui comprend une vingtaine de critères) attribuée en 2005, 109 produits ont obtenus le label "Cradle to Cradle-C2C", pour un coût annuel compris entre 10 000 dollars (T-Shirt), et 15 à 20 000 dollars (chaise). Rhoner, fabricant suisse de textile, a ainsi revu toute sa production pour adopter des matières et des teintures naturelles compostables, qu’il revend à un consortium de producteurs de fraises… En France, la marque de collants Dim s’est également engagée dans ce procédé, en abandonnant polyamide et teintures conventionnelles pour des matières premières plus naturelles, avec l’appui financier de l’Ademe (à hauteur de 50 % soit 130 000 euros). Objectif : faire des collants compostables ou recréer de nouveaux produits à l’infini, à condition bien sûr que les consommatrices s’impliquent pour « rendre » leurs collants usés… Le projet constitue en tout cas une vraie stratégie pour la marque qui, dans la foulée, a nommé un directeur développement durable et envisage un nouvel axe de communication autour du « C to C ».
Une ville 100 % Cradle to Cradle ?
En Europe, la démarche connaît déjà quelques succès, notamment en Hollande et en Allemagne. L’EPEA (Environmental Protection and Encouragement Agency) est le partenaire officiel « C to C » aux Pays-Bas, où la ville de Venlo (92 000 habitants) a annoncé devenir 100 % Cradle to Cradle d’ici 2012, avec une politique « zéro déchets ». La Chine, qui doit construire d’ici 7 ans pas moins de 200 millions de logements (soit 6 villes nouvelles) s’est engagée via l’Association chinoise du bâtiment dans la démarche. William McDonough explique avoir trouvé avec BASF un polystyrène « sans aucun produit chimique dangereux pouvant servir pour construire des murs solides, légers et super isolants", explique-t-il dans une interview au magazine Newsweek. "Le bâtiment peut être chauffé et rafraîchi pour presque rien. Il est silencieux au point que même s’il y a 13 personnes dans l’appartement du dessus, vous ne les entendez pas". Autre invention de l’architecte pour l’usine Ford, un toit végétal qui collecte puis purifie l’eau de pluie, tout en isolant le bâtiment. Outre la réduction de consommation d’énergies qu’il induit, le toit est lui-même plus économique, puisque sa durée de vie est deux fois supérieure à celle d’un toit classique.
Véronique Smée
Mis en ligne le : 17/02/2009
Novethic n°347
Depuis 2007, Findus est devenu l'un des acteurs les plus engagés de la pêche durable en France. Premier acheteur de poissons certifiés par l’ écolabel MSC, le groupe en a fait un de ses axes marketing et cherche à faire évoluer les filières françaises vers la certification.
La raréfaction de la ressource halieutique représente pour les industriels une menace réelle, à la fois en terme d'approvisionnement et de risque d¿image. En 2006, la FAO estimait en effet que 75% des stocks de poissons connus étaient pleinement exploités, voire proches de l¿extinction, alors que parallèlement, la demande s’accroît. Le consommateur voit lui aussi les conséquences de l’épuisement des stocks de poisson : augmentation des prix, gros poissons remplacés par les petits, espèces exotiques et produits de l'aquaculture de plus en plus présents sur les étals. Pour l'industrie, pas question de conclure cependant avec le WWF qu'il faut "réserver le poisson pour les occasions spéciales" - voire cesser de consommer certaines espèces. La stratégie est de privilégier la pêche durable, axe de travail devenu incontournable pour les produits de la mer.
Démocratiser la consommation engagée
Dans un rayon des surgelés largement surréférencé, Findus lance l'offensive en 2007 en pariant sur un engagement dans une démarche durable comme facteur de différenciation compétitive et de positionnement à moyen terme. "Aujourd¿hui la pêche responsable est encore une option mais bientôt il n'y aura plus le choix." affirme Matthieu Lambeaux, DG de Findus France, qui parle de "démarche de leadership pour faire basculer le marché". La promotion de l¿écolabel MSC (Marine Stewardship Council) devient un élément-clé de la stratégie de communication de Findus sur le thème de la pêche responsable. La notoriété du label britannique, jusqu¿alors très méconnu en France malgré ses premiers pas avec la marque Iglo (Unilever), dépend elle-même en grande partie "des efforts de communication de la société Findus", comme le rappelle en décembre 2008 un rapport du Sénat sur la gestion durable de la pêche.
Dix produits labellisés MSC sont lancés par Findus en 2007, équivalant à un tiers de la gamme, tandis que le reste des produits à base de poisson doit se conformer au minimum aux dix principes-maison pour "le respect des ressources marines". En faisant fabriquer son produit vedette "Croustibat" à base de colin éco-certifié MSC, la société entend aussi sortir le produit de pêche responsable de son statut de produit de niche et fournir au plus grand nombre une assurance de pouvoir manger du poisson sans mauvaise conscience. L¿initiative multiplie à elle seule par sept les volumes de produits certifiés MSC vendus en France. Tous les ans, 350 millions de bâtonnets « Croustibat » sont ainsi produits à Boulogne-sur-Mer, sur lequel est affiché le slogan "Respect des ressources marines". Le surcoût, un sujet sensible dans l'alimentaire, devrait de plus en plus être répercuté sur les consommateurs, dont Findus veut faire des alliés. Des études récentes de la marque révélent en effet que 50% des consommateurs de surgelé déclarent s¿intéresser à la pêche responsable. En janvier 2008, les emballages Findus vont au delà de la réglementation sur l'étiquetage des produits de la mer et affichent désormais l'espèce et la zone de capture ou d'élevage, ainsi que l'état des stocks dans la zone en question.
Encourager l¿évolution des comportements de la filière pêche
Depuis six ans, les décisions d'"approvisionnement du groupe sont périodiquement réévaluées et ajustées par un comité de pilotage auquel participent scientifiques et ONG. En 2002, la société s'engage à ne plus recourir aux espèces à haut risque environnemental. En 2006, elle s'impose un moratoire sur l'achat du cabillaud de Mer du Nord, avant de reprendre ses approvisionnenements deux ans et demi plus tard, suite à l'amélioration des stocks.
Dans son effort d¿incitation des marchés, Findus ne s¿arrête pas à ses seuls fournisseurs. Alors que la marque n'a pas de fournisseur français parmi sa trentaine de partenaires, la société annonce en 2007 le financement de la première pêcherie française qui entreprendra une démarche d'écolabellisation MSC. La filière française a en effet pris du retard dans la course à la labellisation « pêche durable » puisqu'on ne compte pas une seule pêcherie française parmi les 39 certifiées MSC dans le monde (voir article lié). En 2008, Findus vient a signé avec des pêcheurs, des scientifiques et les pouvoirs publics une charte qui encourage 10 pêcheries françaises à faire évaluer leurs pratiques selon le référentiel MSC.
Hélène Le Deunff
Mis en ligne le : 16/02/2009
Novethic'Info n°342
Si les investissements dans les technologies propres essuient un léger revers sur le quatrième trimestre 2008, le bilan de l’année passée reste largement positif, compte tenu de la conjoncture économique. Cependant, les secteurs du solaire et de l’éolien risquent de connaître une année 2009 bien moins florissante. Le secteur des green IT, lui, reste le grand favori des capital-risqueurs.
Au sortir du Web 2.0 Summit, début novembre 2008, Dominique Piotet, président de l’Atelier BNP Paribas à San Francisco, rapportait sur le site internet ITRManager.com que « le vert est LE sujet dont il faut parler dans la région » de la Sillicon Valley. Les « greentech » semblent bien avoir supplanté le fameux 2.0, cette nouvelle utilisation du web, à la fois communautaire et interactive, dans la catégorie des technologies prometteuses. C’est en tout cas ce que laissent entendre les nombreux bilans de l’année 2008 sur le sujet. Selon Cleantech Group, réseau de recherches et de services, les investissements des capital-risqueurs occidentaux dans les technologies propres ont dépassé les 8,4 milliards de dollars en 2008. Soit, malgré une activité moindre au quatrième semestre, une hausse de 38% par rapport à 2007. Le solaire reste le secteur favori, dominé par la levée des fonds du groupe Solyndra (qui depuis sa naissance en 2005, a levé plus de 600 millions de dollars). Viennent ensuite l’éolien, la gestion des réseaux intelligents, et les agrocarburants.
En Europe et Israël, c’est d’ailleurs l’éolien qui rafle l’augmentation des investissements la plus généreuse : une hausse de 294 % par rapport à 2007, avec plus de 322 millions de dollars. Pourtant, l'indice Bloomberg de l'énergie éolienne a perdu 54 % sur l’année, et l'indice WilderHill Clean Energy, qui regroupe des valeurs solaires, comme les américaines SunPower et First Solar, s’est effondré de 70 %. Conséquences immédiates de la crise économique : la chute vertigineuse des prêts financiers , indispensables aux projets du secteur n’a pas épargné les renouvelables
La bulle spéculative autour des « valeurs vertes », couplée à la conjoncture économique défavorable risquent donc de ralentir fortement la tendance dans les prochains mois. Déjà, le cabinet d’audit Ernst & Young rapporte que la moitié des institutions qui investissaient dans les renouvelables ces deux dernières années sont sorties du marché en raison de la crise. Les producteurs d’énergie ont d’ailleurs revu à la baisse leurs investissements et perspectives de croissance pour l’année à venir. D’autant que le secteur solaire est aujourd’hui en surcapacité de production : il serait en mesure de produire 11 GigaWatt de panneaux solaire en 2009, soit le double du marché actuel. L’euphorie des « greentech » renouvelables semble donc vouée à s’essouffler, pour laisser place à des investissements sans doute moins nombreux, mais davantage sécurisés.
Ce que cleantech veut dire
Cleantech : désigne les techniques et services industriels qui utilisent les ressources naturelles, l’énergie, l’eau ... avec une perspective d’amélioration importante de l’efficacité. Générant moins de déchets ou de toxicité, ces technologies garantissent en théorie une performance identique ou supérieure aux technologie traditionnelles. Greentech : synonyme de Cleantech, le terme est employé de façon équivalente. En France, aucun des deux n’a encore pris définitivement le pas sur l’autre, et les termes « éco-activités innovantes », « éco-innovations » ou « ecotechs » peuvent être également considérés comme synonymes. Green It : encore appelé Green computing, ce que l'on pourrait traduire par « informatique écologique », est avant tout un concept marketing devenu une tendance technologique réelle, qui consiste à réduire l'empreinte écologique des matériels informatiques.
L’informatique verte ne connaît pas la crise
Pour autant, cette baisse de régime épargne un secteur émergent des technologies vertes : celui des « green It », autrement dit « l’informatique propre ». Le cabinet d’étude américain Forrester Research vient de publier les conclusions d’une enquête menée auprès d’un millier de sociétés (dont un tiers d’européennes) : « le ralentissement de l'économie ne va pas empiéter sur les efforts pour rendre les opérations informatiques plus efficaces et moins néfastes pour l'environnement. » L’étude révèle notamment que plus de 67% des entreprises interrogées investissent dans les green IT pour réduire leur facture énergétique (contre 55% l’an passé), quand 42% expliquent leur motivation par « l’envie de faire le nécessaire pour protéger l’environnement. » Ces conclusions rejoignent celles de l’enquête menée par le cabinet IDC, sous l’impulsion de Dell, auprès des Directions informatiques de 450 de sociétés européennes. 34 % des entreprises françaises auraient ainsi déjà mis en place des initiatives « green IT » (contre 51% en Allemagne, 47% au Royaume Uni et 36% dans les pays nordiques). Frank Gers, président d’IDC souligne par ailleurs que la plupart des entreprises considèrent cette mutation de leurs systèmes de gestion de l’alimentation, non plus comme une source de coûts supplémentaires, mais bien comme un moyen d’optimiser leurs dépenses à long terme. Hewlett Packard estime par exemple à un milliard de dollars les économies réalisables en « verdissant » son système d’information. De son côté, Google entend bien optimiser les systèmes de gestion de ses centres de traitement des données, dont la facture d’électricité est le deuxième poste budgétaire après les salaires.
Devant cet engouement pour l’informatique propre, et conscient de son réel potentiel, tant sur le plan économique qu’en matière de réduction des dépenses énergétiques, le gouvernement français vient d’annoncer la création d’un groupe de réflexion sur les green IT dans le courant du mois de janvier. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation, ont donc confié à ses futurs membres plusieurs missions, visant toutes à « rendre les Technologies de l'information et de la communication (TIC) moins polluantes et à favoriser leur utilisation au service du développement éco-responsable des entreprises. »
Novethic'Info n°342
Les investisseurs français participent au grand jeu de piste ouvert par l’affaire Madoff. S’il est encore trop tôt pour mesurer l’ampleur du désastre et déterminer la chaîne de responsabilités dans cette faramineuse escroquerie, on sait d’ores et déjà que des fonds éthiques font partie des victimes. Les spécialistes du conseil aux actionnaires souhaitent mettre en cause, juridiquement, les banques distributrices des fonds européens concernés : HSBC et UBS.
Les fonds éthiques « Nouvelle Stratégie 50 » et « Investissement et Partage » de la société de gestion Meeschaert avaient en portefeuille, des parts du fonds de droit luxembourgeois Luxalpha, proposé par la banque suisse UBS. Ces actifs se sont évaporés quand l’affaire Madoff a éclaté, Luxalpha étant un des fonds utilisés par les investisseurs suisses, français ou luxembourgeois désireux d’acheter les placements qu’il proposait : « Nous avons investi dans un produit qui semblait offrir de nombreuses garanties » explique Marc Favard, responsable de la gestion de Meeschaert. «Nous nous sommes fiés au statut d’un fonds de droit luxembourgeois conforme aux normes européennes proposé par une maison comme UBS. La stratégie avait l’air simple, il n’y avait pas de domiciliation dans des paradis fiscaux dans lesquels nous nous interdisons d’investir.» La volonté initiale de Bernard Madoff de privilégier une clientèle de fondations aux Etats-Unis en particulier, a offert une respectabilité à ses produits qui ont convaincu d’autres institutions du même type. La société de gestion Meeschaert a perdu 0,4 % de ses actifs soit 5 millions d’euros ce qui est déjà beaucoup, mais l’affaire Madoff jette, indirectement, une ombre sur deux produits historiques de l’ISR auxquels contribue l’association « Ethique et Investissement ». Composée majoritairement de religieuses catholiques, elle est une des pionnières de l’évaluation des entreprises sur des critères extra-financiers en France. « Le travail de l'association porte sur la part actions du fonds Nouvelle Stratégie 50 qui est minoritaire », explique sa présidente Marie-Laure Payen. « Nous devons nous interroger sur la nécessité d’étendre la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance à toutes les formes d’investissement qu’il s’agisse d’actions, d’obligations d’Etats ou d’autres fonds… Nous avons toujours confiance dans la société Meeschaert . Elle nous a expliqué avoir investi, pour diversifier le portefeuille, dans un produit qui semblait tout à fait conforme aux exigences européennes. C'est incroyable !» L’association qui laisse libre ses membres d’investir ou non dans Nouvelle Stratégie 50 n’a pas perdu directement de l’argent, mais ceux qui l’ont fait y ont laissé des plumes.
Recours contentieux
Seul moyen à la disposition des investisseurs pour tenter de retrouver l’argent perdu, entamer un contentieux en responsabilité auprès de ceux qui pourraient être en capacité de les rembourser. La société de gestion Meeschaert mène ce combat avec détermination contre UBS d’une part mais aussi la bourse de Luxembourg. Elle n’est pas seule, loin de la. Des actions collectives s’organisent un peu partout. En France, le cabinet Deminor est un des plus actifs. Il représente déjà près de 7 % des parts de Luxalpha et espère être bientôt en capacité de pouvoir provoquer une assemblée générale extraordinaire du fonds pour atteindre son distributeur UBS. « Il a une responsabilité colossale tout comme HSBC qui distribuait, sur le même principe, le fonds Théma en Europe » explique Fabrice Rémon, directeur général de Deminor France. « Ils ont utilisé deux trous noirs de la réglementation européenne, le Luxembourg pour le premier, l’Irlande pour la seconde. Ils n’ont pas fait leur travail qui consistait à vérifier la réalité des actifs que prétendaient détenir Madoff. La responsabilité des commissaires aux compte est, elle aussi, engagée ». Pour l’instant les stratégies de défense des deux banques consistent à expliquer qu’elles ont rendu service à certains de leurs clients fortunés en mettant en place, sur leur demande, des fonds spécifiques destinés à faciliter leurs placements mais qui n’ont pas fait l’objet de marketing comme des produits maison et se sont vendues par le bouche à oreille. Pour le reste, elles ne font aucun commentaire sur d’éventuels procès en responsabilité. HSBC diffuse un communiqué laconique selon lequel son rôle dans cette affaire concerne des transactions faites pour quelques clients investisseurs institutionnels d’un montant d’1 milliards de dollars et que « ce type d’arrangements commerciaux ne semble pas de nature à exposer le groupe à une quelconque responsabilité ». UBS privilégie le silence et le fonds Luxalpha est même totalement absent du site officiel de la banque.
500 millions d’euros de pertes pour les investisseurs français
Pourtant il va falloir livrer bataille. Les mises en cause viennent non seulement de cabinets comme Deminor mais aussi de la place financière luxembourgeoise sur laquelle était coté le fonds Luxalpha. Pour se défendre des accusations de laxisme déjà lancées, elle a publié, et c’est rare, un communiqué le 2 janvier précisant que « la législation luxembourgeoise offre un cadre approprié pour assurer une protection adéquate et conforme aux normes européennes des actifs d’un fonds d’investissement » et que c’est bien la banque dépositaire d’un fonds qui a la responsabilité des actifs censés y figurer. Cela ne suffira vraisemblablement pas à démobiliser ceux qui demandent un renforcement des régulations. Devenue méfiante, la société de gestion Meeschaert a décidé de cesser d’investir pour l’instant dans tous les fonds de droit luxembourgeois ! Elle participe aux diverses actions collectives y compris la réunion, organisée début janvier par l’AFG, l’association professionnelle des sociétés de gestion, pour tenter de coordonner les actions de ces investisseurs qui sont encore loin d’avoir opté pour une stratégie commune.
En attendant le déclenchement des hostilités juridiques, l’Autorité des Marchés Financiers continue à estimer à 500 millions d’euros et une centaine de fonds l’étendue des dégâts financiers que l’affaire Madoff a entrainé pour des investisseurs français. 8 % seulement seraient des particuliers, 26 % des investisseurs institutionnels et plus de 60% des personnes disposant d’une fortune importante.
Pour ces divers protagonistes, l’affaire Madoff qui a éclaté il y a un mois, ne fait que commencer. Tous insistent sur le fait qu’ils découvrent chaque jour de nouveaux éléments susceptibles d’ébranler un peu plus la confiance, déjà très fragile, dans les institutions financières.
A.C. Husson-Traoré
Mis en ligne le : 14/01/2009