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UNNEWS, New York, May 13 2009 5:00PM
Du recrutement des pêcheurs pour la pêche aux déchets en passant par les lois interdisant aux marchands de nourriture d';utiliser des assiettes et des verres en plastique dans les parcs côtiers, les gouvernements et les autorités locales dans le monde utilisent de plus en plus les règles du marché pour réduire les déchets qui finissent dans la mer, selon le Programme des Nations Unies pour l';environnement (<" http://www.unep.org/french/ ">PNUE).

Tels sont les conclusions d';un rapport de l';agence présenté mercredi à la conférence mondiale des océans en Indonésie, qui rassemble 120 nations, selon un <"http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=585&ArticleID=6163&l=en">communiqué.

Aux Etats-Unis, par exemple, les marchands de nourriture dans les parcs nationaux ont l';obligation d';utiliser des assiettes et des verres biodégradables et ne doivent distribuer des pailles que sur demande des clients.

A Hawaï, une initiative pour payer les pêcheurs pour qu';ils récupèrent des déchets dans la mer a permis de récolter 75 tonnes de détritus sur deux ans.

En Irlande, une taxe de 0,02 dollars (0,15 cents d';euro) sur les sacs en plastique a permis de récolter presque 13 millions de dollars (9 millions d';euros) et conduit à une réduction de 90% de la consommation de sacs en plastique. L';argent est allé à des initiatives en faveur de l';environnement.

Le rapport préconise d';investir dans des infrastructures de gestion des déchets, des poubelles en passant par les décharges et dans des matériaux « verts » qui soient biodégradables.

Source : The Barbados Advocate, Regina Selman Moore

Government is presently seeking to strengthen its legislative framework, to better address environmental issues, including the management of solid waste.

This disclosure has come from Dr. Denis Lowe, Minister of Environment, Water Resources and Drainage. He was speaking yesterday at the launch of the University of the West Indies (UWI) Cave Hill Campus Recycling Initiative, at the Errol Barrow Centre for Creative Imagination.

“If we are serious about protecting our environment, it has to be and it is Government’s primary responsibility to ensure that there is a suite of legislation that enables the system to police the process and very often things that are environmentally unfriendly are not treated with the haste, the speed and the force, because of the weakness in the legislative framework. And one of our primary responsibilities in the early stages of this new ministry, is to ensure that that is corrected as quickly as possible” Lowe remarked.

According to Lowe, comprehensive solid waste management legislation is presently being drafted and this legislation will complement the Coastal Zone Management Act, the Marine Pollution Control Act, and the soon-to-be-introduced Environmental Management Act. Highlighting statistics that date back to 2005, Lowe pointed out that approximately 1 000 tonnes of waste is generated every day and this is taken mainly to the Mangrove Pond Landfill. Lowe therefore stressed that his government is committed to the 3 R’s
philosophy of reduce, reuse and recycle. A fourth “R”, that of recovery, has also been added, he said, and this forms part of Government’s commitment to adding waste-to-energy to the equation for addressing solid waste management in Barbados.

In fact, Government is currently examining the feasibility of pursuing a number of waste-to-energy options, including incineration and the conversion of landfill gas-to-energy, to not only increase its diversion rate of over 80 per cent, but to also contribute to increasing the use of renewable energy alternatives and reduce the dependence on fossil fuels, Lowe said.

For solid waste man-agement initiatives to succeed, however, Government will need to work in unison with the private sector and other agencies in a structured manner. To this end, Government will officially be opening the Solid Waste Management Centre at Vaucluse in St. Thomas, in partnership with Sustainable Barbados Recycling Inc., a predominantly Barbadian-owned private sector firm. This facility includes the operations of a transfer station for the processing and sorting of waste, a chemical waste storage facility for the safe storage of hazardous waste, as well as a materials recovery and compost facility. The latter is for the processing of con-struction and demolition waste, green waste and other recyclables into useful by-products. All waste haulage vehicles will therefore deliver their waste to the Solid Waste Management Centre, instead of having to traverse the landfill, Lowe said.

Source : Journal de l'environnement

 

L’engagement 250 du Grenelle de l’environnement indique qu’il faudra mettre en place d’ici le printemps 2009 un outil adapté pour la gestion des déchets ménagers et assimilés. Le printemps est là, et l’outil est loin d’être instauré. Il fait par contre l’objet de plusieurs études et groupes de travail.

180.000 tonnes, 800.000 tonnes: lorsqu’on parle de déchets dangereux diffus (DDD), les chiffres se suivent et ne se ressemblent pas. Et pour cause, la filière est encore peu organisée. «25 à 30% de ces déchets sont collectés et traités, via les déchetteries», indique Bertrand Bohain, chargé de mission au Cercle national du recyclage. D’après la Fnade (Fédération nationale des activités de dépollution et de l’environnement), les DDD représentent 3% des déchets traités en France. Si la mise en place de la responsabilité élargie du producteur (REP) pour ce type de déchets ne part pas de zéro, elle a tout de même de nombreux obstacles à franchir.
La REP repose sur deux textes: l’engagement 250 du Grenelle (1) et l’article 127 de la loi de finances pour 2009. Le premier, très ambitieux, fixait au printemps 2009 la création d’un outil pour la gestion des DDD. Lorsqu’il a été constaté que le délai ne pourrait être tenu, le second a été adopté en décembre 2008. Il modifie le Code de l’environnement (2) pour instaurer une REP pour les «peintures, vernis, solvants, détergents, huiles minérales, pesticides, herbicides, fongicides et autres produits chimiques pouvant représenter un risque significatif pour la santé et l'environnement». La collecte et l’élimination de ces produits ménagers (contenants et contenus) seront donc à la charge technique et financière des personnes (physiques ou morales) qui les ont fabriqués, importés ou introduits sur le marché national. Et ce, à compter du 1er janvier 2010. L’article précise qu’une TGAP (3) sera mise en place à la même date pour les émetteurs qui n’auront pas respecté leur obligation, et indique que «ces produits doivent faire l'objet d'une signalétique Point rouge afin d'éviter aux usagers de les faire collecter en mélange avec les déchets municipaux résiduels».
Les modalités d’application seront bien sûr définies par décret ultérieurement, mais les bases d’une réflexion sont bel et bien lancées. Tout d’abord, sur la définition du DDD. Pour Yannick Prebay, chef de bureau de la qualité écologique des produits au Meeddat, «c’est une bonne définition, car elle laisse de la marge de manœuvre pour la rédaction du décret». Ainsi, en fonction de la définition qui sera donnée à «ménager», les DDD pourraient inclure les déchets assimilés, typiquement ceux des artisans ou très petites entreprises. Pour définir le déchet ménager, les groupes de travail penchent de fait pour une différenciation par la taille du contenant. Par exemple, un pot de peinture de moins de 20 litres serait un déchet ménager, mais n’en serait pas un au-dessus de 20 l. Mais rien n’est encore décidé.
Parmi la liste détaillée des produits, certains ne seront peut-être pas non plus intégrés à la REP finale. «Nous espérons changer les huiles minérales de filière, car il existe déjà une filière huiles moteur performante», indique ainsi Yannick Prebay. Mais de nombreux produits posent aussi problème: faut-il inclure les aérosols (pour l’instant pris en charge par la filière Emballages) qui présentent des risques d’explosion? Les détergents du type lessive ont-ils vraiment leur place dans cette catégorie? Que fait-on d’un chiffon souillé par un DDD (et qui n’aura pas la signalétique Point rouge)?
Cet article 127 soulève de nombreuses interrogations, mais c’était en partie son rôle, explique Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce (4) et l’un des rédacteurs du texte. «Après plusieurs années de travail, est-ce normal qu’on se demande encore si la peinture acrylique est un DDD ou non?», ironise-t-il. Le texte devrait enfin permettre d’apporter des réponses. A condition de trouver des experts pour juger de la dangerosité des produits. Ce n’est ni le rôle des collectivités locales, ni celui des producteurs qui, bien qu’ils doivent faire la preuve de la non-dangerosité des produits pour les retirer de la REP, ne peuvent être à la fois juges et parties.
Autre point de discorde de l’article, la notion de point rouge. «C’est simpliste, reconnaît Nicolas Garnier, mais c’est une piste à creuser». Elle offre évidemment l’avantage d’être pratique pour le détenteur du déchet, mais ne pourra pas couvrir tous les DDD, par exemple dans le cas de contenants souillés par un DDD qui ne leur était pas destiné. Alain Geldron, chef du département Organisation des filières et recyclage à l’Ademe, rappelle d’ailleurs qu’«en 2002, les Pays-Bas ont instauré un point rouge sur les DDD, et qu’ils ont dû l’enlever en 2007 suite à la condamnation par Bruxelles pour entrave à la libre circulation des marchandises».
Enfin, la question de l’éco-organisme s’est invitée dans les débats. Faut-il un (comme pour les emballages) ou plusieurs (comme pour les DEEE) éco-organismes? Malgré la diversité des déchets concernés, les collectivités locales plaident pour l’unique éco-organisme («cela évite la concurrence pour les collectivités locales», résume Bertrand Bohain). De plus, «un organisme unique qui coordonne toutes les filières permettrait aussi de massifier la collecte et de trouver un débouché aux déchets non indentifiables», considère Olivier Beau, du Collège des déchets dangereux de la Fnade. Mais «il n’y aura probablement pas un seul éco-organisme», estime Yannick Prebay, pour le Meeddat.
Toutes ces questions sont actuellement débattues au sein de plusieurs groupes de travail, et deux études viennent d’être réalisées pour l’Ademe. Soumises aux groupes de travail, elles seront bientôt rendues publiques.
L’une fait le tour de la question chez nos voisins européens et quelques autres Etats ayant mis en place une filière pour la collecte des DDD (notamment les peintures au Québec); l’autre s’est intéressée aux gisements en France.
La seconde estime que le gisement de DDD en France est de 178.350 tonnes. Elle ne tient pas compte des déchets du bâtiment souillés ni des déchets pour lesquels il existe déjà une filière (ampoules, petits DEEE, huiles moteur et piles et accumulateurs). Par contre, elle intègre les déchets dangereux assimilés des artisans et commerçants. En considérant que 80% du gisement puisse être collecté et traité, les auteurs de l’étude (le BIPE, une société d'études économiques) ont calculé que cela coûterait entre 157 et 167 millions d’euros suivant les scénarios. Pour certains produits, comme les acides-bases (hors eau de Javel) ou les fluides de coupe, le coût de la REP représente 10% du coût du produit. Pour d’autres, comme les liquides pâteux (vernis, colles, etc.), il n’est que de 0,5%.
Une étude portant sur l’efficacité des signalétiques devrait aussi se terminer au second semestre 2009. Elle viendrait apporter des éléments pour le débat sur le point rouge.
Les travaux sur les DDD vont bon train, bien qu’il soit quasiment certain que tout ne sera pas en place au premier janvier 2010 comme défini par le Code de l’environnement. Le Meeddat a fixé un nouveau calendrier, et ambitionne de signer et publier le décret entre décembre 2009 et février 2010, et de boucler les arrêtés l’été 2010. «L’important, c’est que ce soit fait en 2010», a déclaré jeudi 26 mars Yannick Prebay lors d’une rencontre organisée par l’association spécialiste du déchet Asprodet.
(1) Engagement 250: Instaurer un outil adapté pour les déchets dangereux des ménages et assimilés (DDD). Etude à visée opérationnelle à lancer au plus vite pour préciser l’article de loi à prendre (délai un an maximum). Echéance de mise en place effective de l’outil au printemps 2009.
(2) Voir l’article L-541-10-4 du Code de l’environnement
(3) TGAP: taxe générale sur les activités polluantes
(4) Amorce: Association des collectivités locales et des professionnels pour une bonne gestion locale des déchets et de l'énergie.

Souorce : Journal de l'environnement

par Sonia Pignet

Interrogées dans le cadre d’une consultation ouverte de la Commission européenne sur les biodéchets, les associations membres de la Maison européenne des pouvoirs locaux français (MEPLF) ont fait part de leurs revendications concernant les solutions de gestion des biodéchets (1).

Pour elles, il est impératif que l’Union européenne tienne compte de la diversité des situations locales et n’adopte pas une solution unique et contraignante en matière de biodéchets. Elles demandent ainsi que les autorités locales puissent disposer d’un large éventail de possibilités afin d’adopter la solution la plus respectueuse possible de l’environnement qui soit adaptée à leurs concitoyens. Elles estiment par exemple qu’il serait inadapté d’obliger les communes à pratiquer une collecte sélective en l’absence de débouchés réels et pérennes pour le compost à proximité.
Elles réaffirment également leur volonté d’encourager le tri des biodéchets et le compostage à domicile chaque fois que cela est possible, accompagné d’une information sur la fabrication d’un compost de bonne qualité. Les associations, qui se disent «prêtes à apporter leur expertise et à partager leurs expériences dans ce domaine», appellent la Commission européenne à aider les collectivités à échanger leurs bonnes pratiques, et confirment qu’elle a un rôle déterminant à jouer pour favoriser la création de débouchés économiques intéressants grâce à un marché stable et durable de compost de qualité.
(1) La MEPLF regroupe l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des maires de grandes villes de France (AMGVF), la Fédération des maires de villes moyennes (FMVM), l’Association des petites villes de France (APVF) et l’Association des départements de France (ADF)

Les biodéchets une filiale à la traîne

Source : Caribbean Net News
   

BRIDGETOWN, Barbados (BGIS): Inadequate legislation, a dearth of research and inaccessible technical and financial resources have been cited as the major challenges which impinge on Caribbean countries’ abilities to attain sustainable development, particularly sound chemicals management.

Despite these challenges, however, they have been urged to work towards this “noble” goal.

“In spite of the challenges, we must press on. For the goal that we seek is a noble one; one that we cannot afford to fail to achieve. If we do, our children and their children are the ones who will pay the price,” implored Barbados Minister of the Environment, Water Resources and Drainage, Dr Denis Lowe.

He was at the time delivering an address to a Caribbean Workshop on the Strategic Approach to International Chemicals Management (SAICM) and Related Chemicals and Hazardous Waste Management Instruments in Barbados.

Lowe, in itemising the regional challenges, noted that, despite progress made, many countries lacked adequate legislation to effectively control the production, importation, use, storage and disposal of chemicals.

“In most cases, the development of such legislation is a protracted process. Unfortunately, Barbados is also guilty in this regard,” he disclosed.

Concerning the issue of the research, the Minister cited the absence of studies on the impacts that chemicals such as Persistent Organic Pollutants (POPs), mercury and lead had on human capital and environmental resources. Such information, he underscored, “would buttress efforts to engender greater environmental stewardship”.

“Finally, of utmost importance to Small Island Developing States such as Barbados, is the need for access to technical and financial resources to facilitate successful implementation of initiatives geared towards sustainable development, including the sound management of chemicals,” he added.
In addition to the need for an enabling environment, Minister Lowe also highlighted the need for a synergistic approach within the region as well as internationally.

“We cannot do it alone! In this existing environment, we need to work even closer together to ensure that limited resources, whether financial, technological or human are utilised efficiently and effectively. Policy co-ordination across the sectors at both national and international levels is important to ensure effective management of risks throughout the chemical life-cycle, from production through to disposal,” he concluded.

The four-day workshop is being spearheaded by the Environmental Protection Department, in collaboration with the United Nations Environment Programme (UNEP), United Nations Institute for Training and Research (UNITAR) and the Organisation of American States. It has attracted representatives from some 15 Caribbean countries including Belize, the Bahamas, Cuba, the Dominican Republic, Haiti and Suriname, as well as extra-regionally, namely as far away as Finland.

 

Source : OSEO News N°25

 

Clôture le 07/05/2009


 


 

 

Le Prix de la jeune entreprise éco-innovante organisé par en partenariat avec Le Figaro.fr et OSEO lance son appel à candidatures.Cleantech Republic

 

Vous avez créé une entreprise autour d'une idée innovante dans le secteur des cleantechs (éco-innovations) après le 1er janvier 2004.

 

 

A la clé pour le vainqueur, une campagne de publicité sur les sites de Cleantech Republic et de ses partenaires média d'une valeur brute de 50 000 euros.

 

Les dossiers doivent être reçus avant le 7 mai prochain minuit.

 

Ce prix a pour vocation de récompenser une jeune entreprise française œuvrant dans le secteur des cleantechs (éco-innovations).

 

Ce concours gratuit est ouvert aux entreprises sous forme sociétaire :

 

• Créées en France après le 1er janvier 2004,
• Dont l'activité consiste soit à inventer de nouvelles technologies, soit à concevoir des services innovants qui contribuent à une réduction des atteintes environnementales ou correspondent à des objectifs de durabilité.

 

Liste non-exhaustive des domaines d’activité concernés :

 

• Déchets
• Eau, effluents aqueux
• Mesure, analyse, surveillance
• Air, effluents atmosphériques
• Milieu naturel, faune, flore, agriculture
• Sol, sous-sol
• Propreté et entretien urbain
• Risques
• Bruit, nuisance sonore
• Boues
• Météorologie
• Ecoconception, green design
• Green-IT
• Energies renouvelables : biomasse/biogaz, solaire photovoltaïque ou thermique, éolien, hydraulique et marine, géothermie
• Efficacité énergétique
• Bâtiment durable
• Transports doux
• Achats responsables
• Chimie verte, biomatériaux non métalliques (bioplastiques, produits phytosanitaires, emballage, verre)
• Biocosmétique
• Textile bio
• …

 

Sélection des projets

 

Le jury qui délibérera sur les projets sera composé :

 

• de journalistes spécialisés de Cleantech Republic et de ses partenaires média,
de Marc Dufau, responsable du Pôle Environnement / Energie / Transports à la direction de l'animation sectorielle (Direction de l’Innovation) d’OSEO,
• d’un expert du cabinet de conseil d’Alcimed.

 

Remise des Prix

 

Elle aura lieu le mercredi 17 juin 2009 à partir de 18h45 au Musée de l'Homme à Paris, dans le cadre du salon SEMD (Salon de l'Environnement et des Métiers Durables).

 

A cette occasion, une table ronde sera animée par les membres du jury sur le thème « Cleantechs : la France a-t-elle une chance ? Facteurs clés de succès… ».

 

UN News New York, Feb 18 2009 5:00PM

L'Annuaire 2009 du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), lancé cette semaine lors d'une rencontre internationale des ministres de l'environnement à Nairobi, souligne l'importance de mettre en œuvre un "New Deal" écologique mondial et l'urgence d'une transition vers une économie verte, faible en carbone et plus économe en ressources.

L'Annuaire, compilé à la demande du Conseil d'administration du PNUE, présente des faits solides et des tendances alarmantes, mais souligne aussi certaines des idées novatrices et transformatrices actuellement pilotées dans les pays développés et dans ceux en développement, indique un <"http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=562&ArticleID=6080&l=fr">communiqué.

"L'Annuaire rappelle à la communauté internationale pourquoi il est urgent de passer à une économie verte ; des dégagements de méthane en Arctique à la réduction des terres agricoles utilisables," a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

"Mais de manière optimiste, il mentionne la force des politiques positives : de la façon dont un édifice en Afrique se refroidit passivement en imitant une termitière, en passant par la symbiose industrielle présente dans certaines villes pionnières, qui font cohabiter sur un même site des entreprises et des usines, pour recycler et réutiliser les déchets comme matière première, ce qui permet d'économiser nos ressources naturelles limitées, ainsi que des millions de dollars et la planète", a-t-il ajouté.

Parmi les faits marquants contenus dans l'Annuaire, on note que la population mondiale génère plus de deux milliards de tonnes de déchets par an et que tous les jours, une personne dans un pays développé jette environ 1,4 kg de déchets solides, même si la tendance est à la baisse, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage.

Les pays en développement, particulièrement ceux dont l'économie croît rapidement, produisent de plus en plus de déchets. Si les tendances se maintiennent, d'ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500 millions de tonnes de déchets solides, et l'Inde environ 250 millions de tonnes.

Il y a des avancées positives au sein du secteur du bâtiment et de la construction, et pas des moindres dans le domaine de l'efficacité énergétique, dont les améliorations visent à réduire de 30 à 40% les émissions mondiales de gaz à effet de serre dans l'environnement bâti.

L'annuaire souligne comment l'imitation de la nature, le biomimétisme, offre des solutions fascinantes. L'immeuble Eastgate, à Harare au Zimbabwe, possède un système de refroidissement solaire passif imitant une termitière.

Composé de bureaux, de boutiques et d'un parc de stationnement, le bâtiment dépense en moyenne 90 pour cent moins d'énergie qu'une structure comparable : une économie de 3,5 millions de dollars depuis son ouverture dans les années 1990.
La "substitution de matières" est maintenant un domaine de recherche prisé partout dans le monde et c'est à qui produira en premier du ciment et du béton à des températures inférieures à 1000 degrés Celsius.

L'écologie industrielle a aussi donné naissance au néologisme "dématérialisation". On peut simplement expliquer la " dématérialisation " en donnant l'exemple du consommateur qui demande des emballages réduits. Un producteur de coton non blanchi, qui utilise moins de ressources, pourrait même demander un prix plus élevé et très certainement augmenter sa marge de profit.

Dans le domaine des transports, on apprend que ce dernier est responsable de plus de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2005, la flotte mondiale était estimée à 650 millions de véhicules routiers ; on prévoit que ce nombre aura doublé en 2030.
Feb 18 2009 5:00PM
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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/

L’UNESCO lance à l’occasion de la Conférence sur la Solidarité numérique (Lyon, France), un guide du recyclage des équipements informatiques destiné aux entrepreneurs et porteurs de projets. Les partenaires de l’UNESCO pour cette initiative sont l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), la société de conseil TIC ETHIC, l’association Emmaüs Solidarité Ouagadougou, les Ateliers du Bocage ainsi que l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel).

Le lancement de ce guide intervient à un moment où on se préoccupe de plus en plus de l’impact des déchets d’équipements informatiques sur la santé humaine et sur l’environnement. Si on en croit l’Union internationale des télécommunications (UIT) et le Cabinet Gartner, environ 4 milliards de téléphones portables seront en service dans le monde à la fin de cette année et le nombre d’ordinateurs personnels installés dépasse désormais le milliard. On peut se réjouir de ces chiffres dans la mesure où la fracture numérique se réduit : 58% de ces ordinateurs sont aujourd’hui dans les pays développés mais ces pays ne devraient plus représenter que 30% du parc en 2014, quand les ordinateurs personnels passeront le cap des deux milliards. La médaille a pourtant un revers : cette année, près de 180 millions d’ordinateurs ont été remplacés par de nouvelles machines et on estime à 35 millions le nombre d’ordinateurs abandonnés quelque part malgré les substances toxiques qu’ils contiennent.

Le guide du recyclage – Entrepreneur’s Guide to Computer Recycling - est publié en anglais mais sera prochainement traduit en français. Il vise à développer les compétences nécessaires à la gestion de l’augmentation des déchets générés par les marchés d’équipements informatiques neufs et d’occasion dans une optique de protection de l’environnement et de la santé humaine. Ce problème affecte tous les pays et particulièrement les pays en développement.

Le projet a également pour but de permettre la création de nouvelles opportunités d’activités économiques. Il apportera des outils aux ONG et aux acteurs du développement local pour leur permettre d’accompagner la création de petites et très petites entreprises. De plus, le guide pourra être adapté aux conditions et contextes locaux par les personnes intéressées puisque celui-ci est publié sous licence libre.

Ce premier volume, téléchargeable gratuitement en ligne (www.ticethic.com/guide), sera complété par un second volume opérationnel contenant la description des processus de recyclage, des conseils pratiques, et des exemples de pratiques issus d’entreprises venant, entre autres, du Burkina Faso, de France et d’Inde.

La réutilisation des équipements obsolètes ou inutilisés est préférable à la destruction. Elle permet aux utilisateurs de bénéficier d’équipements à bas prix, elle améliore la rentabilité des matières premières et de l’énergie utilisées lors de la fabrication des produits et elle réduit la quantité d’équipements qui deviennent des déchets. La réutilisation nécessite généralement des opérations de réparation, de reconditionnement et de remise à niveau.

Les équipements et composants informatiques qui ne sont pas adaptés à la réutilisation doivent être démontés afin de valoriser les matières premières dans le respect de la protection de l’environnement. Les ordinateurs contiennent en effet des matières valorisables telles que des métaux ferreux, non ferreux (ex. aluminium, cuivre) et des métaux précieux comme l’or, le palladium, l’argent, l’indium et le gallium. L’augmentation des cours des matières premières rend cette activité de recyclage de plus en plus intéressante.

Des outils internet seront bientôt accessibles pour permettre aux entrepreneurs d’échanger sur leurs expériences. Au vu de l’augmentation du nombre d’ordinateurs usagés, qui passera, par exemple en Chine, de 55 millions en 2007 à un demi-milliard en 2015, il y aura de quoi discuter.

 

  • Auteur(s):Avis aux médias N°2008-84
  • Source:UNESCOPRESSE
  • 21-11-2008

Que faire d'un téléphone mobile ancien, en panne ou remplacé par un modèle plus récent ? Le jeter ou le laisser dans un tiroir ? Confrontés au manque d'information des consommateurs, les fabricants de mobiles développent de nouvelles campagnes en faveur du recyclage de leurs vieux modèles. Et de nouvelles façons de concevoir les flux de production.

Aujourd'hui, les utilisateurs de mobile ont accumulé en moyenne 5 appareils. Mais la majorité des anciens modèles gisent dans les tiroirs de leurs propriétaires et ne sont pas recyclés. Selon une étude mondiale, diffusée en juillet 2008 et diligentée par le géant finlandais Nokia, il apparaît que très peu d'utilisateurs (3%) recyclent leur mobile inutilisé. La plupart (44%) conservent leur téléphone en fin de vie, voire le donnent à un proche (25%) ou le revendent (16%). Seuls 4% le jettent à la décharge.

 

Ce sondage, conduit auprès de 6500 personnes résidant dans une sélection de 13 pays issus de l'Europe du Nord ou du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine...), USA, Indonésie et Nigeria également inclus, a globalement constaté le manque d'informations des consommateurs. 74% d'entre eux ne pensent tout simplement pas à recycler leur mobile. Et lorsqu'ils y songent, près de 70% ne savent pas comment faire. Bref, en matière d'éducation des consommateurs, tout reste à faire.

 

Enveloppes prépayées

 

C'est tout le sens de la campagne locale d'accompagnement initiée par Nokia France à l'automne 2008. « En réalité la chaîne de recyclage existait déjà, commente Xavier des Horts, responsable communication et développement durable chez Nokia France. Maintenant, avec cette action en partenariat avec le WWF, il s'agit d'améliorer le processus de récupération des mobiles. » Mondial, le partenariat WWF/Nokia s'implémente pays par pays. Parmi les 150 pays où Nokia est présent, 85 ont mis en place des actions visant à augmenter le recyclage.

 

A l'image de la Chine, l'Inde, la Finlande ou les Etats-Unis, près de 1000 points de vente et de service après-vente Nokia Care vont donc disposer en France de boîtes de collecte dédiées aux mobiles, similaires à celles destinées aux piles usagées. « Nous avons aussi rendu publique l'adresse de notre centre de retraitement, et fourni à nos distributeurs des enveloppes T, pré-payées, à remettre aux personnes achetant un nouveau mobile, détaille Xavier des Horts. Les consommateurs peuvent ainsi nous retourner leur ancien modèle, via de petits paquets qui vont transiter par la poste. »

 

Pour chaque portable reçu avant la fin du 1er trimestre 2009, Nokia France versera 5 euros au WWF. L'équivalent de la préservation de 15 m2 de forêts alluviales ou de la réhabilitation de 5 m2 de vases de l'estuaire d'un fleuve comme la Loire, qui va bénéficier des fonds récoltés.

 

Matières premières ?
« Si les trois milliards de propriétaires de mobiles au monde retournaient ne serait-ce qu'un appareil, nous pourrions économiser 240 000 tonnes de matières premières. » L'estimation, communiquée par Markus Terho, directeur des affaires environnementales de Nokia, cadre l'enjeu réel du recyclage : il ne s'agit pas tant de réduire la quantité de déchets électroniques – un flux estimé par le PNUE, le Programme des Nations unies pour l'environnement, à 30 à 50 millions de tonnes par an, tous produits confondus. Plutôt de la canaliser, afin d'apporter de nouvelles sources d'approvisionnement en matières premières, en particulier en minerais précieux, et ne pas épuiser les ressources. Chaque téléphone portable contient en effet entre 500 et 1000 composants électroniques qui réclament l'extraction de l'or, du cuivre, de l'argent, et d'autres minéraux plus ou moins toxiques. Tel le coltan.

 

« Une directive de 2006 oblige les entreprises à éliminer certains matériaux chimiques de leurs produits s'ils veulent les commercialiser au sein de l'Union Européenne. C'est pourquoi aucun produit en vente aujourd'hui ne contient de plomb, de chrome, de cadmium, de mercure, ni deux catégories de retardateurs de flamme bromés (RFB). Notre campagne demande à l'industrie électronique d'aller plus loin et d'éliminer toutes les substances toxiques, RFB et plastique PVC » explique Zeina Alhajj, responsable de la campagne Toxiques chez Greenpeace International. Pas seulement pour des questions de santé publique, mais aussi parce que la présence d'éléments comme le plomb, le PVC ou les RFB ne peuvent plus être recyclés. Ne laissant pas d'autre issue, alors, que l'incinération et/ou l'accumulation dans l'environnement.

 

« A cause de toutes ses étapes d'extraction, de transport, de production, d'utilisation et, à la fin, de déchet en fin de vie, la responsabilité environnementale de ces entreprises est considérable, poursuit la chef de campagne de Greenpeace. La récupération de ses déchets est devenue le plus gros problème de l'industrie électronique. C'est pourquoi il est nécessaire de les pousser à produire des mobiles "verts", sans composants toxiques, afin de pouvoir totalement recycler ses élements. »

Maxence Layet
Mis en ligne le : 06/11/2008

Journal de l'environnement 06/11/2008

L’avant-projet de loi Grenelle II prévoit d’instaurer une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) aux déchets d’activité de soins à risques infectieux (Dasri). L’exposé des motifs indique qu’un projet de décret a déjà été notifié à la Commission européenne et devrait être examiné d’ici peu en Conseil d’Etat. Des boîtes adaptées au conditionnement de ces déchets devraient être distribuées gratuitement aux patients, qui devront être rapportées –une fois pleines– en pharmacies ou officines. Enlèvement et traitement seront à la charge des producteurs.

Une meilleure prise en compte par les documents d’urbanisme des sols pollués est prévue par l’avant-projet de loi, sur la base des inventaires de sols pollués Basol et Basias.
Le Grenelle II devrait aussi être l’occasion de transposer une directive européenne, qui fait l’objet d’un contentieux contre la France (1), relative à la conception de plans de réception et de traitement des déchets portuaires (2). Principales mises en cause: les collectivités, qui n’ont pas présenté ces plans à temps. Un article prévoit un système d’amende et de substitution de l’Etat en cas de manquement.
Les déchets du BTP sont aussi concernés par le Grenelle II. Des plans de gestion des déchets issus de la démolition et de la construction d’un bâtiment devront être réalisés dans tous les départements sur le même modèle que les plans départementaux de gestion des déchets ménagers.
Dès 2012, une collecte sélective des déchets organiques devrait être mise en place, d’abord pour les restaurants de grande taille, les marchés et les grands espaces verts. Son organisation doit être déterminée par un décret en Conseil d’Etat.
Enfin, la capacité de traitement des unités d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) et des centres de stockage de déchets devra être limitée dans chaque département. Le but est d’éviter une contradiction avec les objectifs du Grenelle I de prévention de la production des déchets ménagers. L’introduction de cette limite est prévue au plus tard au 1er juillet 2012.
(1) Voir l’article du JDLE «Pollutions maritimes: la France n’est pas toute blanche»
(2) Directive 2000/59/CE sur les installations de réception portuaires pour les déchets d'exploitation des navires et les résidus de cargaison