Source : France Nature Environnement
Actuellement, le Sénat examine le projet de loi pour le développement économique de l’ Outre-mer, intégrant le premier Schéma d' Orientation Minière pour la Guyane. Ce Schéma est primordial pour organiser l’exploitation minière dans le respect de l'environnement et des populations. FNE attend que le projet ne soit pas dénaturé et propose aujourd’hui, une série d'amendements afin d’améliorer sa portée.
Pour mémoire, le Schéma d' Orientation Minière permettra d'organiser et de maîtriser l'activité minière en identifiant les zones où elle serait possible. Le schéma devra garantir le respect de l’environnement comme celui des populations de la forêt.
Serge Urbano, vice-président de FNE, en charge de ce dossier, rappelle : "la première décision concrète du Président de la République au lendemain du Grenelle de l'environnement a été d'interdire un projet de mine d'or dans un paradis de la biodiversité. L'avenir de l'orpaillage et donc de l'environnement guyanais se joue désormais au Sénat. Nous sommes au rendez vous pour défendre l'or vert plutôt que l'or jaune. Nous sommes au rendez vous pour sauver aussi cet engagement du Grenelle»
L’expertise « Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ? », réalisée par France Nature Environnement, Comité Français de l’UICN et le GEPOG, a mis en évidence des contradictions réglementaires fortes qu'il convient de corriger au plus vite.
France Nature Environnement est convaincue que la relance sera éco-responsable ou ne sera pas. La mise en place du Schéma minier constitue une formidable opportunité. Les réponses urgentes que l’État doit apporter à la crise économique ne doivent donc pas lui faire oublier son engagement en faveur d’un développement soutenable. En particulier, dans des régions abritant une formidable biodiversité comme en Guyane.
Sinon, l'or jaune fera disparaître l'or vert...
UN News
New York, Feb 19 2009 10:00AM
Sur les quelques 6.000 langues existant dans le monde, plus de 2.500 d'entre elles sont menacées, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (<"http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=2902&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html">UNESCO) qui a lancé jeudi à Paris la version électronique de la nouvelle édition de son Atlas des langues en danger dans le monde.
L'Atlas, présenté à la veille de la Journée internationale de la langue maternelle (21 février), permet des recherches selon plusieurs critères et classe les 2.500 langues en danger répertoriées suivant cinq niveaux de vitalité différents : vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique et éteinte (depuis 1950).
Les données sont inquiétantes : Plus de 200 langues se sont éteintes au cours des trois dernières générations, 538 sont en situation critique, 502 sérieusement en danger, 632 en danger et 607 vulnérables.
L'Atlas précise, par exemple, que 199 langues comptent moins de dix locuteurs et 178 autres langues entre 10 et 50 locuteurs. Parmi les langues éteintes depuis peu, il cite le mannois de l'île de Man, éteint en 1974 avec le décès de Ned Maddrell, l'aasax de Tanzanie, éteint en 1976, l'oubykh de Turquie, éteint en 1992 avec le décès de Tevfik Esenç, l'eyak d'Alaska (Etats-Unis), éteint en 2008 avec le décès de Marie Smith Jones.
« La disparition d'une langue aboutit à la disparition de nombreuses formes de patrimoine culturel immatériel, en particulier du précieux héritage que constituent les traditions et les expressions orales --; des poèmes et légendes jusqu'aux proverbes et aux plaisanteries --; de la communauté qui la parlait. La perte des langues se fait aussi au détriment du rapport que l'humanité entretient avec la biodiversité, car elles véhiculent de nombreuses connaissances sur la nature et l'univers », a souligné le directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura.
Le travail effectué par les linguistes qui ont collaboré à l'Atlas (plus de 30) montre que le phénomène de disparition des langues se manifeste dans toutes les régions et dans des conditions économiques très variables. En Afrique subsaharienne, où environ 2.000 langues (près d'un tiers du total mondial) sont parlées, il est très probable qu'au moins 10% d'entre elles vont disparaître au cours des cent prochaines années. L'Atlas constate par ailleurs que l'Inde, les Etats-Unis, le Brésil, l'Indonésie et le Mexique, des pays ayant une grande diversité linguistique, sont aussi ceux qui comptent le plus de langues en danger. En Australie, il dénombre 108 langues se trouvant en danger à des degrés divers. En France métropolitaine, 26 langues sont en danger : 13 sérieusement en danger, 8 en danger et 5 en situation vulnérable.
La situation telle que présentée dans l'Atlas n'est cependant pas systématiquement alarmiste. Ainsi, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le pays qui enregistre la plus grande diversité linguistique de la planète (plus de 800 langues y seraient parlées) est aussi un de ceux qui auraient relativement peu de langues en danger (88). Aussi, bien qu'elles soient indiquées comme éteintes dans l'Atlas, certaines langues font l'objet d'une active revitalisation, comme le cornique (Cornouailles) ou le sîshëë (Nouvelle Calédonie), et il est possible qu'elles redeviennent des langues bien vivantes.
De plus, grâce à des politiques linguistiques favorables, plusieurs langues autochtones ont vu augmenter le nombre de leurs locuteurs. C'est le cas de l'aymara central et du quetchua au Pérou, du maori en Nouvelle-Zélande, du guarani au Paraguay et de plusieurs langues du Canada, des Etats-Unis et du Mexique.
L'Atlas montre aussi que pour des raisons économiques, du fait de politiques linguistiques différentes ou de phénomènes sociologiques, une langue n'a souvent pas le même degré de vitalité suivant les pays où elle est parlée.
Pour Christopher Moseley, linguiste australien et directeur de publication de l'Atlas, « il serait naïf et simpliste d'affirmer que les grandes langues qui ont été des langues coloniales --; tel l'anglais, le français et l'espagnol --; sont partout responsables de l'extinction des autres langues. Le phénomène relève d'un subtil équilibre des forces et cet Atlas permet à chacun de mieux comprendre cet équilibre ».
L'Atlas est un outil numérique interactif et pourra être complété, corrigé ou actualisé en permanence, grâce à la contribution de ses utilisateurs.
Feb 19 2009 10:00AM
UN News
New York, Feb 18 2009 10:00AM
Les lauréats 2009 des bourses MAB pour les jeunes scientifiques, ainsi que de la bourse Michel Batisse de gestion de réserve de biosphère ont été annoncés par le Bureau du Conseil international de coordination du programme de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (<"http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=2902&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html">UNESCO) sur « L'homme et la biosphère » (programme MAB).
Depuis 1989, le MAB accorde chaque année à dix jeunes scientifiques des bourses pouvant aller jusqu'à 5.000 dollars, afin d'encourager de jeunes chercheurs à entreprendre des travaux interdisciplinaires sur les écosystèmes, les ressources naturelles et la biodiversité, dans la droite ligne du programme MAB qui se consacre aux interactions durables entre les populations et leur environnement.
Les lauréats 2009 et leurs projets sont :
Marina Rubtsova (Fédération de Russie) : effet de l'éducation/sensibilisation à l'environnement et du développement touristique sur les communautés locales en Sibérie centrale ;
Taher Ghadirian (Iran) : conservation des forêts de mangroves servant de lieux de reproduction à plusieurs espèces d'oiseaux dans la réserve de biosphère Hara ;
Deni Rayn Villalba (Mexique) : intégrité de l'écosystème et participation communautaire en matière de ressource en eau, Réserve Calakmul ;
Yun Son Suk (République populaire démocratique de Corée) : mise en place d'un réseau de suivi de la biodiversité (technologie 3S) dans la réserve du Mont Kuwol ;
Khalid Osman Hiwytala (Soudan) : impact de la migration frontalière de la tribu Umbararow dans la réserve de biosphère Dinder ;
Peggy Prisca Ouoko Yangounza (République centrafricaine) : contribution à l'étude d'impact de l'exploitation forestière sur les patrimoines culturel et naturel chez les pygmées Aka de la Commune de Balé-Loko ;
Steeve Ngama (Gabon) : évaluation du degré de dépendance alimentaire des communautés riveraines de la Réserve de biosphère d'Ipassa à Makokou, vis-à-vis de la faune sauvage ;
Ana Maria Abrazua Vasquez (Chili) : établissement des bases d'une étude à long terme de la biodiversité endémique sur l'Archipel Juan Fernandez ;
Paula Irrazabal et Soledad Contreras (Chili) : impact des perturbations sur l'habitat des mammifères dans le Parc et réserve de biosphère Torres del Paine ;
Surima Orto Pozo (Cuba) : plan de gestion pour la conservation des orchidées dans leur habitat naturel, Réserve de biosphère Sierra del Rosario.
La bourse Michel Batisse - dotée de 6.000 dollars et décernée tous les deux ans à une étude de cas portant sur la gestion de réserve de biosphère --; est partagée cette année entre Boshra Salem (Egypte) pour « Travailler ensemble pour une meilleure subsistance dans la Réserve de biosphère Omayed » et Gorshkov Yu (Fédération de Russie) pour « Gestion de la nature, conservation, restauration de la diversité du paysage biologique et de l'activité socio-économique de la réserve de biosphère Grand Volzhsko-Kamsky ». La remise des bourses se déroulera en mai, lors de la réunion en République de Corée du Conseil international de coordination du MAB.
Les réserves de biosphère sont des sites qui font preuve d'approches innovantes en matière de conservation, de sciences écologiques et de développement durable et qui sont reconnus comme tels par le Programme MAB. Il existe actuellement 531 réserves de biosphère MAB réparties dans 105 pays.
Feb 18 2009 10:00AM
________________
Novethic'Info n°345
Le tribunal de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a rendu une ordonnance de non-lieu à l'encontre de Bayer et BASF. Les deux groupes chimiques ne seront donc pas condamnés pour avoir vendu l'insecticide Regent, accusé d'être à l'origine de la surmortalité des abeilles. Plusieurs associations vont faire appel de la décision.
Le procès du Regent n'aura pas lieu. Le tribunal de grande instance de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, a enfin rendu son avis concernant la responsabilité des producteurs du célèbre insecticide. Après cinq ans d'attente, Bayer CropScience et BASF Agro ont obtenu, vendredi 30 janvier 2009, un non-lieu dans l'affaire de la mortalité des abeilles. Ils étaient accusés d'avoir utilisé du fipronil, une substance chimique jugée dangereuse, dans leur pesticide Regent. Le procureur de la République avait déjà requis un non-lieu en juin 2008, arguant que le lien entre la destruction des ruches et l'utilisation de l'insecticide ne pouvait pas être formellement démontré. Scandalisées, l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) et la Confédération paysanne ont annoncé leur intention de faire appel de la décision.
« Insecticide utilisé en traitement des semences pour la protection des cultures de maïs et de tournesol contre le taupin, un ravageur souterrain, » telle est la description du Régent donnée par BASF qui précise : « Il ne présente aucun danger pour l'homme et l'environnement. » Pourtant dès 2003, de premières études impliquent le fipronil, substance active du Regent, dans la surmortalité d'abeilles. En février 2004, BASF Agro qui commercialise le Regent et son PDG Emmanuel Butstraen étaient mis en examen pour « mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l'homme et de l'animal ». Une décision qui concernera pour les mêmes raisons, la firme Bayer Crop ancien propriétaire du Regent (voir articles liés).
Des résidus de pesticides sur le raisin
Le Mouvement pour le droit au respect des générations futures (MDRGF), en partenariat avec des ONG européennes, a sorti lundi 24 novembre une étude révélant que le raisin était massivement contaminé par des pesticides. Sur les 124 raisins testés, issus de l’agriculture conventionnelle et vendus en Europe, 123 présentaient des traces de pesticides. Pire encore : certains de ces pesticides seraient interdits dans l’Union européenne, notamment des polluants organiques persistants ! 4,8% des raisins testés présentaient plus de pesticides que les limites maximales autorisées par la législation européenne, et 20% contenaient également des produits chimiques. Tous les échantillons prélevés en France contenaient des pesticides.
Après plusieurs mois et semaines de batailles d'experts, le procureur Claude Derens avait finalement requis un non-lieu en faveur des firmes chimiques et de leurs dirigeants, en juillet 2008. « A l'issue des très nombreuses expertises acquises au dossier, il n'était pas envisageable d'affirmer un lien incontestable entre l'utilisation du fipronil dans l'enrobage des semences et les surmortalités des abeilles constatées à l'occasion des campagnes 2002 et 2003 », estimait-t-il alors dans les réquisitions transmises aux avocats des différentes parties. Le procureur s’était appuyé principalement sur un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) d'avril dernier qui révélait « qu'il n'y a aucune relation entre la présence de fipronil et celle des abeilles adultes et larvaires. »
« Non-responsabilité du Regent TS »
L'UNAF a exprimé « sa réprobation devant des réquisitions aussi caricaturales qui survolent à peine quelques points du dossier sans en traiter aucun, et qui donnent une idée consternante de l'impuissance judiciaire de notre pays face aux graves problèmes environnementaux de notre temps. » A contrario, BASF se félicite de cette décision puisque ces réquisitions « confortent la non-responsabilité du Régent TS dans les mortalités d'abeilles. » A ce jour, le Regent TS est toujours interdit de commercialisation en France suite à la décision qu'avait prise Hervé Gaymard alors ministre de l'Agriculture en 2004, tandis qu'il est autorisé en Europe. L'affaire est en attente désormais d'une décision de la juge d'instruction : soit confirmer ce non-lieu, soit un renvoi en correctionnelle.
Alors que BASF privilégie les pistes du manque de biodiversité et du rôle primordial des parasites –en accord sur ce point avec certains apiculteurs- pour expliquer la surmortalité des abeilles, il faut souligner que, dans son rapport, sur lequel le procureur Claude Derens a appuyé son réquisitoire, l'Afssa invitait à tenir compte du « très petit nombre d'observations » qui avait servi à l'étude, en l'occurrence 120 colonies d'abeilles domestiques. En outre, en février dernier, le ministère de l'Agriculture rendait public un rapport du Comité Scientifique et Technique (CST) de l'Etude Multifactorielle des Troubles des Abeilles, selon lequel le fipronil ferait courir « des risques inacceptables » aux abeilles. A l'époque, pour le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, « ce rapport montre clairement la dangerosité inhérente à ces insecticides systémiques en enrobage de semences et souligne toute l'absurdité de l'homologation récente de l'insecticide Cruiser. »
Le Cruiser interdit en Allemagne
Si le réquisitoire du procureur de Saint-Gaudens met hors de cause le fipronil, l'implication des pesticides dans la surmortalité des abeilles est loin d'être écartée. En effet, la récente décision de l'Allemagne de suspendre l'autorisation de l'insecticide Cruiser, produit de la société Syngenta, relance le débat. Le Bureau fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire (BVL) a choisi le principe de précaution, suite à un examen des faits concernant les dommages importants sur les abeilles du sud-ouest de l'Allemagne et mettant en cause certaines techniques de semis.
Il est vraisemblable aux yeux de certains experts que ce soit la conjonction de plusieurs facteurs –pesticides, champignon pathogènes et acarien- qui explique la disparition des abeilles particulièrement nécessaires à l'équilibre écologique (voir article lié). Auquel cas, on n'établira peut-être jamais de lien de causalité certain et indiscutable entre la présence d'un pesticide et de la disparition des abeilles. C'est alors le principe de précaution qui peut venir au secours de l'environnement plutôt que la décision de justice.
Mis en ligne le : 27/11/2008
Profitant de la tenue ce lundi de la Journée Mondiale des Zones Humides, la commune du sud a annoncé que l’étang des Salines faisait désormais partie de la liste des sites Ramsar, du nom de cette ville en Iran ou a été signé en 1971 un traité intergouvernemental pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. L’étang des Salines a donc rejoint la liste des 1830 sites jugés comme zone capitale pour la bio-diversité mondiale ! Une désignation qui porte sur le caractère unique du lieu et sur son importance pour la reproduction des oiseaux et des poissons. Seconde victoire pour la commune : après plus de 15 ans de procédure judiciaire, le Tribunal administratif d’appel de Bordeaux a dénoncé la décision autorisant un promoteur immobilier à construire sur une quinzaine d’hectares de mangrove située à Belfond ! Le site restera donc intact !
FDF - 03/02/2009 10:06
Source : http://www.newscientist.com
THE health of millions could be at risk because medicinal plants used to make traditional remedies, including drugs to combat cancer and malaria, are being overexploited. "The loss of medicinal plant diversity is a quiet disaster," says Sara Oldfield, secretary general of the NGO Botanic Gardens Conservation International.
Most people worldwide, including 80 per cent of all Africans, rely on herbal medicines obtained mostly from wild plants. But some 15,000 of 50,000 medicinal species are under threat of extinction, according to a report this week from international conservation group Plantlife. Shortages have been reported in China, India, Kenya, Nepal, Tanzania and Uganda.
Commercial over-harvesting does the most harm, though pollution, competition from invasive species and habitat destruction all contribute. "Commercial collectors generally harvest medicinal plants with little care for sustainability," the Plantlife report says. "This can be partly through ignorance, but [happens] mainly because such collection is unorganised and competitive."
Medicinal trees at risk include the Himalayan yew (Taxus wallichiana), a source of the anti-cancer drug, paclitaxel; the pepper-bark tree (Warburgia), which yields an antimalarial; and the African cherry (Prunus africana), an extract from which is used to treat a prostate condition.
The solution, says the report's author, Alan Hamilton, is to provide local communities with incentives to protect these plants. Ten grass-roots projects studied by Plantlife in India, Pakistan, China, Nepal, Uganda and Kenya showed this approach can succeed. In Uganda, the project has ensured the sustainable supply of low-cost malaria treatments, and in China a community-run medicinal plant reserve has been created for the first time.
"Improving health, earning an income and maintaining cultural traditions are important in motivating people to conserve medicinal plants, and thus the habitats," says Hamilton. "In conservation you've got to go with what people are interested in."
Ghillean Prance, the former director of the Royal Botanic Gardens at Kew in London, agrees that medicinal plants are in dire need of protection. "Not nearly enough is being done," he told New Scientist. "We tend to destroy the very plants that are of most use to us."
10 January 2009 by Rob Edwards
05/01/2009 12:57 Journal de l'environnement
Une équipe internationale du laboratoire d’applications bioacoustiques de l’Université polytechnique de Catalogne, dirigé par le Français Michel André, vient de mettre au point un dispositif portable pour évaluer la perte d’audition des cétacés. Il ne sera donc plus nécessaire de déplacer les animaux jusqu’à un laboratoire pour mesurer leur audition (une étape à risques pour ces animaux), et les scientifiques pourront évaluer les possibilités de survie des cétacés échoués sur les côtes grâce à un diagnostic in situ.
S’il n’est pas prouvé qu’il existe un lien entre la contamination acoustique et la désorientation de ces animaux, il est admis que les effets du bruit se répercutent de façon irréversible sur la capacité auditive des cétacés. L’équipe de Catalogne a également mis en évidence que des sources sonores d’origine humaine augmentaient le nombre de collisions entre ces mammifères marins et des bateaux.
L’équipe de chercheurs travaille actuellement à comprendre comment le bruit affecte les populations de cétacés, dans un but de conservation de ces animaux.
Dans le cadre du même programme de recherches, plusieurs laboratoires planchent également sur des solutions destinées à éviter les interactions entre cétacés et obstacles d’origine humaine (tels que filets de pêche par exemple).
LE MONDE | 13.11.08 | 13h49 • Mis à jour le 13.11.08 | 15h12KUALA LUMPUR ENVOYÉE SPÉCIALE
La rencontre internationale qui s'est achevée mercredi 12 novembre à Kuala Lumpur, en Malaisie, a permis d'avancer dans le processus de création d'un groupe intergouvernemental d'experts sur la biodiversité, qui devrait porter le nom d'Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES).
La conférence, organisée par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), a réuni les représentants de 96 pays et de nombreux experts. La France, dont la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, est intervenue à l'ouverture des débats, voit "une petite victoire" dans le fait "que le principe soit accepté au niveau intergouvernemental et que les pays donnent mandat (aux Nations unies) pour poursuivre les discussions".
"TEMPS DE L'ACTION"
Désireuse de montrer que l'engagement de la France dans ce processus - très fort depuis 2005 - reste intact, Valérie Pécresse a insisté sur la nécessité "de passer du temps des prises de conscience" à celui de "l'action". La ministre s'est dite favorable à un "mécanisme qui bénéficie de toutes les garanties d'indépendance et de transparence de fonctionnement". Elle a ainsi souhaité que le secrétariat de l'IPBES "soit placé sous les doubles auspices des Nations unies et de l'Unesco".
Mme Pécresse a également proposé que ce secrétariat soit installé à Paris, dans les locaux du Musée de l'homme dont les travaux de restauration viennent d'être engagés et dont la réouverture est prévue en 2012.
Si une très grande majorité des 96 pays présents se sont montrés favorables à l'émergence d'un organe ayant le pouvoir d'imposer des mesures, quelques-uns et non des moindres, comme le Brésil et la Chine, ont exprimé leurs réticences. Le Brésil, notamment, a rappelé sa préférence pour la Convention pour la diversité biologique, dont les règles sont peu contraignantes. Les Etats-Unis, traditionnellement peu enclins à ce type de dispositifs, ont émis des réserves. Cependant, de l'avis des experts, la délégation américaine semblait surtout dans l'attente d'un positionnement de l'administration Obama.
L'idée d'un organisme bâti sur le modèle du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, couronné par le prix Nobel de la paix, en 2007, près de vingt ans après sa création, et doté de la même ambition que lui, avait été prise en 2005 par Jacques Chirac.
L'ancien président français avait alors exprimé "ses doutes sur l'efficacité des décisions de la communauté internationale" pour freiner de manière décisive l'érosion de la biodiversité. Dans la foulée, était né l'Imoseb (International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity), processus consultatif devant mener à la création d'un mécanisme de type GIEC.
ECOSYSTÈMES DÉGRADÉS
L'urgence à agir est à peu près aussi grande que le défi lui-même. L'état des lieux de la planète, établi par l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire, dont les données ont été publiées en 2005, impose d'agir de façon coordonnée. Entre 2000 et 2005, des étendues de forêt aussi grandes que la Grèce ont disparu, et l'épuisement des ressources maritimes menace.
Comme l'a rappelé, à Kuala Lumpur, Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, alors que "le PIB mondial a plus que doublé au cours des vingt-cinq dernières années, 60 % des écosystèmes ont été dégradés ou exploités de manière irrationnelle". C'est à Nairobi, siège du PNUE, où aura lieu le forum des ministres de l'environnement, que se sont donné rendez-vous, en février 2009, les représentants des gouvernements présents en Malaisie.
Brigitte PeruccaArticle paru dans l'édition du 14.11.08
www.actualites-news-environnement.com/ 13/10/2008 09:40 (Par Sandra BESSON)
Malgré ce que pensent de nombreux scientifiques, les espèces vivant dans les tropiques pourraient également être durement affectées par le réchauffement climatique, ce qui pourrait nuire à la biodiversité dans ces régions déjà plus chaudes que la moyenne.
Le réchauffement climatique pourrait bientôt rendre les tropiques trop chauds pour de nombreuses espèces natives, qui seront forcées de se rendre dans des milieux plus en altitude pour échapper à la chaleur, d’après ce que des chercheurs américains ont déclaré jeudi.
L’étude suggère que le changement climatique menace non seulement les ours polaires et d’autres espèces qui aiment le froid, mais qu'il menace aussi des espèces qui aiment la chaleur.
« Nous savons que le climat devient de plus en plus chaud » a déclaré Robert Colwell de l’Université du Connecticut, dont la recherche a été publiée dans le journal Science.
« Si les choses continuent à évoluer comme nous l’avons anticipé, il y aura un réchauffement de 2 à 3°C des températures dans les tropiques costaricains au cours du prochain siècle » a-t-il déclaré.
Robert Colwell et ses collègues prévoient que tandis que le climat des tropiques se réchauffera, les bandes thermiques s’élèveront de 600 mètres. « Le climat actuel que l’on a à 100 mètres d’altitude sera le climat que l’on trouvera à 700 mètres d’altitude » a-t-il déclaré.
Robert Colwell et ses collègues ont analysé les données concernant près de 200 espèces de plantes, d’insectes et de champignons au Costa Rica. Son équipe pense qu’environ la moitié de ces espèces devront fuir dans un territoire totalement nouveau, bien au-delà des sommets de leurs montagnes.
En conséquence, les populations de basse altitude dans les tropiques pourraient voir diminuer la richesse de la biodiversité et des espèces, en partie parce qu’aucune autre espèce ne sera adaptée au climat plus chaud.
Et les espèces se trouvant déjà dans les altitudes les plus élevées pourraient bientôt arriver dans une impasse, avec nulle autre endroit où aller.
Robert Colwell a déclaré que les prévisions statistiques contredisaient les hypothèses de nombreux chercheurs, qui pensent que les espèces vivant dans les tropiques ne seront pas affectées aussi durement par le changement climatique que d'autres espèces vivant dans des régions plus tempérées ou plus froides.
« La théorie controversée actuellement, même parmi les scientifiques, est que les espèces tropicales ne seront pas affectées par le réchauffement climatique parce qu’il y a 5 à 50 millions d’années, le climat était plus chaud et qu'il y avait des forêts tropicales » a-t-il déclaré.
« Nous pensons que ce n’est pas si évident. Et qu’il y a besoin de réaliser plus de recherches pour vérifier que c’est bien le cas » a-t-il ajouté.
Dans une étude différente publiée dans le même journal, des chercheurs de l’Université de Berkeley en Californie comparaient les changements récents constatés dans les populations de petits mammifères dans le Parc National du Yosemite en Californie, par rapport à ceux d’une étude réalisée en 1918.
Sans surprise, ils ont découvert que des mammifères comme les souris, les écureuils ou les musaraignes vivaient désormais à des altitudes plus élevées ou avaient même changé de région. Ces changements concernaient la moitié des espèces étudiées.
Jusqu’à présent, les mouvements de populations d’espèces n’ont pas changé la biodiversité dans le parc, selon les chercheurs, mais ils ont changé les rapports d’interaction entre les populations d’animaux.
« Ce genre de changements dans la composition des communautés sont à l’œuvre depuis toujours » a déclaré James Patton, qui dirigeait l’enquête sur le terrain dans le parc du Yosemite.
Add comment