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Source : par Florence Evin, LE MONDE 14 juillet 2009
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Le déménagement et le reclassement des collections de l'Herbier national du Jardin des plantes, à Paris, donneront naissance au plus complet des herbiers mondiaux accessibles sur Internet. "On va avoir 8 millions d'images, chaque planche sera photographiée sur le site Web du Muséum", s'enthousiasme Jean-Michel Guiraud, directeur des collections du Muséum national d'histoire naturelle. L'information sommaire de l'étiquette qui accompagne chaque spécimen n'a pas été revue depuis vingt ou trente ans.

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Source : Sci Dev

 

 

 

A campaign to drive agriculture to the forefront of climate change negotiations took a step forward yesterday with the launch of a document by food policy experts.

 

Agriculture will be "dramatically" affected by climate change, says the paper, published by the International Food Policy Research Institute (IFPRI). It could also become a potent brake on climate change if the right research and policies are implemented.

 

But its role has yet to be championed in the build-up to the UN Framework Convention on Climate Change negotiations to take place in Copenhagen in December, says the paper 'Agriculture and Climate Change: An Agenda for Negotiation in Copenhagen'.

 

Speaking at the launch of the document in Washington, United States, yesterday (31 March), IFPRI leaders said that agriculture had not featured prominently in the Kyoto Protocol — the current international climate change agreement — because of the "sparse" knowledge at the time about its relationship with climate change.

 

"We are at the point where the negotiations are going to put in place new mechanisms for the next five to 15 years and it's critical that agriculture be included this time around," said Gerald Nelson, senior research fellow at IFPRI.

 

Mark Rosegrant, director of the Environment and Production Technology Division of IFPRI, said that the effect of climate change on agriculture was "uncertain and variable around the world. But one thing is very clear: that the poor and developing countries are more vulnerable."

 

Developing countries have less rainfall, are more dependent on agriculture and face greater obstacles to adaptation, he said.

 

IFPRI has made provisional estimates that the global yield of rain-fed maize will decline by 17 per cent and the yield of irrigated rice will drop by a fifth by 2050 as a result of climate change. Sub-Saharan Africa and South Asia will be the worst hit, according to the new data.

 

But the way agriculture will suffer as a result of climate change is only half of the story, the report argues. Its role in influencing climate change is also being ignored, despite the "huge potential to cost-effectively mitigate greenhouse gases through changes in agricultural technologies and management practices".

 

Agriculture contributes about 14 per cent of annual greenhouse gas emissions. But by changing the types of crops grown, reducing land tillage and switching from annual to perennial crops — as well as changing crop genetics and improving the management of irrigation and fertiliser use — greenhouse gas emissions could be cut.

 

The document calls for more research on the interactions between climate change and agriculture.

 

Link to the full report

Source : Europa

La Commission européenne a présenté aujourd'hui un livre blanc exposant les mesures nécessaires afin de renforcer la capacité de résilience de l'Union face au changement climatique. Selon des études récentes, les effets du changement climatique se feront sentir plus rapidement et seront plus graves que ne l'indiquait le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat dans son rapport de 2007. L'Europe n'échappera pas à ces effets et doit donc se préparer à y faire face. Les conséquences du changement climatique seront différentes d'une région à l'autre, de sorte que la plupart des mesures d'adaptation devront être prises aux niveaux national et régional. Le cadre présenté par la Commission établit une approche stratégique en deux phases pour l'adaptation aux effets du changement climatique dans l'UE, qui vient compléter les mesures adoptées par les États membres au moyen d'une approche intégrée et coordonnée.

 

M. Stavros Dimas, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «La gravité du changement climatique s'accentue et devient de plus en plus inquiétante au fil des ans. Nous devons tout mettre en œuvre pour réduire les émissions de carbone; cependant, même avec les réductions d'émission que nous nous sommes engagés à réaliser, un certain degré de changement climatique est inévitable. Il est donc essentiel que nous commencions à travailler dès maintenant avec les gouvernements, les entreprises et les communautés locales afin de mettre en place une stratégie d'adaptation globale pour l'UE et de garantir l'intégration de l'adaptation dans les principales politiques de l'UE.»

 

Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture, a quant à elle déclaré: «L'agriculture européenne sera touchée de plein fouet par le changement climatique. Je veux que les agriculteurs soient totalement conscients des défis qui les attendent et je souhaite lancer un débat sur les mesures spécifiques susceptibles d'aider nos agriculteurs à s'adapter. En particulier, je voudrais que nous prenions des mesures dites «sans regret» qui engendrent des bénéfices sur les plans économique et environnemental, quelle que soit la façon dont le climat évolue. Ce sont les principaux éléments du document sur l'agriculture et le changement climatique qui a été adopté aujourd'hui en liaison avec le livre blanc.»

 

Mme Androulla Vassiliou, membre de la Commission européenne chargé de la santé, s'est exprimée en ces termes: «Face à l'évolution des modèles climatiques, il y a lieu d'accorder une attention particulière au renforcement de la surveillance sanitaire des personnes, des animaux et des plantes. En outre, l'intégration de programmes d'action sanitaire en cas de conditions météorologiques extrêmes dans les plans de préparation des autorités sanitaires est fondamentale. Nous devons également veiller à ce que les effets du changement climatique sur les catégories sociales vulnérables soient évalués. La collaboration internationale est essentielle pour atteindre ces objectifs.»

 

M. Joe Borg, membre de la Commission européenne chargé de la pêche et des affaires maritimes, a fait la déclaration suivante: «Les côtes et les zones marines de l'Europe se trouvent en première ligne face au changement climatique. Nous devons être prêts à relever les défis à venir, tels que la montée du niveau des mers, les inondations côtières, les incidences sur le tourisme côtier, sur les ports et le transport maritime, ainsi que sur les pêcheries. Nous ne pouvons pas nier l'importance des écosystèmes côtiers pour notre économie. Aujourd'hui, près de 50 % de la population européenne vit dans des zones côtières. C'est pourquoi il est primordial et urgent de déployer des efforts pour s'adapter au changement climatique.»

 

Un cadre d'action

 

Au cours des 50 prochaines années, le changement climatique devrait avoir des incidences considérables sur des secteurs économiques importants tels que l'agriculture, l'énergie, les transports, les écosystèmes, le tourisme et la santé. Il aura aussi des répercussions sur les ménages et les entreprises ainsi que sur certaines catégories sociales, notamment les personnes âgées, les personnes handicapées et les ménages à faible revenu.

 

Le livre blanc présente un cadre dans lequel l'Union européenne et ses États membres peuvent se préparer aux effets du changement climatique. La première phase de la stratégie sera menée jusqu'en 2012 et jettera les bases de l'élaboration d'une stratégie d'adaptation communautaire globale, à mettre en place à partir de 2013. L'objectif sera de mieux comprendre le changement climatique et d'examiner les mesures d'adaptation envisageables ainsi que la façon d'intégrer l'adaptation dans les principales politiques communautaires. Les décisions relatives aux meilleures modalités d'adaptation doivent reposer sur une analyse scientifique et économique solide; toutefois, le contenu et la disponibilité des informations varient largement d'une région à l'autre. Le livre blanc souligne la nécessité de créer un centre d'échange d'informations sur les risques du changement climatique, les effets de ce phénomène et les meilleures pratiques.

 

Les effets du changement climatique diffèrent d'une région à l'autre, les zones de montagne, les zones côtières et les plaines inondables étant particulièrement vulnérables. C'est pourquoi la plupart des mesures d'adaptation seront mises en œuvre au niveau national ou régional. Le rôle de l'Union européenne sera de soutenir ces efforts en adoptant une approche intégrée et coordonnée, notamment en ce qui concerne les questions et les politiques transfrontières qui sont largement intégrées au niveau de l'UE. L'adaptation au changement climatique devra naturellement être au cœur de toutes les politiques de l'UE. Elle doit également occuper une place importante dans les politiques extérieures de l'Union pour aider les pays les plus touchés et coopérer avec les pays partenaires sur les questions liées à l'adaptation au niveau international.

 

La Commission a aussi présenté aujourd'hui trois documents de réflexion consacrés aux questions ayant trait à l'eau et aux zones marines et côtières, à l'agriculture et à la santé, lesquels sont fondés sur le cadre établi dans le livre blanc.

 

Adaptation et atténuation, deux aspects du même problème

 

L'Union européenne est déterminée à agir rapidement pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, atténuer le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre n'est pas suffisant. Il faut prendre des mesures complémentaires à plus court terme. Les conséquences du changement climatique devraient être plus importantes que prévu et se produiront indépendamment des mesures d'atténuation mises en œuvre.

 

L'Europe doit lutter contre ces effets. Il est nécessaire d'adopter des mesures pour améliorer la résilience des systèmes naturels et humains aux incidences du changement climatique. Des mesures d'adaptation sont mises en œuvre dans l'UE, mais elles sont souvent appliquées de manière fragmentaire et dans quelques États membres seulement.

 

Action future

 

La Commission créera un groupe de pilotage consacré aux incidences du changement climatique et à l'adaptation. Ce groupe réunira des représentants des États membres de l'UE qui participent à l'élaboration de programmes d'adaptation nationaux et régionaux et consultera des représentants de la société civile et de la communauté scientifique. Il recevra le soutien de groupes de travail techniques, notamment dans le domaine de l'agriculture. D'ici 2011, la Commission établira un centre d'échange d'informations sur les effets du changement climatique.

 

Pour en savoir plus

 

Page web de la Commission consacrée à l'adaptation au changement climatique

 

http://www.ec.europa.eu/environment/climat/adaptation/index_en.htm

 

Page web de la Commission consacrée à l'agriculture et au changement climatique

 

http://ec.europa.eu/agriculture/climate_change/index_fr.htm

 

Rapport n° 4/2008 de l'AEE: Impacts of Europe's changing climate – 2008 indicator-based assessment

 

http://www.eea.europa.eu/publications/eea_report_2008_4/

Source : Novethic 'Info n°3
La « semaine sans pesticides », Richard Wallner la vit à l’année. En Charente, ce jeune agriculteur expérimente une « agriculture naturelle » sans pesticides, sans engrais et sans labours, avec une production à la surface meilleure qu’en monoculture industrielle, notamment grâce à la complémentarité des cultures.

Richard Wallner a banni de son exploitation agricole, depuis trois ans, les produits chimiques. Enthousiaste sur les résultats, il cite pour l’exemple : « le problème des limaces s’est réglé de lui-même, dès la seconde année, grâce aux carabes, crapauds et hérissons », des alliés naturels qu’il a su attirer par des bandes enherbées et conserver en s’abstenant de traiter ses salades et de labourer. Ce jeune agriculteur s’est installé en Charente, à Marsac, près d’Angoulême, pour mettre en pratique les principes d’une agriculture écologique, en totale rupture avec le modèle agricole intensif actuel. Sa ferme, Au Petit Colibri, qui est aussi un écolieu pédagogique, ressemble au premier abord à une friche. Pourtant, lorsqu’on pénètre, les choux, salades et autres légumes sont bien là, sur des buttes, calfeutrés dans de la paille.

 

"Principe du non agir"

 

Richard Wallner pratique une agriculture dite « naturelle », qui préconise le non labour, interdit tout pesticide, fongicide ou herbicide et évite même l’emploi de tout compost préparé, aussi naturel qu’il puisse être. Le concepteur de cette méthode, le Japonais microbiologiste des sols Masanobu Fukuoka, avait tant étudié la complexité des interactions au sein des écosystèmes, dans les années 1930, qu’il en était arrivé à la conclusion que toute intervention humaine causait plus de dégâts qu’elle n’en réparait. « La nature fonctionne très bien mais nous ne l’avons toujours pas comprise » résume Richard Wallner. Par exemple, ses plants de tomates, non taillés, résistent mieux aux maladies et donnent autant de fruits, même si ces derniers sont un peu plus petits. Il est rejoint dans ce principe par un chercheur contemporain de l’INRA, Jean-Marie Lespinasse, qui, après avoir tout essayé, conclut sur les arbres fruitiers : « il faut laisser l’arbre tranquille, avec de l’espace »... Pour autant, précise Richard Wallner, « le principe du non agir n’est pas l’agriculture du rien faire. Cette méthode nécessite beaucoup d’observation, de présence et de travail ». Surtout les premières années, où il faut arracher ou faucher les herbes indésirables. Ensuite, la couverture du sol, le fait de ne pas labourer et quelques autres techniques réduisent la repousse.

 

Locale, sobre et productive
Cette agriculture se pratique à petite échelle (moins de 10 ha la ferme) et sur la proximité. Rentable au plan économique, écologiquement et socialement viable. L’un des secrets de sa rentabilité, dès la première année, repose sur l’absence d’investissement lourd, puisqu’on se passe de tracteur et d’intrants. On évite au maximum les transports en organisant les terres autour de la ferme, selon les principes de la permaculture. La vente se fait aussi localement. Richard Wallner a vite fidélisé des familles avec ses paniers hebdomadaires.
Le concept d’organisation permaculturelle, qui fait des émules dans le monde entier, optimise toutes les énergies, humaines, fossiles et naturelles, du bâti aux cultures, en passant par la gestion de l’eau. Cette ferme idéale est non seulement sobre mais très productive grâce au mélange des cultures, qui permet de densifier l’usage de la terre. Ainsi, le verger sert aussi de poulailler. Les arbres sont d’ailleurs présents sur toutes les cultures puisqu'ils en sont les régulateurs, remontant les fertilisants à la surface grâce à leurs racines. « La ferme est de plus en plus auto fertile, sécurisée et de moins en moins pénible. Le système est mature au bout de dix ans, la durée d'une bonne emprise des arbres» explique Richard Wallner.

 

Une expérience qui dérange
L’objectif de l’expérience de Richard Wallner est de prouver la viabilité du système, indépendant du pétrole et de toute subvention européenne, bénéfique pour la santé et l’environnement, et qui recréerait du lien social et de l’emploi dans les campagnes. « A terme, on peut envisager un hectare par agriculteur, qui nourrirait vingt à trente familles de façon diversifiée, hors viande. Avec un million de fermes on nourrit la France sur une surface ridicule ! » extrapole-t-il. Son projet a commencé sur les chapeaux de roues, en 2005, grâce à l’aide de bénévoles et les deux premières années ont été prometteuses. Mais ce parisien exilé, ingénieur de formation, a dû arrêter les cultures commerciales pour cause de blocage de la mairie de Marsac, qui lui refuse arbitrairement le droit de construction sur son terrain. Son projet avait pourtant le soutien du Conseil Général, de la Chambre d’Agriculture et de la DIREN. En janvier, il a même reçu la visite des Verts. « L’expérience de Richard est intéressante car il utilise des méthodes que les agriculteurs traditionnels n’ont pas appris comme étant possibles » a déclaré Cécile Duflot, secrétaire nationale. Peut-être est-ce le succès potentiel de ce modèle qui gêne le maire de Marsac, maïsiculteur et éleveur de porcs hors-sol ? Après trois ans de négociation et de résistance, à vivre en caravane, Richard Wallner attaquera en justice la mairie à la fin du mois pour pouvoir mener son rêve à bien et cultiver notre espoir d’une agriculture durable.

Hélène Huteau

Source : Novethic'Info n°3

La Semaine sans pesticides se déroule du 20 au 30 mars 2009 en Europe, au Brésil, au Canada et dans des pays d’Afrique du nord. Collectivités, entreprises et associations organisent en France des événements sur l’usage de ces produits, de plus en plus encadrés par la réglementation nationale et européenne. Pour sa 4ème édition, la Semaine sans pesticides se déroule dans un contexte qui a considérablement évolué. Si la France est toujours le premier consommateur de pesticides en Europe (77.300 tonnes utilisées en 2007, soit plus de 5 kg/ha/an), au plan réglementaire, le Grenelle et le plan « Ecophyto 2018 » ont inscrit la réduction des pesticides dans la politique agricole hexagonale, avec un objectif de « moins 50% dans 10 ans, dans la mesure du possible ». « Même si cette réglementation n’est pas juridiquement contraignante et qu’elle apparaît très insuffisante, nous reconnaissons des progrès dans cette démarche de plus en plus précautionneuse des pouvoirs publics », se félicite François Veillerette, président du MDGRF. De même, la directive européenne sur l’usage durable des pesticides et la liste noire des 22 produits les plus dangereux interdits par Bruxelles sont autant de signaux positifs pour les défenseurs de solutions alternatives aux pesticides. Collectivités, élus, associations et consommateurs sont en effet de plus en plus nombreux à rejeter leur usage. La ville de Paris, à l’instar d’autres collectivités locales engagées dans une démarche « Zéro pesticides », a entrepris un plan de réduction significatif pour les parcs et jardins, mais également pour le service de l’eau, dont la gestion reviendra à la ville l’année prochaine. Jacques Boutault, maire (écologiste) du 2e arrondissement de Paris, explique ainsi que « le remplacement progressif des pesticides par des alternatives plus naturelles a permis de faire chuter leur utilisation de 90% à Paris, depuis 15 ans ».
Si l’agriculture est le principal utilisateur de pesticides (95 % des substances utilisées), l’entretien des voieries et des espaces verts est également concerné. Or, cette exposition peut s’avérer particulièrement dangereuse pour les enfants et les femmes enceintes. En juin 2008, une campagne de mesures effectuée en Ile-de-France par Airparif avait mis en évidence la présence, à l'état de traces, de plus de trente molécules de pesticides dans cinq sites différents : Paris, les Halles ; Bois-Herpin (Essonne) ; Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ; Chelles et Coulommiers (Seine-et-Marne). Pas moins de 3 200 tonnes de pesticides sont employées chaque année en Ile-de-France, dont 2 900 tonnes pour des usages agricoles.

Des effets toxiques mal connus
Présents dans l’air, l’eau, les sols et l’alimentation, les pesticides ont des impacts sanitaires considérables. Certains produits, bien qu’ils ne soient plus utilisés depuis des années, persistent encore dans l’environnement. Si les études sur leurs effets en matière de santé sont trop peu nombreuses, une enquête menée par l'Ineris en mars 2008 lui a permis de conclure que : "Si le lien entre l'exposition aux pesticides présents dans l’environnement intérieur et l'impact sur la santé n'est pas encore précisément établi, la toxicité de ces produits est avérée ». Certains organismes, comme l’Agence de protection environnementale des Etats-Unis (EPA), ont classé des produits comme cancérogènes potentiels. C’est le cas de l’Oxadiazon, un herbicide toujours commercialisé.
Le nombre et le champ insuffisant des études sanitaires ont conduit à la création d’un Observatoire des résidus de pesticides (ORP) pour rassembler et exploiter les données existantes. 25 organismes spécialisés dans les domaines de l'environnement et des risques sanitaires sont réunis, sous l’égide de l'agence française de la sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) pour évaluer les impacts toxiques , dont le risque de cancers et de perturbation endocrinienne. Car même à faible dose, les substances génotoxiques peuvent modifier l’ADN et entraîner des cancers. C’est le cas pour un certain nombre de pesticides. De même, les perturbateurs endocriniens agissent comme des hormones, avec des effets à des doses très basses. L’« effet cocktail » de ces substances reste également mal connu. Pour obtenir une mise sur le marché, le fabricant doit fournir un dossier d’étude sur le produit, mais seule la substance active est testée, et non les autres composants, qui peuvent pourtant augmenter les effets de la matière active. Les travaux de l’ORP montrent par ailleurs qu'il est encore difficile aujourd'hui de mesurer l'exposition des citoyens aux pesticides. Un suivi annuel des usages des pesticides sur le territoire français va être mis en place, qu’il s’agisse des milieux professionnels ou des particuliers, notamment à travers le jardinage. Enfin, un plan 2009-2011 doit permettre de rassembler des données sur la présence de résidus de pesticides dans l’environnement et les produits de consommation.

Véronique Smée

 
 

By Anselma Aimable
Caribbean Net News St Lucia Correspondent
Email: anselma@caribbeannetnews.com

 

CASTRIES, St Lucia: The Biodiversity Unit, National Focal Point for the Biosafety Clearing House of the Ministry of Agriculture, Lands, Fisheries and Forestry, under the Biosafety Clearing House Project funded by United Nations Environment Program - Global Environment Facility (UNEP-GEF), will be continuing its series of training workshops targeted at various stakeholders.
The upcoming one day session to be held on March 24, 2009, will train farmers from the north of the island in accessing information on Genetically Modified Organisms (GMOs) that are living and traded from the Biosafety Clearing House.
This clearing house is a web based portal of information where countries that are party to the Cartagena Protocol on Biosafety are mandated to share information on pertinent biosafety issues. The training will be carried out by local instructors who have been trained from previous workshops by UNEP-GEF Regional Advisors. The training will be held in the National Information and Communications Technology Centre in down town Castries.
GMOs that are traded are used for various reasons including food, feed or for processing and the farmers should benefit greatly by the training.

www.novethic.fr 25/02/09

Suite aux engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement français entend soutenir la filière bio en l'introduisant dans la restauration collective, et en développant les terres agricoles consacrées. Mais l'offre est loin de satisfaire la demande.

Les français veulent du bio. C'est en tout cas le constat que dresse l'AgenceBio, au regard des conclusions de son dernier baromètre, publié le 5 février dernier. Et sachant que 49% des repas pris hors domicile le sont dans la restauration collective, le secteur a tout intérêt à se mettre au vert.

 

Objectif 2012 : 20% de bio dans les assiettes...

 

Effet direct du Grenelle, le gouvernement a diffusé en mai 2008 une circulaire auprès des ministères et préfectures, engageant à « l'exemplarité de l'État en matière d'utilisation des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective ». Objectif annoncé : être en mesure de proposer, dès 2012, 20% de repas bio ou partiellement bio dans les cantines des administrations d'État. Avec pour étape de mi-parcours les 15% en 2010. Et l'espoir que la restauration d'entreprise suive le même chemin.
Pour l'heure, sur le secteur global de la restauration collective (administration, entreprises, collectivités ), on dénombre à peine 0,5% de repas bio. Alors certes, leur nombre à été multiplié par dix ces quatre dernières années, atteignant les dix millions de couverts en 2007, mais les ambitions gouvernementales n'en restent pas moins démesurées. Cécile Desclos, en charge de l'étude « Produits bio : perspectives de développement et stratégies comparées des distributeurs », publiée en décembre 2008 par Eurostaf, regrette par ailleurs que la circulaire ne concerne pas les établissements scolaires, « qui pourtant font preuve de nombreuses initiatives depuis quelques années. » Tout comme elle, Eric Grunewald, chargé de mission restauration collective et filière à la Fédération nationale de l'agriculture biologique, reste septique. « Même si c'est une bonne chose de fixer des objectif, celui-ci est très ambitieux, et d'ailleurs, il n'engage à rien. Par contre, il nécessite une grande adaptation, notamment en terme de formation du personnel, ou de gestion des restaurants. Par exemple, peu de cantines possèdent aujourd'hui une légumerie pour entreposer et préparer les légumes frais, puisque les pratiques de l'agro-alimentaire ont privilégié le recours systématique au produits transformés. »

 

...Et 6% de la SAU consacrée

 

Outre les coûts inéluctables d'une telle adaptation, c'est avant tout l'absence de production qui entrave la réalisation de cet objectif. Car la France est très en retard en la matière : la surface agricole dédiée au bio dépasse à peine les 2% de la SAU. Première puissance européenne agricole, elle ne regroupe pourtant que 8% des terres européennes dédiées à la culture bio, laissant à ses proches voisins les marches du podium (17% pour l'Italie, 14% pour l'Allemagne et 12% pour l'Espagne).

 

L'approvisionnement passe donc majoritairement par l'importation, pratique forcément paradoxale quand on imagine le bio comme un moyen de soutenir l'agriculture de proximité. Nathalie Kosciusko-Morizet clôturait d'ailleurs les Assises nationales de l'agriculture biologique de 2007 par un appel à l'autosuffisance : « la moitié des produits bio consommés en France sont importés, très souvent depuis l'Allemagne et dans des camions polluants. C'est aberrant.» D'autant que l'engouement pour le bio se généralise en Europe et pourrait bientôt saturer les filières d'importation.

 

Au mois d'octobre dernier, le gouvernement français s'est donc engagé sur un deuxième objectif tout aussi ambitieux : tripler la surface agricole bio d'ici 2012, pour atteindre les 20% en 2020. Mais la encore, les dents grincent. Pour Éric Grunewald, « à moins de compter dans ces 6% les terres en conversions -et encore-, cet objectif également paraît irréaliste. » Notamment car les aides financières pour soutenir la conversion des terres ne suivent pas.
« Michel Barnier a annoncé aux Assises nationales de 2008 une rallonge de 12 millions d'euros de l'enveloppe annuelle dédiée à la conversion des terres [enveloppe qui s'élevait jusqu'ici à 22 millions d'euros]. Mais soyons honnêtes, qu'est ce qu'on fait avec 12 millions ? Concrètement, on aide entre 50 et 60 exploitants. C'est pas grand chose. » Ce constat amer, Serge Atia, fondateur de la société de distribution Biofinesse, le partage avec nombre de producteurs. Lui qui distribue produits bio et équitables exclusivement à la restauration collective, engage les producteurs à s'associer en fédérations, « pour faciliter la mise en marché », et surtout structurer cette filière « qui devrait se développer considérablement dans les dix années à venir » selon Cécile Desclos.

Anne Farthouat
Mis en ligne le : 23/02/2009

FNE Communiqué de presse - Vendredi 20 février

Lors de son discours prononcé hier à Daumeray (Maine-et-Loire), Nicolas Sarkozy a promis une rallonge de 300 millions d'euros pour les aides de la PAC. Pour FNE, ce bonus doit impérativement être utilisé pour les formes d'agriculture les plus favorables à l'environnement, comme l'agriculture biologique.

 

Pour France Nature Environnement (FNE), par souci d'efficacité, les crédits supplémentaires promis par le Présidents de la République doivent avant tout être destinés :

 

. à l'augmentation des surfaces en agriculture biologique
· aux prairies permanentes, notamment en zone de montagne
· aux mesures de gestion sur les sites importants pour la qualité de l'eau et la biodiversité, aussi appelées « mesures agroenvironnementales territorialisées »

 

Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Dans un contexte de budget restreint, la moindre marge doit être utilisée pour aller à l'essentiel : il s'agit de redonner une légitimité aux aides publiques à l'agriculture, en les mettant en cohérence avec les engagements du Grenelle de l'environnement.»

 

Les annonces officielles sur l'application en France du « bilan de santé » de la PAC sont prévues pour lundi 23 février.

 

 

 

 


 

 

 

 

Interrogations sur la place de l’environnement

 

Journal de l'Environnement, 28/11/2008 12:24

A mi-parcours de la mise en œuvre de la Politique agricole commune (Pac) 2003-2013, le Conseil agriculture a adopté une augmentation des aides consacrées au développement rural, qui comprend des mesures en faveur de l’environnement et de l’agriculture biologique. La question de leur répartition reste posée, ainsi que celle de l’orientation après 2013.

C’est le 20 novembre, au terme d’une nuit de discussions, que les 27 ministres européens chargés de l’agriculture sont parvenus à un accord politique sur le bilan de santé de la Pac réformée en 2003. L’une des mesures phares concerne la modulation des aides directes du premier pilier versées aux agriculteurs, transférées vers le second pilier de la Pac dédié au développement rural. Son taux progressera de 5 à 10% d’ici 2013, mais restera inférieur aux 13% proposés par la commissaire européenne chargée de l’agriculture Mariann Fischer Boel.
Ces nouveaux fonds devraient servir à financer des programmes liés à de «nouveaux défis» (lutte contre le changement climatique, énergies renouvelables, gestion de l’eau, protection de la biodiversité), mais aussi à l’innovation dans ces domaines et à un accompagnement du secteur laitier. «Le second pilier sera sollicité pour compenser la dérégulation des marchés du premier pilier sans que les objectifs des mesures en faveur du développement rural soient mieux clarifiés», estime le groupe Pac 2013 auquel participent notamment les Amis de la terre, la Confédération paysanne et la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France (Fnab). Ses membres souhaitent une délimitation des champs d’action du second pilier, que les organisations agricoles considèrent, selon eux, comme leur «pré carré».
Les agriculteurs biologiques espèrent malgré tout pouvoir profiter de l’évolution de modulation. Olivier Clément, membre de la Fnab, explique: «Si les ressources du Programme de développement rural hexagonal (PDRH) augmentent à travers la modulation, l’agriculture biologique devrait bénéficier d’un budget supérieur». Il approuve la hausse annoncée de la contribution financière de l’Union européenne aux «nouveaux défis», qui sera de 75% au lieu de 50%, portant ainsi la participation de la France à 25% seulement. La Fnab se demande toutefois si l’agriculture bio sera bien une priorité du gouvernement, même si des objectifs ont été fixés lors du Grenelle.
Les Etats membres ont par ailleurs confirmé la possibilité de recourir à l’article 68 du règlement Pac, dont le champ d’action originellement centré sur les systèmes de production favorables à l’environnement et l’amélioration de la qualité des produits, s’applique aussi, dorénavant, aux secteurs en difficulté (production de lait, élevages caprins...) et à la couverture des risques climatiques et sanitaires. Jusqu’à présent, la France n’a pas activé cet article. Désormais, plusieurs secteurs se retrouvent «en concurrence» pour recevoir un montant d’aides plafonné à 10% du budget national, soit environ 900 millions d’euros en France. Pour la Fnab, l’article 68 est «une tirelire pour de trop nombreux secteurs». «Tout l’enjeu réside dans le débat national qui décidera de la répartition des aides», résume Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à la fédération d’associations de défense de l’environnement France nature environnement (FNE).
Au final, le groupe Pac 2013 estime que l’accord des ministres européens «ne propose pas de direction claire à ce que sera la Pac après 2013», et appelle à une prise en compte des collectivités et de la société civile dans l’élaboration d’une politique européenne alimentaire, environnementale et rurale durable.