Source : Journal de l' Environnement
Effet parapluie?
L’étude récente montrant que l’exposition maximale aux ondes des antennes-relais ne se situait pas sous la source mais à plusieurs centaines de mètres de celle-ci (6) a été vivement critiquée. Pour les scientifiques il s’agit d’une évidence qui ne concerne toutefois que «l’exposition au sol» [et donc pas un immeuble d’habitation]. En réponse, Agir pour l’environnement et Priartem ont rendu public le 6 avril, les résultats de l’analyse de 250 mesures effectuées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) entre décembre 2008 et mars 2009 qui «ne confirment pas de liens entre l’éloignement et l’exposition». En outre, 17% des sites font apparaître des champs supérieurs à 2 V/m dont l’un à près de 17 V/m.
La divergence des avis sur l’effet sanitaire des antennes entre opérateurs, scientifiques et associations a été remise en lumière lors de l’audition organisée lundi par l’Opecst (1). Dans ce contexte, sont prônés un renforcement du dialogue et une prise de position de l’Etat. La table ronde du 23 avril devra répondre à ces attentes.
Les ondes sont encore brouillées entre les acteurs concernés par la téléphonie mobile. Au cœur du conflit, la question de l’impact sanitaire des antennes-relais. Pour Denis Zmirou, professeur de santé publique à la faculté de médecine de Paris, des effets existent mais il s’agit «de troubles psychosomatiques se manifestant chez des personnes ayant un stress élevé, qu’elles soient ou non exposées aux ondes». Le scientifique rappelle que le niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques d’une antenne est «le plus souvent faible, toujours inférieur aux normes en vigueur et très en deçà de l’exposition associée à l’utilisation d’un téléphone mobile». Ce à quoi Marc Cendrier de l’association Robin des Toits rétorque que «la question centrale est la durée d’exposition». Il est vrai que les limites d’exposition actuelles (2) ne prennent en compte que l’effet thermique des ondes et non pas un éventuel effet à long terme que «la plupart des études n’ont pas évalué», confirme Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association santé environnement de Provence (Asep).
Les associations militant pour un abaissement du seuil d’exposition s’appuient sur le rapport BioInitiative, dont Cindy Sage est l’une des co-auteurs (3) et qui montrerait l’existence d’effets biologiques «non thermiques». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission internationale sur la radioprotection non ionisante (ICNIRP) ont cependant refusé de le commenter, jugeant qu’il ne s’agissait pas d’un rapport «scientifique». André Aurengo (4), chef du service de médecine nucléaire de l’hôpital Salpêtrière et membre de l’Académie de médecine, qui juge les résultats de ce rapport «contradictoires et incohérents», rappelle que «le seul effet reconnu des antennes-relais est celui de l’échauffement thermique, pour lequel une exposition durant 24 heures à un champ d’1 volt par mètre (V/m) généré par une antenne correspond à celle d’un téléphone mobile durant 30 secondes».
Pourtant, certains scientifiques et professionnels de santé ne sont pas aussi catégoriques et mettent en avant d’autres mécanismes potentiels. «De nombreuses études ont établi des effets biologiques des ondes sur les protéines de stress, le système immunitaire, les marqueurs d’inflammation et sur la mélatonine, une hormone impliquée dans le cycle veille/sommeil», déclare ainsi le cardiologue Pierre Souvet. Quant à Joël de Rosnay, docteur ès sciences et conseiller du président de la Cité des sciences, il fait remarquer que «le ‘brouillard électromagnétique’ dans lequel nous baignons fait partie des nombreux facteurs capables d’influer sur les hormones et de moduler l’expression des gènes [effet épigénétique]». Mais les études manquent pour évaluer l’effet cocktail de l’exposition à de multiples facteurs de risque environnementaux.
Dans ce contexte d’incertitude, les associations soutiennent l’application du principe de précaution et la révision des seuils d’exposition à 0,6 V/m, une valeur qui ne reposerait toutefois «sur aucun effet fondé», selon André Aurengo. Un seuil à 3 V/m pour les antennes à 900 MHz, semble toutefois atteignable puisqu’il sera instauré dans la région de Bruxelles d’ici le 15 septembre, conformément au vote du Parlement belge en 2007. «La faisabilité économique et technique n’est plus contestée par les opérateurs. Leur plus mauvais scénario fait état de l’installation de 40% d’antennes supplémentaires», précise Joël Solé, représentant du ministre de l’environnement de la région de Bruxelles capitale. Le 2 avril le Parlement européen a adopté une résolution en faveur de la révision du seuil actuel (5). «En l’absence de base scientifique, une révision de la limite d’exposition recommandée par l’UE n’est pas envisageable», a cependant indiqué Bernardo Delogu, représentant de la Commission européenne. L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et de travail (Afsset ) publiera en septembre son rapport d’expertise sur les radiofréquences assorti de recommandations relatives à la gestion des risques.
Lors de la table ronde sur la gouvernance, les intervenants se sont accordés sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les acteurs. Pour Jean-Marie Danjou, délégué général de l’Association française des opérateurs de mobiles (Afom), «face au décalage grandissant entre les avis des agences et l’opinion publique, il est urgent que le gouvernement apporte des réponses claires». Danièle Salomon, sociologue au CNRS, invite «la science institutionnelle à s’ouvrir et à s’appuyer davantage sur les professionnels de santé de terrain». «Pour un débat apaisé, il vaudrait mieux qu’il n’existe pas de lien direct entre experts et opérateurs», souligne pour sa part Stéphane Kerckhove d’Agir pour l’environnement.
Les défis du ‘Grenelle des ondes’ prévu le 23 avril prochain seront donc nombreux. Et les incertitudes sur son périmètre (Wi-max) et ses intervenants (associations familiales de consommateurs et syndicats) doivent être rapidement levées.
(1) L'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques
(2) 41 volts/mètre (V/m) pour les GSM (900 MHz), 58 V/m pour les DCS (1.800 MHz) et 61 V/m pour l’UMTS (2.100 MHz) selon la recommandation européenne 1999/519/CE
(3) Cindy Sage, membre de la société de bioélectromagnétisme est responsable d’une société de conseil en environnement offrant des services et produits de protection contre les champs électromagnétiques (http://www.silcom.com/~sage/emf/monitoring.html).
(4) André Aurengo est membre du conseil d’administration de Bouygues Telecom (non rémunéré) et de celui d’EDF, et exerce ponctuellement du conseil auprès de l’Afom
(5) Dans le JDLE «Ondes électromagnétiques: les eurodéputés pour la réduction des seuils»
(6) Dans le JDLE «Antennes-relais: le pic d’exposition ne se situe pas sous la source»
Source : ECLAC Press Release
Today in Rio de Janeiro, Brazil, the new online Statistical Information System on ICTs was launched. Created by UN-ECLAC's Observatory for the Information Society in Latin America and the Caribbean (OSILAC), it allows the general public to process data on access and use of Information and Communications Technology (ICT) in the region.
Given the potential of these technologies to generate productivity gains and improve the coverage of public services such as education, health and e-government, there is great need for quantitative information about the current state, the evolution, and the effects of ICTs in the region. In response to this need, OSILAC designed the Statistical Information System, with the financial support of Canada's International Development Research Centre (IDRC).
This system can be used to generate news stories, since it makes it possible for journalists and others to compare ICT data and indicators from the household surveys of 17 countries in the region.
At the same time, it allows one to measure the digital divide in terms of access to and use of ICTs, according to socio-economic factors. For example: in 11 of the 14 countries analyzed, the richest segment of the population was more than 30 times more likely to have access to the Internet from home than was the poorest segment (see Graph 1). In another 14 countries examined in the region, the average rate of home access to a computer in urban areas was nine times higher than the rate for rural households (see Graph 2).
By quantifying such gaps or progress, it is possible to identify potential targets for public policies in those populations that illustrate the greatest disadvantages in the adoption and productive use of ICTs. As such, the system is a powerful tool for the formulation and evaluation of public policies and ICT-related strategies in the region.
Among the system's 47 variables on ICTs are: frequency of Internet use, home access to a computer, use of the Internet for electronic banking operations, among others. Among its 20 socio-economic variables are: income, educational level, occupation, gender and geographical area (urban/rural). The system allows for comparisons over time, within countries, between countries, and at a regional level.
The data available in this system have been harmonized to enable their comparison, according to the indicators approved by the Partnership on Measuring ICT for Development, which unites various international organizations and statistical offices around the world. Data confidentiality is maintained at an individual level, in keeping with United Nations recommendations.
The system was launched today during the "Fifth Regional Workshop on Information Society Measurement in Latin America and the Caribbean," organized by OSILAC. The Observatory is part of ECLAC's Information Society Programme, which also implements and monitors the Regional Action Plan for Latin America and the Caribbean (eLAC2010).
For graphs illustrating the results mentioned, see attached.
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Source : http://www.haitipressnetwork.com/ L’inauguration de l’Institut de la francophonie pour la gestion dans la Caraïbe (IFGCar) se déroulera le 8 avril sur la route du Canapé vert, à l’entrée de l’ENAF. Plusieurs activités sont prévues au cours de cette cérémonie.
La cérémonie d’inauguration de l’IFGCar se déroulera en présence de plusieurs personnalités universitaires, politiques et diplomatiques. Le président René Préval, le premier ministre Michèle Pierre-Louis, Bernard Cerquiglini, recteur de l’Agence universitaire de France (AUF) et Gombe-Mbalawa, président de l’AUF, composeront, entre autres, la liste officielle pour cette inauguration. Nombreuses activités sont prévues pour le déroulement de la cérémonie d’inauguration du campus de l’IFGCar. Cet événement, qui regroupera des personnalités importantes du monde intellectuel, haïtien et étranger, mettra en valeur des œuvres d’auteurs incontournables tant en Haïti qu’ailleurs. En effet, deux conférences seront présentées autour des œuvres d’Aimé Césaire et d’Anténor Firmin. Elles seront respectivement animées par Daniel Maximin et Cary Hector. L’Institut de la francophonie pour la gestion dans la Caraïbe (IFGCar) fait partie de diverses initiatives de formation prises par l’AUF. Le centre de formation spécialisée IFGCar est crée, à côté du campus numérique francophone (CNF), par le bureau Caraïbe de l’AUF implanté à Port-au-Prince dans l’année 1987. Cette entité de l’Agence universitaire de France regroupe 13 institutions universitaires de la région Caraïbe éparpillées en Haïti, à la République dominicaine, en Jamaïque et dans les départements français de la Caraïbe. Pour l’année 2008, le Bureau Caraïbe a réalisé diverses activités parmi lesquelles : les filières francophones universitaires qui financent 5 filières francophones en Haïti de niveau master ; la conférence des recteurs, présidents et directeurs d’institutions universitaires de la Caraïbe (CORPUCA) se basant sur les échanges de Forum en vue du renforcement et de la coopération en matière de formation universitaire et de recherche ainsi que les mobilités interuniversitaires. Lors de la conférence de presse donnée dans le cadre de l’inauguration de l’IFGCar ce mardi 7 avril au Karibe, le recteur de l’AUF M. Bernard Cerquiglini a renouvelé la mission de l’AUF. Selon lui, l’AUF vise l’enseignement supérieur misé sur l’excellence et les standards internationaux. De ce fait, l’IFGCar serait « un institut de formation au rayonnement mondial », a-t-il confirmé. Pour sa part, l’Ambassadeur français en Haïti, Christian Conan a félicité l’initiative et se déclare prêt à appuyer le projet d’IFGCar en Haïti. Par ailleurs, M. Conan annonce que son gouvernement est prêt à accorder cinq bourses d’études chaque année aux étudiants haïtiens. |
Source : Eluniversal
07:22 AMTokio.- El presidente Hugo Chávez abogó hoy, durante su primer viaje oficial a Tokio en 10 años, por una relación fuerte entre su país y Japón centrada en la cooperación energética.
Chávez se reunió con el primer ministro japonés Taro Aso en la residencia oficial del gobernante. Durante el encuentro, que duró 45 minutos, el presidente "manifestó su deseo de construir una relación fuerte con Japón, principalmente en el área del desarrollo petrolífero y del gas natural", informó en un comunicado el ministerio japonés de Relaciones Exteriores, informó AFP.
"Los dos líderes acordaron reforzar su cooperación en el sector de la energía. También acordaron formar un equipo de trabajo para estudiar la participación (de Japón) en el desarrollo petrolífero del Orinoco", agregó.
Venezuela, el mayor productor de petróleo sudamericano, instauró en 2007 en la Faja del Orinoco (sureste) un sistema de empresas mixtas entre la estatal Petróleos de Venezuela (Pdvsa) y otras firmas extranjeras, que prevé una producción de tres millones de barriles diarios en esta zona para 2020.
Japón, que intenta diversificar sus fuentes de energía para depender menos de Oriente Medio, ya firmó en marzo con Venezuela un principio de acuerdo para la explotación conjunta de campos de gas natural y de petróleo.
Durante su visita, Chávez también se reunió con representantes de la poderosa patronal japonesa Nippon Keidanren, pero canceló la única conferencia de prensa que tenía previsto mantener en Tokio.
En 2006, Chávez rechazó una prueba atómica realizada por Corea del Norte, aunque el mismo año el entonces vicepresidente venezolano José Vicente Rangel defendió el derecho de Pyongyang a realizar pruebas de misiles.
Concluida su estancia en Japón, la segunda tras la que hizo poco después de llegar al poder en 1999, Chávez viajará el martes a China, última etapa de una gira internacional durante la cual también visitó Qatar e Irán.
Source : http://www.cdera.org
Bridgetown, Barbados, April 6, 2009, (CDERA) - The Caribbean Disaster Emergency Response Agency (CDERA) and the University of the West Indies (UWI) signed a memorandum of understanding (MOU) on Thursday, April 2, at the Cave Hill Campus in Barbados.
Jeremy Collymore, Coordinator of CDERA, said “the signing represents a commitment to re-establish, strengthen and formalize a partnership of engagement between the UWI and the CDERA disaster management community towards building resilient communities.”
“The CDERA/UWI MOU also reflects our commitment to building strategic alliances with regional organizations and institutions around the goal of the Comprehensive Disaster Management Strategy and Programme whose purpose is to strengthen regional, national and community level capacity for mitigation, management and coordinated response to natural and technological hazards and the effects of climate change,” Collymore added.
In particular, this partnership will establish mechanisms to strengthen the acquisition, management and dissemination of comprehensive disaster management knowledge in the Caribbean, as required under Priority Outcome Two of the CDM Strategy.
Signing of this agreement with the UWI signals the expected leadership of UWI in advancing the process of mainstreaming disaster management in the education sector.
“The UWI’s responsibility is much larger than educating and graduating students, and it needs to respond in more comprehensive ways to the challenges that exist in our societies, such as natural hazards. It is important that institutions such as ours respond to dangers that are present in our societies. We have more than 100 academics, in more than 30 sectors, who are capable of responding in event of a natural hazard, and who need to be hooked up to agencies such as CDERA,” said the Vice Chancellor, Professor E. Nigel Harris, at the signing of the MOU.
The University’s Disaster Risk Reduction Centre, which is headquartered at the Mona Campus in Jamaica, is seen as the key medium for developing the infrastructure that will deliver disaster related knowledge training, education, research and policy design to respond to the institutional capacity needs of the CDERA Participating States. Other key aspects to be advanced by this partnership include: collaborating with other regional educational and research institutions to develop a region wide network of disaster risk reduction centres of excellence; and the standardization of disaster risk reduction training, delivery and certification.
The partnership will also facilitate the provision of services and expertise to support damage assessment and recovery planning following disasters in CDERA Participating States.
For information on CDM programme please go to:
http://www.cdera.org/doccentre/publications/CDMStrategyandProgrammeFramework2007-2012.pdf
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Source : Le Monde
Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas au plus près d'une antenne-relais de téléphonie mobile que l'on est le plus exposé aux ondes de radiofréquence qu'elle émet. Une étude française a permis de constater que pour les deux fréquences utilisées en téléphonie mobile, GSM (900 MHz) et DCS (1800 MHz), l'exposition est maximale à environ 280 m de l'antenne-relais en zone urbaine, et à 1 000 m en zone périurbaine. L'étude a été mise en ligne, mardi 31 mars, sur le site de la revue britannique Occupational & Environmental Medicine.
Dans la vie quotidienne, l'exposition à des champs électromagnétiques émane de différentes sources de radiofréquences : postes de radio et de télévision, communications téléphoniques et satellitaires... C'est le cas évidemment de la téléphonie mobile, et de la multitude d'antennes-relais ou de stations de base qu'elle nécessite pour assurer une bonne couverture territoriale des zones les plus peuplées.
"Bien que les niveaux de radiofréquences (RF) produits par les relais de télé et de radio et par les stations de base soient bien plus bas que ceux liés à l'utilisation du téléphone mobile, l'exposition plus continue aux antennes préoccupe davantage le public", notent Jean-François Viel (CNRS et université de Franche-Comté) et ses confrères, auteurs de l'étude. "Comme les ondes de RF sont invisibles et imperceptibles, les individus ne peuvent directement faire état de leur exposition. Aussi bien les perceptions du public que la plupart des études épidémiologiques reposent de ce fait sur la supposition que la distance d'un lieu de résidence par rapport au mât d'une station de base est un paramètre qui peut se substituer de manière appropriée à l'exposition à des champs de RF."
DOSIMÈTRE PERSONNEL
Leur étude démontre que cette hypothèse est erronée. Elle a été menée en zone urbaine et en zone périurbaine, entre décembre 2005 et septembre 2006, auprès de 200 habitants du Doubs. Chacun d'entre eux a été équipé d'un dosimètre personnel mesurant son exposition aux RF pendant vingt-quatre heures et devait tenir un journal recensant, quart d'heure par quart d'heure, le lieu, l'heure et la nature de ses activités. La distance séparant le domicile de chaque participant des antennes a été calculée.
A son niveau le plus élevé, le champ électrique mesuré demeurait toujours inférieur à 1,5 volt par mètre (v/m), et restait donc inférieur aux normes internationales. L'exposition aux ondes des bandes utilisées pour la téléphonie mobile atteignait son maximum, selon la zone d'habitation, à environ 280 m ou 1 000 m des antennes.
Jean-François Viel évoque plusieurs surprises : "Tout d'abord, la grande variabilité des expositions, même à des distances équivalentes. Une différence qui peut tenir au dosimètre, mais aussi au corps humain." Mais encore : "La présence de deux pics, l'un urbain, l'autre périurbain, en fonction de la hauteur des antennes. Comme un phare, une antenne a un rayon d'émission oblique, selon un angle qui est toujours le même. En zone urbaine, les antennes sont plus basses et "arrosent" dans un rayon d'environ 300 m ; en zone périurbaine, elles sont plus hautes et le rayon touche le sol plus loin, à 1 000 m. Nous pensions que cet "effet phare" était moins prononcé."
Devant ces résultats, la question se pose du niveau d'exposition auquel sont fixées les recommandations nationales et internationales. "Les recommandations internationales sont basées sur les effets thermiques observés des radiofréquences, indique l'épidémiologiste. L'évaluation des risques potentiels suppose que l'on recherche d'autres mécanismes d'action. Quand on fixe un seuil après évaluation d'un risque, c'est qu'on connaît le mécanisme en cause. A l'heure actuelle, nous n'en sommes pas là."
Paul Benkimoun
Source : http://www.acidd.com/
La conférence inaugurale du réseau thématique ICT21-EE, qui s’est déroulée à Bruxelles le 18 mars dernier, a rencontré un réel succès. Elle a permis de réunir plus de cinquante participants en provenance de régions de toute l’Europe. Cette conférence s’est déroulée en deux temps. Débutée par une session de travail le matin, où les membres des trois groupes de travail (1. l’usage des TIC pour l’efficacité énergétique dans les bâtiments, 2. dans les transports et 3. l’impact des TIC sur les comportements des usagers) ont initié la réflexion sur les indicateurs de bonnes pratiques, la journée s’est poursuivie par une conférence plénière au Comité des Régions, ouverte à tous participants extérieurs intéressés par la thématique soutenue par le projet ICT21-EE.
Les trois ateliers matinaux qui se sont déroulés respectivement dans les locaux de «Pour la Solidarité», du Comité des Régions et de «The Centre», étaient destinés à engager une discussion entre les membres de chaque groupe de travail afin d’aboutir à la conceptualisation d’indicateurs et à la définition d’objectifs à atteindre pour chacun. Vin Sumner (coordinateur du groupe de travail sur les bâtiments), Alberto Moro (coordinateur du groupe de travail sur les transports) et Paulo Partidario (coordinateur du groupe de travail sur les comportements) ont ainsi travaillé à mettre à profit l’expertise et le savoir-faire de chaque participant pour élaborer les lignes directrices de chaque groupe de travail. Ces conclusions ont été présentées à la session plénière de l’après-midi, réunissant l’ensemble des participants au réseau. Gilles Berhault (Président d’ACIDD) et Bertrand Déprez (The Centre) ont introduit la session plénière en rappelant les objectifs de l’Union européenne à l’horizon de 2020 ainsi que les différentes approches existantes en matière d’utilisation alternative de l’énergie. Les différentes manières d’utiliser efficacement l’énergie ainsi que les méthodes de travail relatives au projet ICT21-EE ont été abordées en rappelant que l’un des objectifs majeurs du projet est de concevoir un recueil d’au-moins cinq bonnes pratiques pour chaque groupe de travail. La session plénière a vu, à tour de rôle, les rapporteurs de chaque groupe de travail présenter les résultats de la session matinale. Un modèle («template») réunissant les premières bonnes pratiques identifiées par tous les partenaires, a été notamment proposé. Aussi, les partenaires des membres du consortium pourraient à la fois faire l’objet d’études de cas et pourraient également bénéficier de la dissémination des résultats du réseau ICT21-EE, comme l’a avancé Katrina Destrée dans le cadre du réseau de membres du GeSI. Cette perspective a été saluée par le président Gilles Berhault et les intervenants de la table ronde. Il faut retenir de ces trois ateliers du matin que l’accent doit être mis sur la transversalité des résultats obtenus entre les ateliers de travail afin d’aboutir à des résultats cohérents et opérationnels, et sur la création d’indicateurs permettant l’identification des bonnes pratiques. Le Comité des Régions qui va prochainement lancer un appel d’offre pour la réalisation d’un guide à destination des acteurs locaux et régionaux sur l’utilisation des TIC pour l’efficacité énergétique, a témoigné, par la voix d’Anna Kadar, de son intérêt pour la démarche du réseau ICT21-EE. L’invitation pour une fertilisation croisée du travail du réseau et du travail du Comité des Régions est donc lancée ! La Commission européenne a quant à elle mis en avant son initiative «Convenant of Mayors» ouvrant la voie à de possibles synergies. La journée a été conclue par des remarques des intervenants de la table ronde qui ont souligné la nécessité de considérer les inégalités existantes et/ou à venir entre les populations qui sont «connectées» et les populations qui sont victimes de la «fracture numérique». Les bonnes pratiques qui seront identifiées et analysées par le réseau devront contribuer à produire une vision « 2020 », dotant l’Europe d’une infrastructure technologique de pointe qui bénéficie à l’ensemble de la population européenne. Cette vision que devra embrasser le réseau ICT21-EE ne pourra mettre de côté les questions du rôle qu’auront à jouer les collectivités locales et régionales en tant qu’opérateurs, et du rôle de la Commission européenne et de la Banque Européenne d’Investissement en tant que financeurs. Au final, la conférence a été un véritable succès et a permis de lancer des opportunités de nouvelles coopérations avec des acteurs extérieurs au réseau ICT21-EE, tels que le Netwerk Vlaanderen qui a manifesté son intérêt pour faire partie de la réflexion. Prochaine rencontre des membres du réseau ICT21-EE : les 18 et 19 juin 2009 à Lisbonne. En savoir plus sur le projet et télécharger les présentations. Contact : alexandra.debaisieux@acidd.com
Source : France Nature Environnement
Actuellement, le Sénat examine le projet de loi pour le développement économique de l’ Outre-mer, intégrant le premier Schéma d' Orientation Minière pour la Guyane. Ce Schéma est primordial pour organiser l’exploitation minière dans le respect de l'environnement et des populations. FNE attend que le projet ne soit pas dénaturé et propose aujourd’hui, une série d'amendements afin d’améliorer sa portée.
Pour mémoire, le Schéma d' Orientation Minière permettra d'organiser et de maîtriser l'activité minière en identifiant les zones où elle serait possible. Le schéma devra garantir le respect de l’environnement comme celui des populations de la forêt.
Serge Urbano, vice-président de FNE, en charge de ce dossier, rappelle : "la première décision concrète du Président de la République au lendemain du Grenelle de l'environnement a été d'interdire un projet de mine d'or dans un paradis de la biodiversité. L'avenir de l'orpaillage et donc de l'environnement guyanais se joue désormais au Sénat. Nous sommes au rendez vous pour défendre l'or vert plutôt que l'or jaune. Nous sommes au rendez vous pour sauver aussi cet engagement du Grenelle»
L’expertise « Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ? », réalisée par France Nature Environnement, Comité Français de l’UICN et le GEPOG, a mis en évidence des contradictions réglementaires fortes qu'il convient de corriger au plus vite.
France Nature Environnement est convaincue que la relance sera éco-responsable ou ne sera pas. La mise en place du Schéma minier constitue une formidable opportunité. Les réponses urgentes que l’État doit apporter à la crise économique ne doivent donc pas lui faire oublier son engagement en faveur d’un développement soutenable. En particulier, dans des régions abritant une formidable biodiversité comme en Guyane.
Sinon, l'or jaune fera disparaître l'or vert...
Source : Sci Dev
A campaign to drive agriculture to the forefront of climate change negotiations took a step forward yesterday with the launch of a document by food policy experts.
Agriculture will be "dramatically" affected by climate change, says the paper, published by the International Food Policy Research Institute (IFPRI). It could also become a potent brake on climate change if the right research and policies are implemented.
But its role has yet to be championed in the build-up to the UN Framework Convention on Climate Change negotiations to take place in Copenhagen in December, says the paper 'Agriculture and Climate Change: An Agenda for Negotiation in Copenhagen'.
Speaking at the launch of the document in Washington, United States, yesterday (31 March), IFPRI leaders said that agriculture had not featured prominently in the Kyoto Protocol — the current international climate change agreement — because of the "sparse" knowledge at the time about its relationship with climate change.
"We are at the point where the negotiations are going to put in place new mechanisms for the next five to 15 years and it's critical that agriculture be included this time around," said Gerald Nelson, senior research fellow at IFPRI.
Mark Rosegrant, director of the Environment and Production Technology Division of IFPRI, said that the effect of climate change on agriculture was "uncertain and variable around the world. But one thing is very clear: that the poor and developing countries are more vulnerable."
Developing countries have less rainfall, are more dependent on agriculture and face greater obstacles to adaptation, he said.
IFPRI has made provisional estimates that the global yield of rain-fed maize will decline by 17 per cent and the yield of irrigated rice will drop by a fifth by 2050 as a result of climate change. Sub-Saharan Africa and South Asia will be the worst hit, according to the new data.
But the way agriculture will suffer as a result of climate change is only half of the story, the report argues. Its role in influencing climate change is also being ignored, despite the "huge potential to cost-effectively mitigate greenhouse gases through changes in agricultural technologies and management practices".
Agriculture contributes about 14 per cent of annual greenhouse gas emissions. But by changing the types of crops grown, reducing land tillage and switching from annual to perennial crops — as well as changing crop genetics and improving the management of irrigation and fertiliser use — greenhouse gas emissions could be cut.
The document calls for more research on the interactions between climate change and agriculture.