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Le marché des éoliennes de 1 à 20 kilowatts évolue. Le volume de clients est potentiellement important et les acteurs se multiplient. Mais pour se développer, l’offre doit aller vers plus de rentabilité et de qualité.«J’entends plus la départementale, à 500 mètres au-dessous de chez moi, que mes éoliennes dans le jardin», s’amuse Laurent Gros, maire de Lautrec (Tarn), lorsqu’on lui demande si ses appareils sont bruyants. Premier particulier de ce département à installer des éoliennes dans sa propriété (deux de 20 kW chacune montées sur des mâts de 30 m), il se dit satisfait de son acquisition. Il lui a fallu entre 8 et 10 mois pour obtenir de la préfecture le permis de construire, puis quelques travaux de génie civil (36 mètres cubes de béton à couler), le tout pour un investissement de l’ordre de 140.000 euros (hors crédit d’impôt compris entre 4.000 et 6.000 €). «L’amortissement prendra entre 10 et 12 ans», prévoit Laurent Gros, qui a fait le choix de l’éolien par convictions personnelles, et aussi pour montrer que non seulement cela fonctionne, mais que cela permet de renforcer le réseau en zone rurale. Sa consommation annuelle d’électricité est de 10.000 kWh, et ses éoliennes devraient produire entre 100 et 120.000 kWh chaque année. Le surplus part dans le réseau électrique. En tractation avec Enercoop pour le rachat de ses kWh, Laurent Gros est de toute façon assuré de pouvoir les revendre auprès d’EDF (achetés environ 8 centimes €/kWh) puisqu’il a fait sa demande avant juillet 2007, date à laquelle cette obligation de rachat a été supprimée hors zones de développement de l’éolien (ZDE).

Sans le rachat du surplus d’électricité produite, l’acquisition d’éoliennes pour un usage privé est quasiment impossible à rentabiliser et l’investissement important. Les acheteurs, et potentiels acheteurs, sont les particuliers pour leur maison ou petite entreprise en zone rurale, et les collectivités locales pour des infrastructures du type stade. Les motivations des particuliers sont diverses. Ce sont par exemple les férus d’environnement désireux de produire eux-mêmes leur électricité, ceux qui misent sur une image écolo et moderne, ou ceux qui espèrent réduire leur facture. Car si EDF n’a pas d’obligation de rachat, d’autres fournisseurs s’intéressent à l’électricité issue de l’éolien.

C’est le cas de Direct Energie qui vient de signer un partenariat avec Weole Energy, une société créée en 2007, fournisseur de solutions clés en main pour le petit et moyen éolien. Direct Energie s’engage à racheter le surplus d’électricité éolienne des clients de Weole au tarif de 8 centimes d’euros pour les premiers kWh et 5,5 centimes au-delà (si le surplus dépasse 15% de la production). «Le petit et moyen éolien est un produit très intéressant car non spéculatif. On produit ce que l’on consomme, on a donc toujours une électricité au même prix», explique le président de Weole, Michel Galligo. Il estime qu’une éolienne de 5 kW couvre environ 70% des besoins d’un ménage, en considérant que 85% de la production d’électricité éolienne est utilisée. Avec ce partenariat, Weole espère voir son entreprise se démarquer de la multitude d’acteurs du secteur. «Notre ambition est de passer d’un marché de niche à un marché de masse», précise Michel Galligo, conscient toutefois qu’il faudra encore faire évoluer les produits dans le sens d’une réduction des coûts et d’une amélioration de la qualité (design, facilité d’installation).

«Les fabricants ou importateurs de petites et moyennes éoliennes sont au moins 40, voire 50», estime Michel Lentheric, spécialiste du sujet à l’Ademe. Une multiplicité qui pose des problèmes de qualité. «Comme pour le photovoltaïque, il faut trouver une démarche qualité. Nous en sommes aux balbutiements, et nous ne nous sommes pas encore positionnés sur le sujet», explique Michel Lentheric. L’Ademe a commencé à y travailler, et prévoit d’arrêter sa politique sur le sujet avant juin 2009. Elle rédige actuellement un guide du petit éolien (parution prévue début mars) et met en place un centre d’essai dans l’Aude avec le Sepen, le site expérimental pour le petit éolien de Narbonne. Jusque-là réservé aux essais pour des éoliennes de puissance inférieure à 10 kW, le site est en cours d’aménagement pour accueillir et tester des appareils jusqu’à 36 kW.

Pour l’instant, «il faut être vraiment motivé ou très isolé pour investir dans le petit éolien», estime Michel Lentheric. Avec une qualification qui permettrait aux administrations qui subventionnent ces équipements -ou souhaitent le faire- de s’assurer de la qualité et de la fiabilité des projets, une réduction des coûts des machines et des solutions de rachat du surplus, le petit et moyen éolien devrait se développer beaucoup plus rapidement. Michel Galligo est optimiste: «Les éoliennes individuelles s’adressent à tous ceux qui possèdent un terrain à partir de 400 mètres carrés, dans une région correctement ventée. Potentiellement, cela concerne les deux tiers du territoire français!».

 

 

France Nature Environnement Communiqué de presse

Ce lundi, Jean-Louis Borloo se rend à Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, sur le site d’une des plus grandes décharges d’Europe. Il inaugure un projet de stockage souterrain de gaz carbonique. France Nature Environnement et ses associations locales regrettent cette visite.

 

Jean-Louis Borloo va visiter, au centre d'enfouissement technique Veolia de Claye-Souilly, l'installation biogaz qui fournira le carburant à la future flotte automobile de la ville et le projet pilote de captation, de transport et de séquestration de CO2.

 

Les associations ont été soigneusement tenues dans l'ignorance de cette visite du ministre, qui aurait pu être symbolique et appréciée. Le lancement de ce projet pilote de captation, de transport et de séquestration de CO2, CSC, est particulièrement regrettable dans une région très impactée par de nombreuses nuisances et sites industriels à risque majeurs.

 

Christine Gilloire, pilote du Pôle Industrie Produits Services de FNE rappelle : « La fédération s'est positionnée depuis plusieurs mois contre ces projets pernicieux dont le seul but est de permettre aux grandes compagnies industrielles de continuer à maximiser leurs bénéfices, issus notamment des énergies fossiles. Par sa visite, le ministre semble cautionner cette technique qui ne résout en rien les questions liées au dérèglement climatique et consomme au contraire 40 % d’énergie supplémentaire. FNE le déplore. »

 

Au lieu de continuer de jouer aux apprentis sorciers (amiante, ITER, EPR, ...) et tenter de mettre en oeuvre des techniques dangereuses qui ne font que retarder les échéances d'un changement radical de mode de vie économe en énergie et en matières premières, il est autrement plus urgent de consacrer des financements aux recherches en matière d'énergies renouvelables et en économie d'énergie.

 

Sur le CSC, voir le site FNE : http://www.fne.asso.fr/fr/themes/sub-category.html?cid=125

Source : http://www.eib.org/

Réference: 2009-020-FR

Date: 10/02/2009

La Banque européenne d'investissement appuiera et financera l'élaboration, par les grandes villes et les régions d'Europe, de programmes d'investissement favorisant l'efficacité énergétique et les énergies durables, a annoncé ce mardi Philippe Maystadt, président de la BEI.

S'exprimant à Bruxelles, à l'occasion de la cérémonie de signature de la « Convention des maires » - une initiative de l'Union européenne -, M. Maystadt a déclaré que les zones urbaines constituent une source potentiellement importante d'économies d'énergie, à même de contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

 

« Les zones urbaines représentent jusqu'à 70 % de la consommation d'énergie dans l'UE, celle-ci étant avant tout liée aux bâtiments, aux transports urbains et aux petites entreprises. Nous pensons que les grandes villes sont en mesure de jouer un rôle considérable pour, d'une part, réduire cette consommation et, d'autre part, nettement progresser sur la voie de l'adoption de solutions liées aux énergies renouvelables, telles que les technologies solaires photovoltaïques », a­t-il déclaré.

 

La BEI travaille avec la Commission européenne à la création d'un fonds d'aides non remboursables, doté de 15 millions d'EUR et géré par la BEI, qui aura pour objet d'appuyer l'élaboration de projets pour ce type d'activité tout au long de l'année en cours. La Banque va par ailleurs renforcer ses activités classiques de prêt en faveur de ce secteur.

 

« La semaine dernière, le Conseil d'administration de la BEI a approuvé l'octroi d'un prêt de 200 millions d'EUR à la Région française de Poitou-Charentes pour l'aider à mener à bien son plan d'installation de panneaux photovoltaïques sur des bâtiments publics, industriels et commerciaux. Les services de la Banque sont également en pourparlers au sujet de projets situés à Barcelone, à Milan et dans un certain nombre d'autres grandes villes », a ajouté M. Maystadt.

 

L'an dernier, la BEI a prêté plus de 10 milliards d'EUR en faveur du secteur énergétique, dont plus de 20 % sont allés à des projets relatifs aux énergies renouvelables. Parallèlement, et conformément à sa politique visant à promouvoir les modes de transport durables, la Banque a également prêté, en 2008, 2,6 milliards d'EUR pour des réseaux urbains de transport public.

 

Le financement de ce type d'investissements urbains constituera le thème principal du Forum BEI de cette année, qui se déroulera à Barcelone les 12 et 13 mars (www.bei.org/forum).

 

Informations générales

 

Créée en 1958 par le Traité de Rome, la Banque européenne d'investissement (BEI) est l'instrument de financement à long terme de l'Union européenne. La BEI a pour mission de contribuer à l'intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale des États membres de l'UE. La BEI emprunte d'importants volumes de fonds sur les marchés des capitaux et les rétrocède à des conditions favorables en faveur de projets aidant à la réalisation des objectifs de l'UE. Elle adapte en permanence son activité à l'évolution des politiques européennes.

 

Pour plus de renseignements concernant l'initiative « Convention des maires », prière de consulter le site : www.eumayors.eu.

 

Contact pour la presse

 

Nick Antonovics, bureau de la BEI à Bruxelles, tél. +3222350084, mél. : n.antonovics@bei.org

 

Novethic'Info n°344

50 Etats ont lancé le 26 janvier cette agence avec pour objectif de promouvoir les différentes sources d’énergie renouvelable. A coté de l’Allemagne, du Danemark et de l’Espagne, les initiateurs du projet, l’agence regroupe les pays du pourtour méditerranéen, des pays africains, ou encore l’Inde. Lancée par les leaders européens des énergies renouvelables (Allemagne, Espagne et Danemark), l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) vient officiellement d’être créée, pour promouvoir le développement du solaire, de l'éolien, de la biomasse, des biocarburants et de la géothermie. 50 pays sont actuellement membres de l’Irena, mais certains grands pays comme les Etats-Unis, la Chine, le Japon ou le Brésil n’en font pas partie pour l’instant. La nomination des dirigeants de l'Irena interviendra en juin, comme le choix du siège, qui fait l’objet de convoitises. Bonn revendique sa légitimité d’initiateur du projet, mais d’autres pays, en Europe notamment, sont candidats. En Allemagne, l’ONG Germanwatch, spécialisée dans les questions climatiques, se félicite du lancement d’Irena et « souhaite une promotion bien plus rapide » des nouvelles énergies dans le monde. « Il est judicieux que la nouvelle agence ne soit pas une institution de l’ONU, a-t-elle souligné. Ces instances sont généralement le lieu où les grands opposants habituels freinent tout projet novateur », a-t-elle ajouté, visant les pays qui n’ont pas ratifié le Protocole de Kyoto.

Favoriser les alternatives aux énergies fossiles n’est pas le seul but de l’agence, qui s’est fixé comme mission d’assurer les transferts de technologies entre le Nord et le Sud, favoriser les investissements dans les pays en développement et assurer une couverture énergétique dans les pays les plus pauvres. Pour le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo , « l’IRENA, sorte "d'agence pour l'énergie renouvelable sans frontières" sera l'agence de la transition énergétique, de l'énergie du nouveau siècle, d'une énergie à la fois durable, et sans frontière. Elle permettra de diffuser une énergie à la fois sobre en carbone, locale et sûre dans un monde où 1,6 milliards d'êtres humains n'ont pas encore accès à l'énergie. Je suis convaincu qu'IRENA sera demain un acteur déterminant de la révolution énergétique et écologique » a-t-il déclaré en annonçant que la France faisait partie des signataires. V. S.
Mis en ligne le : 26/01/2009

Une feuille de route pour la planification des espaces marins et côtiers a été adoptée. Le but : exploiter de manière durable les activités maritimes telles que le transport maritime, le développement portuaire, l'aquaculture, les forages en mer, le tourisme, la production offshore d'énergie renouvelable, les biotechnologies marines, les technologies sous-marines… Ce nouvel outil devrait permettre aux Etats membres de gagner en efficacité tout en préservant l’environnement.

Source : Commission européenne, IP/08/1767

UNNews@un.org New York, Dec 11 2008 2:00PM
Des volontaires des Nations Unies ont participé à la construction d';un jardin scolaire dans la ville haïtienne des Gonaïves, durement touchée par une série d';ouragans cet été, et l';ont inauguré il y a quelques jours à l';occasion de la Journée internationale des volontaires.
« Nous avons décidé de mener cette opération pour témoigner de notre solidarité aux Gonaïviens », a déclaré Mario Rizzolio, chargé de communication du Bureau des Volontaires des Nations Unies en Haïti. L';idée est de pousser la population gonaïvienne, particulièrement les écoliers, à agir face à la dégradation de l';environnement dans la zone. « Ce jardin va servir d';outil pédagogique et, dans une certaine mesure, à introduire la problématique environnementale dans les écoles », a-t-il ajouté.

Aménagé sur une partie de la cour du lycée du Bicentenaire des Gonaïves, ce jardin couvre une superficie d';environ 750 mètres carrés. Sur ce terrain sont plantées diverses espèces d';arbres fruitiers comme des avocatiers, des citronniers, des amandiers. D';autres espèces telles que des flamboyants et des acacias y figurent également.

« Ce jardin scolaire va nous permettre d';obtenir, au fur et mesure, un changement de comportement chez les écoliers, vis-à-vis de leur environnement », a fait observer l';agronome Joël Dieuseul Augustin. Celui-ci est le coordonnateur de projet pour Terre des Jeunes, une organisation transnationale dont le siège est au Canada, et qui possède des représentations aux Gonaïves et à Port-au-Prince.

De son coté, le représentant spécial adjoint principal du Secrétaire général de l';ONU pour Haïti, Luiz Carlos da Costa, a mis l';accent sur l';importance d';une telle initiative pour la communauté : « Lorsque ce jardin sera opérationnel, il servira à sensibiliser les écoliers sur les questions liées à l';environnement ».
Pour sa part, un représentant du ministère haïtien de l';Environnement, Dimitri Norris, a rappelé aux écoliers les fonctions écologiques des arbres qui servent non seulement à « donner de l';ombre, mais aussi à protéger le sol et à faciliter l';infiltration de l';eau dans le sous-sol, contribuant ainsi à la biodiversité et à garantir la sécurité alimentaire. L';arbre possède également une fonction économique importante puisqu';il préserve les sols de l';érosion, ce qui assure un certain rendement aux agriculteurs».
L';initiative n';a pas laissé indifférents des élèves d';autres écoles de la ville. « J';espère voir d';autres jardins de ce genre dans les autres établissements scolaires de la ville », a souhaité Daumyck Moss, élève de la classe de Rhéto au Collège Immaculée Conception (CIC) des Gonaïves, venu participer à l';inauguration.

Avec son paquet « énergie, climat », le gouvernement allemand fait la part belle à la cogénération. Soucieux d’assurer son indépendance énergétique tout en s’efforçant de respecter le retrait graduel du nucléaire d’ici 2020, Berlin entend promouvoir une forme de production d’énergie jugée jusque-là trop longtemps négligée.

Dorénavant perçu comme un secteur énergétique clé par le monde politique allemand, la cogénération dispose d’un nouvel arsenal législatif pour le 1er janvier 2009. Objectif : doubler la fourniture en énergie des installations de cogénération pour atteindre 25% de part du marché énergétique d’ici 2020. C’est-à-dire l’année même où devrait disparaître l’énergie d’origine nucléaire.
Le nouvel engouement pour la cogénération tient à ses vertus : une seule source d’énergie permet de produire électricité et chaleur. D’où le nom de cogénération. Premier grand avantage : tous les types de combustibles peuvent être utilisés, en fonction des possibilités locales d'approvisionnement (résidus de bois, gaz naturel, biogaz, voire déchets, etc…). Deuxième grand avantage : la distribution d’énergie via les installations de cogénération n’engendre que très peu de perte de chaleur. Le rendement énergétique de la cogénération se situe entre 75 et 85%. De fait, la cogénération se révèle le plus efficace avec un réseau décentralisé d’installations locales et régionales, avec un rayon de distribution bien plus restreint. A terme, Berlin veut atteindre une réduction d’émission de 23 millions de tonnes d’ici 2010 par la cogénération et met à disposition une enveloppe d’un montant de 4,5 milliards d’euros.

 

4% en France
Selon le bureau à l’énergie de la ville de Francfort, le rendement en énergie des fournisseurs traditionnels se situe entre 35 et 40%. Ce qui revient à dire que les deux tiers de l’énergie produite se perd lors de la production et distribution. « Cette perte en énergie est maintenant supérieure à la demande en énergie de la totalité du secteur industriel allemand », relève-t-on à l’Energiereferat. La ville de Francfort se targue volontiers d’être « la capitale allemande de la cogénération ». De fait, plus d’une centaine d’installations alimentent habitations privées, mais aussi hôpitaux, écoles, piscines, y compris le jardin des plantes, en énergie « cogénérative », réduisant ainsi l’empreinte carbone de la ville de 70 000 tonnes de CO2 par an.

 

Alors qu’en Finlande, au Danemark et aux Pays-Bas la cogénération oscille entre 35 et 50%, les représentants des organisations environnementales allemandes regrettent qu’elle ne représente que 13% de l’alimentation énergétique du pays. Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’Allemagne compte 2,938 installations avec une capacité maximum de 20,840 GW, dont un total annuel d’électricité de 77,8 TWh. En France, les statistiques européennes évaluent la part de la cogénération autour de 4%.

 

Monopole énergétique

 

La structure énergétique décentralisée des cogénérations s’emboîte parfaitement avec la structure fédérale du pays – et peut expliquer la raison du succès de la cogénération en Allemagne. Mais c’est aussi en raison de ce schéma décentralisé que l’essor de la cogénération fut politiquement bloqué outre-Rhin. L’organisation environnementale Germanwatch explique que le premier gouvernement de coalition élu en 1998 s’est heurté à l’époque à l’opposition des quatre oligopoles énergétiques. D’une part, les géants énergétiques fournissent le pays en énergie à près de 80%, une énergie encore largement basée sur le charbon et le nucléaire, d’autre part, ils conservent jalousement la main mise sur les réseaux de distribution. Une situation de monopole dénoncée par les ONG et les associations de consommateurs, qui réclament la séparation entre production et distribution d’énergie.

Claire Stam à Francfort (Allemagne)
Mis en ligne le : 10/11/2008

UNNews New York, Nov 10 2008 6:00PM Les transformations technologiques nécessaires pour répondre aux défis posés par les changements climatiques ne pourront se faire que par un transfert des technologies ';vertes';, ont lancé les participants d';une conférence de haut niveau qui s';est déroulée vendredi et samedi à Beijing (Chine). « Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, lors de l';ouverture de la Conférence de haut niveau de Beijing sur les changements climatiques et les technologies qui leur sont liées, qui aura duré deux jours, a exhorté vendredi les pays développés à transférer des technologies respectueuses du climat vers la Chine et les pays en développement », indique un communiqué. Il a également appelé la communauté internationale à établir un fonds et un mécanisme susceptibles d';aider ces pays à surmonter les obstacles aux transferts de ces technologies vertes. Dans un message aux participants, le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, a insisté sur la nécessité de mettre de nouvelles technologies plus propres à la portée de tous les pays du monde; « il faut penser différemment et prendre des mesures spécifiques pour éliminer les obstacles à la libre diffusion des technologies propres qui ont prouvé leur valeur à maintes reprises », a-t-il dit. Bon nombre des 800 participants à la Conférence, venus de quelque 67 pays, ont relevé qu';il fallait partager les connaissances dans ce domaine aussi tôt que possible dans leur processus d';élaboration, afin que les technologies soient adaptables aux climats et aux particularités nationales. Ils ont également mis en avant le fait qu';il fallait donner un coup d';accélérateur à la diffusion systématique des technologies de pointe sur le marché dans sa totalité. Dans le document synthétique publié à la fin des travaux, les participants insistent sur le besoin d';accélérer la recherche, le développement, le déploiement et le transfert de ces technologies afin de mieux répondre aux défis posés par les changements climatiques. Cette Conférence de Beijing se tenait à quelques semaines de la prochaine Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui doit se tenir à Poznań (Pologne) début décembre. Nov 10 2008 6:00PM

Caribbean Net News
Published on Friday, November 7, 2008

CHARLESTOWN, Nevis: It is important that teachers learnt improved techniques to help them to spread the gospel of renewable energy, and Junior Minister with responsibility for Public Utilities, Natural Resources and the Environment on Nevis Carlisle Powell echoed the sentiment when he delivered the keynote address at the start of a one day workshop for science teachers in the Federation on Thursday.

The workshop was sponsored by Caribbean Renewable Energy Development Programme, the United Nations Educational Scientific and Cultural Organization in collaboration with Cariscience and the Nevis Island Administration. The title of the workshop was Relevant Renewable Energy Resources and Technologies-Training Teachers.

The Minister said the NIA took the initiative to educate the teachers in the area of renewable energy, after the University of the West Indies St. Augustine Campus had taken the decision that the population of the Caribbean needed to be educated on the idea of alternative energy sources and the use of teachers was generally accepted to spread the message.

Powell noted that the NIA had accepted the challenge to educate the Nevis population through the use of electronic and print media and visits to schools which engaged the students through the use of a slide presentation on geothermal energy followed by discussions.

“The response from the children has been overwhelming and they have helped us to sell the message to their parents,” he said.

Notwithstanding, Powell urged the teachers to play their part to conserve energy and to help the NIA to spread the message of renewable energy.

He said the Administration had fully explored the use of alternative energy forms since it took up office in 2006, to assist with the reduction of the cost of living for the people of Nevis.

In early 2007, the NIA gave permission to the West Indies Power limited to explore for geothermal energy. The company had successfully drilled three exploration wells that have all proved successful.

Powell said too that based on a schedule provided by the Company, Nevis and St. Kitts should benefit from geothermal energy by 2010.

He said the Administration was also involved in negotiations with Windwatt Power who were at an advanced stage in the process of providing Nevis with 1.1 Megawatts of wind energy.

Sven Homscheid of the Caribbean Renewable Energy Development Programme also made remarks.

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L’Allemagne a quasiment achevé la mise en place d’un cadre réglementaire et juridique propice à l’essor de l’éolien offshore. Il n’en est rien côté français. C’est le constat fait à l’issue d’une conférence organisée par le Bureau de coordination franco-allemand énergie éolienne. Seul un projet de parc éolien offshore a obtenu un permis de construire en France, en septembre dernier, à Veulettes-sur-mer (Seine maritime). D’une puissance de 105 MW, il sera réalisé par le groupe allemand Enertrag. Il reste donc un long chemin à parcourir avant d’atteindre les 6.000 MW éoliens offshore en 2020.

A l’instar de l’Allemagne, qui a défini des zones d’aménagement de l’éolien offshore dans sa zone économique exclusive (ZEE), la France va lancer une planification stratégique pour l’éolien offshore, «prévue d’ici un an, si tout va bien», selon Christophe Le Visage, chargé de mission au Secrétariat général de la mer. Car les zones de développement de l’éolien (ZDE), outil terrestre, ne sont pas adaptées à la mer. Et ces installations ne devraient pas être soumises à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), promet Thierry Chrupek, chargé de mission Energies renouvelables électriques au Meeddat.
Ensuite, il faudra s’attaquer à la prévention et la résolution des conflits d’usage. En Allemagne, «depuis juillet 2008, une entreprise reçoit une autorisation pour construire un parc s’il n’y a pas d’impact économique, environnemental, sur le transport maritime, ou de conflit d’usage», énumère Carolin Abromeit, responsable des procédures d’autorisation des parcs éoliens offshore à l’Agence fédérale allemande pour la navigation maritime et l’hydrographie (BSH) (1). L’expérience permet de recenser des conflits d’usage liés à la pêche, la défense, le tourisme et les ressources du sous-sol. Côté français, «nous devons repenser la manière dont il faut gérer le littoral, et passer d’une administration sectorielle (pêche, transport maritime) à une gestion intégrée, pour préparer l’introduction d’un usage permanent: l’éolien offshore», résume Christophe Le Visage.
Les tarifs d’achat de l’électricité éolienne offshore seront-ils revus à la hausse, voire modulés? De 130 euros le mégawattheure en France, il est fixé en Allemagne à 150 €/MWh en moyenne jusqu’en 2015, selon la profondeur . Sans compter les autres «avantages» outre-Rhin. «En 2005-2006, nous nous sommes rendus compte que les coûts allaient dépasser de loin le cadre fixé: les investisseurs ne paieront donc pas le raccordement au réseau», explique Thorsten Falk, chargé de l’énergie éolienne, de l’intégration au réseau et du développement du réseau électrique au ministère fédéral allemand de l’environnement. La rentabilité d’un projet est de 10% en France, et d'au moins «2 points (...) de plus en faveur de l'Allemagne, et ceci malgré des coûts d'exploitation plus élevés du fait de l'éloignement de la côte (voir notre encadré, Ndlr), bien supérieur là-bas», calcule Philippe Gouverneur, directeur de l’établissement français du groupe Enertrag. La modulation des tarifs français d’achat selon la profondeur n’est pas à l’ordre du jour.
Côté réseau, il devra être fortement renforcé pour préparer l’intégration de l’éolien offshore. Soit «7 à 8 ans pour concrétiser ces projets», estime Gro de Saint-Martin, directrice de projet Politique de développement au Réseau de transport d’électricité (RTE). Elle souhaite une coordination des procédures «parc éolien» et «réseau», pour l’instant indépendantes, pour ne pas se retrouver avec des parcs non raccordables immédiatement au réseau. En Allemagne, les parcs éoliens sont réunis en «clusters» parce qu’un «raccordement individuel ne fait pas sens», juge Tim Meyerjürgens, responsable des procédures d’autorisation chez E.on Netz Offshore. Huit «clusters» sont prévus dans les eaux allemandes. Du fait de la demande future en câbles de raccordement, et du peu de constructeurs mondiaux, ce dernier prévoit un goulot d’étranglement de ce marché dans 4 à 5 ans.
(1) Les démarches à effectuer dans le cadre de la procédure d’autorisation de construction d’un parc offshore en Allemagne sont détaillées dans trois guides traduits en anglais, et bientôt en français, sur le site du BSH (lien ci-contre). Elles concernent la conception des éoliennes, l’impact environnemental et la partie sous-marine de l’installation.