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http://www.novethic.fr le 30/07/2008
Le programme Gerri (Green Energy Revolution Reunion Island) devrait prochainement faire de la Réunion, une île exemplaire en matière de Développement Durable. Voulu par les autorités locales, président de Région en tête, et l’Europe, ce programme concerne le tourisme, l’urbanisme, mais aussi et surtout, les transports, la production d’énergie et le stockage.
Les usines productrices d’énergie reflètent la diversité des sources. A l’Ouest de l’Ile, l’usine thermique qui utilise les résidus de canne, la bagasse et le charbon de St Louis. A l’Est, sa réciproque, Bois Rouge, en bas des « mi-pentes » plantées en cannes … « » raconte le directeur de cette centrale, filiale du groupe Tereos. Aujourd’hui, 40% de l’énergie produite par la canne brûlée est rendue à la sucrerie sous forme d’énergie et d’électricité. Le reste (60%) repart dans le réseau EDF. De quoi desservir, de juin à décembre, 80 000 habitants, pour un solde positif de 296 000 tonnes de CO2.
L’hydraulique aussi assume sa part. Les installations remontent aux années 80. A l’époque, les barrages encaissés de Rivière Langevin et Bradéliane suffisaient à assurer la sécurité énergétique des Réunionnais. Depuis il y a eu une explosion démographique : 820 000 habitants aujourd’hui, 1 million en 2030. En 2001, l’éolien a commencé à se développer sur l’île. A 11 centimes l’achat du kwh par EDF contre 25 centimes pour le thermique issu du fuel, il fallait y croire ! Aujourd’hui, les 37 éoliennes de Sainte Suzanne alimentent une communauté de 25 000 habitants.
L’éolien sur les hauteurs, la bagasse sur les pentes, l’hydroélectrique dans les ravines et dans les zones industrielles, en toitures de supermarchés et d’entrepôts, 211 installations photovoltaïques de 10 à… 20 000 m2, à ce jour les plus grandes de France (voir encadré). En puissance par habitant, la Réunion arrive en troisième position européenne derrière le Luxembourg et l’Allemagne. Devant l’Autriche, les Pays-Bas et l’Hexagone ! « » commente Serge Borchellini d’Aérowatt .
En lançant des forages pour sonder le potentiel énergétique des fonds marins avec les volcans, la houle, les vagues et les marées, les Réunionnais construisent leur « mix » au rythme des transferts de technologie et des politiques publiques . Pendant les six mois où la canne à sucre est absente, 20 000 des 50 000 tonnes de déchets verts pourraient se substituer aux 10 000 tonnes de charbon qui alimentent les centrales thermiques. Même chose avec les « broyats de palette » : 30 à 40% pourraient être valorisés 700 000 palettes entrent en effet chaque année à la Réunion ! Mais il faudra pour mettre en place ce système assurer au législateur leur traçabilité….
La Réunion pourrait être un avant-poste de ce que pourrait faire d’autres îles sous pavillon européen mais aussi le continent !

http://www.actualites-news-environnement.com/17483-outre-mer-defi-especes-exotiques-envahissantes.html
Par Pierre MELQUIOT le 06/08/2008
Le premier rapport sur les espèces exotiques envahissantes réalisé à l’échelle de tout l’outremer montre en effet que 49 espèces figurant parmi les 100 plus envahissantes au monde sont présentes dans les collectivités françaises ultramarines.
Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources, le Comité français de l’UICN a publié en juillet 2008 une synthèse inédite sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer.

Cet état des lieux dresse l’inventaire des espèces envahissantes et de leurs impacts, recense les outils réglementaires, les programmes de recherche et les actions de lutte mises en œuvre, et propose des recommandations pour améliorer la réponse face aux invasions biologiques.
Ce premier rapport réalisé à l’échelle de tout l’outre-mer révèle que 49 espèces figurant parmi les 100 plus envahissantes au monde sont présentes dans les collectivités françaises ultramarines.

Les exemples sont nombreux d’espèces introduites ayant entraîné la modification du fonctionnement des écosystèmes et la régression ou l’extinction d’espèces indigènes.
Le premier rapport sur les espèces exotiques envahissantes réalisé à l’échelle de tout l’outremer montre en effet que 49 espèces figurant parmi les 100 plus envahissantes au monde sont présentes dans les collectivités françaises ultramarines.
Conduite par le Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), cette étude met en évidence la nécessité d’un renforcement de la prévention et de la sensibilisation, d’une amélioration des cadres réglementaires et des mécanismes de contrôle, et l’importance de l’élaboration de stratégies intégrées nationales et locales pour la gestion des invasions biologiques.

Présentes dans les trois grands océans et sous différentes latitudes, les collectivités françaises d’outre-mer hébergent des richesses naturelles exceptionnelles. Sur une superficie équivalente à 0,08% de toutes les terres émergées, elles abritent davantage de plantes supérieures et de vertébrés endémiques que toute l’Europe continentale. Mais de par leur caractère principalement insulaire, elles sont également très vulnérables aux introductions d’espèces nouvelles.

Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des déplacements et des échanges commerciaux, les collectivités d’outre-mer n’échappent pas à la vague des introductions d’espèces, volontaires ou accidentelles : 1200 espèces de plantes introduites aux Antilles, 1400 en Nouvelle-Calédonie et 2000 à La Réunion. Certaines de ces espèces se sont révélées agressives et envahissantes, causant des dégâts écologiques importants pouvant s’accompagner de conséquences économiques ou sanitaires.

Toutes les collectivités d’outre-mer sont concernées. A Tahiti, l’arbuste ornemental miconia a déjà recouvert les deux tiers de l’île et menace de disparition 40 à 70 espèces de plantes endémiques par son envahissement. En Guadeloupe et en Martinique, la mangouste est une cause de raréfaction pour diverses espèces d’oiseaux et de reptiles. A La Réunion, la liane papillon menace les derniers vestiges de la forêt semi-sèche. En Nouvelle-Calédonie, la fourmi électrique perturbe le fonctionnement des écosystèmes en éliminant de nombreux invertébrés. En Polynésie française, l’introduction de l’euglandine, un escargot carnivore, a contribué à l’extinction de 57 espèces d’escargots endémiques.

Face à ce phénomène, le Comité français de l’UICN a mobilisé un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources issus de toutes les collectivités d’outre-mer et de métropole. Grâce à ce réseau et à l’appui de 12 coordinateurs locaux, une synthèse inédite sur les espèces exotiques envahissantes en outre-mer a été élaborée. Elle dresse l’inventaire des espèces envahissantes et de leurs impacts, recense les outils réglementaires, les actions de lutte, les programmes de recherche et les stratégies mises en oeuvre, et propose des recommandations pour améliorer la réponse face aux invasions biologiques.

Au terme de cet état des lieux, il ressort que 42 espèces de vertébrés exotiques et près de 300 espèces végétales représentent une menace déjà réelle ou potentielle pour les écosystèmes d’outremer.

Le rapport montre que parmi les espèces inscrites sur la Liste rouge de l’UICN présentes en outre-mer, un amphibien sur trois et plus d’un oiseau sur deux sont directement menacés par des espèces exotiques envahissantes. Les exemples sont nombreux d’espèces introduites ayant entraîné la modification du fonctionnement des écosystèmes et la régression ou l’extinction d’espèces indigènes.

Dans toutes les collectivités d’outre-mer, de multiples acteurs se mobilisent, mais ils font face à des contraintes communes qui limitent leur action. Les moyens financiers disponibles ne sont ni suffisants ni pérennes. Le cadre réglementaire en place ne permet pas une gestion appropriée du risque. La sensibilisation des différents publics demeure très insuffisante. Les connaissances scientifiques demandent à être développées. Et l’absence de stratégies intégrées et de plans d’action nationaux et locaux ne permet pas une coordination suffisante des compétences et des acteurs.

La lutte contre les espèces exotiques envahissantes est d’autant plus difficile et coûteuse que le processus d’invasion est avancé. L’anticipation et la réactivité sont donc les clés du succès. Les recommandations élaborées visent notamment à renforcer les cadres réglementaires pour une meilleure prévention des invasions, à promouvoir la mise en place de cellules de veille et de réaction rapide, à consolider les connaissances et la sensibilisation, et à développer la coordination des actions au niveau des bassins biogéographiques et à l’échelle de l’outre-mer.

La France, qui s’est engagée à stopper le déclin de la biodiversité sur son territoire, ne pourra atteindre cet objectif sans une mobilisation forte sur cet enjeu majeur pour l’outre-mer. Plus largement, il est indispensable que les collectivités locales, l’Etat et l’Union européenne renforcent leur coopération régionale et internationale et élaborent des stratégies intégrées mobilisant l’ensemble des acteurs pour la gestion des espèces exotiques envahissantes.

Source : CNES http://www.actualites-news-environnement.com/17654-forum-gmes-2008-info-environnement-securite.html
Par Damien URRUTIA le 21/08/2008

Les 16 et 17 septembre prochains, Le CNES (Centre national d’études spatiales) organise le Forum GMES 2008 (Global Monitoring for Environment and Security), qui se tiendra à Lille au Palais des Congrès. Ce forum s’inscrit dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE).
GMES (Global monitoring of environment and security) 1 est un programme européen de collecte et de publication d’informations sur l’environnement et la sécurité. Il a la particularité d’être défini par et pour les utilisateurs, qu’ils soient de simples citoyens, des entités institutionnelles, ou des entreprises.
Les informations de GMES permettent une gestion raisonnée de l’environnement et sont, également, indispensables à la protection des personnes et des biens, notamment lors d’une crise environnementale naturelle (tsunami, tremblement de terre, éruption volcanique, cyclone, inondation, entre autres…) ou provoquée par l’activité humaine (pollution marine ou atmosphérique, déforestation, entre autres…).
Les premiers services mis en place progressivement concernent : l’environnement marin, la gestion des territoires, l’environnement atmosphérique et la gestion des urgences en cas de catastrophe.
Les 2 journées du Forum de Lille ont pour objectif de présenter, avec des démonstrations les mettant en scène, les services offerts dès maintenant par GMES. Elles permettront, aussi et surtout, d’échanger avec les utilisateurs potentiels. Environ 700 participants sont attendus.
Au-delà de l’avancée des travaux permettant de passer de la R&D aux services opérationnels, le Forum GMES s’inscrit dans le cadre des événements de la présidence française de l’Union européenne.
La France a soutenu ce programme dès son origine en 1998. Elle a participé activement à toutes les actions de coordinations européennes depuis lors. De nombreuses équipes françaises sont présentes dans les consortiums européens qui travaillent à la mise en place de GMES depuis 2002.
La récente réunion informelle des ministres européens chargés de l’espace à Kourou a souligné l’importance de ce programme pour l’Union Européenne. Les ministres ont ainsi souhaité que la continuité des services GMES soit assurée par un financement à long terme garanti par l’Union Européenne. Source : MEEDDAT.
nvironment and security (GMES)
http://www.gmes.info/
1) GMES : Le programme Global monitoring of environment and security (GMES) représente la mobilisation européenne en faveur de l’environnement et de la sécurité.
Les données d’observations spatiales, associées aux mesures fournies par les réseaux au sol, fournissent dans des informations utiles à la gestion de l’environnement et la sécurité des personnes et des biens. A l’issue d’une réflexion menée par la Commission européenne et quelques agences spatiales, se dessine une volonté forte de mobiliser les ressources et les principaux acteurs concernés afin de mettre en place des services dans des domaines considérés comme prioritaires en matière de gestion de l’environnement et de sécurité.
Le programme Global monitoring of environment and security (GMES), initiative conjointe de l’ESA et de l’Union européenne, vise ainsi à fédérer et rationaliser les activités européennes d’observation de la Terre. Il consiste en un ensemble de services thématiques, dont les premiers éléments devraient être mis en place à partir de 2008. Ils permettront d’optimiser l’utilisation des infrastructures existantes et futures, mais également de développer les moyens de collecte et de diffusion de données, et d'intégrer ces données dans des systèmes de suivi et de prévision de l’état de l’environnement. Il prévoit également d’assurer la pérennité et l’évolution des infrastructures spatiales nécessaires à l’acquisition de ces données.
L’étude de l’évolution de l’occupation des sols dans les états membres de l’Union européenne et dans les pays candidats à l’adhésion représente l’un des principaux objectifs du projet GMES. Ce quadrillage du territoire européen permettra d’observer et de cartographier les zones à risque, soumises à des dégradations naturelles ou d’origine humaine (ex : déversement d’hydrocarbures).
Les technologies et services GMES permettront également d’optimiser la surveillance du couvert végétal, des océans et de l’atmosphère à l’échelle mondiale. Ils seront utilisés pour surveiller avec précision l’application d’accords internationaux sur les changements climatiques, tels que le protocole de Kyoto, ou en matière de sécurité et d’aide internationale. La dégradation de l’environnement et la concurrence pour les ressources naturelles peuvent être sources de tensions ou de conflits internationaux.
L’initiative GMES permettra ainsi à l’Europe de disposer d’un système d’information fiable et précis, contribuant à la politique commune en matière de sécurité et de défense.
Des outils et services novateurs, alliant techniques spatiales, terrestres et aéroportées, seront développés dans le cadre du programme Global monitoring of environment and security (GMES). Parmi les thèmes jugés prioritaires, la gestion de l’océan et des zones côtières, l’occupation des sols et le suivi des ressources végétales, les risques, mais également la gestion de l’eau, la qualité de l’atmosphère et la sécurité des personnes et des biens.

par Véronique Smée http://www.novethic.fr/novethic
Selon le quotidien Les Echos, le gouvernement va créer un prêt à taux zéro pour améliorer les performances énergétiques des logements. Plafonné à 30 000 euros, il serait octroyé sans condition de ressources aux bénéficiaires, dès lors qu’ils s’engagent dans des programmes de rénovation thermique.
Après le bonus-malus écologique pour les voitures, la fiscalité verte issue du Grenelle devrait s’appliquer à l’habitat, une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre (25% des émissions françaises, derrière les transports).
C’est ce qu’annonce dans son édition du 2 septembre le quotidien Les Echos, ajoutant que ce prêt écologique à taux zéro (appelé « éco-PTZ ») serait plafonné à 30 000 euros et octroyé sans conditions de ressources. Le quotidien chiffre la mesure à plus d’1 milliard d'euros « en année pleine » pour les 5 années de son existence (2009-2014). Les critères d’obtention devraient être strictement définis par décret : les bénéficiaires devront s’engager dans un programme associant différents travaux complémentaires (isolation thermique du logement et chauffe –eau solaire, par exemple). Ce nouveau prêt ne sera pas cumulable en revanche avec le crédit d’impôt existant pour l’achat d’équipements basse consommation mais pourra venir compléter un prêt à taux zéro octroyé pour l’accession à la propriété. L’objectif étant d’encourager l’achat de maisons « basse consommation », domaine dans lequel la France accuse un certain retard par rapport à ses voisins allemands et britanniques, par exemple. Enfin, pour parvenir au facteur 4, il faudrait diminuer la consommation énergétique du résidentiel et du tertiaire à 50 kWh/m2/an , contre 230 kWh/m2/an aujourd’hui. Plus ambitieux encore, les « bâtiments à énergie positive », capables de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment et donc d’alimenter le réseau électrique, sont aujourd’hui réalisables. On est encore très loin, cependant, d’atteindre ces performances en France.
Cette mesure, qui fait partie du projet de loi « Grenelle », pourrait cependant, à l’image du succès recueilli par le bonus malus écologique sur les véhicules, inquiéter le ministère des finances…
Jusqu’ici, les particuliers pouvaient certes bénéficier d’éco-prêts, mais pas forcément pour le même montant, et surtout, à des taux plus élevés. Développés grâce à la création du Livret de développement durable (LDD) en remplacement du Codevi, le gouvernement a obligé en 2007 les banques qui proposent ces LDD à proposer des prêts finançant les travaux d'économie d'énergie dans des logements de plus de deux ans. Avec un bémol : seulement 10% de l’épargne collectée via le LDD est obligatoirement affectée à ces prêts, ce qui a déçu bon nombre d’ONG. Par ailleurs, le flou règne sur ce que représentent réellement ces éco-prêts, qui semblent peu utilisés.Les banques font-elles le nécessaire pour informer leurs clients? Toujours est-il qu'elles sont censées communiquer au ministère des finances leurs chiffres sur la cinquantaine d'offres existantes, mais qu'en réalité peu d'entre elles le font... L'Ademe a pourtant, de son côté, mis en ligne un site internet pour aider les particuliers à trouver le bon produit financier adapté à leurs travaux.
L'annonce de ce nouveau prêt écologique semble davantage satisfaire les ONG. FNE a salué le dispositif tout en souhaitant "qu'il ne s'agisse pas d'une mesure isolée." Rappelant un contexte environnemental mais aussi économique avec l'augmentation des prix de l'énergie, les Amis de la Terre estiment qu'il s'agit "d'un pas dans la bonne direction". « C'est une bonne nouvelle, déclare dans un communiqué Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes de l'ONG. Ce dispositif se situe dans la lignée de l'évolution observée ces dernières années dans le secteur, avec la généralisation des prêts « verts » dans toutes les banques et la création du livret de développement durable. Il vient ainsi élargir et compléter ces mesures incitatives ».

Par Damien URRUTIA http://www.actualites-news-environnement.com/17842-MAB-france-elus-reserve-biosphere.html

MAB France invite les élus des réserves de biosphère à une réunion
Le Comité Français du MAB invite le 10 septembre 2008, au siège de l’UNESCO à Paris, les élus des réserves de biosphère à participer à une réunion d’information et de débat. MAB France souhaite une réunion nationale de débats et de témoignages des élus des réserves de biosphère.

Le Comité Français du MAB (Man and Biosphere) et son président Robert BARBAULT invitent les élus des réserves de biosphère à participer à une réunion d’information et de débat le 10 septembre 2008, au siège de l’UNESCO à Paris.

Seront présent le Président du Conseil International de Coordination du MAB, également ministre de l’économie forestière du Congo, le Directeur du secteur des Sciences et le Secrétaire Général du Programme MAB à l’UNESCO.
Les réserves de biosphère ont été créées par l'Unesco au début des années 1970 et sont présentes dans 105 pays, pour une gestion rationnelle des ressources biologiques et pour promouvoir un développement durable.
En France, on compte 10 réserves de biosphère sur les 535 mondiales, dont une transfrontalière avec l’Allemagne : Camargue, Cévennes, Mer d’Iroise, Luberon, Mont Ventoux, Fontainebleau – Gâtinais, Vallée du Fango (Corse), Archipel de Guadeloupe, Commune de Fakarava (Polynésie française) Vosges du Nord-Pfälzerwald.

Le réseau mondial des réserves de biosphère est doté depuis 1995 d’un cadre statutaire approuvé formellement. Il représente un dispositif unique de coopération multilatérale : les pays, dans leur diversité géographique, sociale, culturelle et économique, mutualisent dans ce cadre leurs savoirs et leurs techniques.
Localement, chaque réserve de biosphère s’appuie sur une structure (en France, Parc naturel régional, Parc national, Syndicat mixte de gestion ou Association loi 1901) qui doit favoriser la participation locale, l’implication de la population, au travers notamment de ses élus. Mais la réserve de biosphère, bien au-delà d’un label décerné par l’Unesco à une structure existante, est un modèle de gestion territoriale mondialement approuvé.

Les débats et les témoignages de cette réunion d’information et de débat du 10 septembre 2008 porteront sur les sujets suivants : les réserves de biosphère, lieux de démonstration du développement durable ; le réseau mondial des réserves de biosphère, dispositif unique de coopération internationale ; et les réserves de biosphère, lieu d’élaboration de projets de territoires partagés, portés par les acteurs locaux.

UNNews
New York, Sep 4 2008 2:00PM
Chacun peut désormais « survoler » sur Google Earth les endroits sur la Terre où l';environnement est le plus menacé, ou bien les sites où la protection a permis de réparer les dégâts, grâce à une initiative du Programme des Nations Unies pour l';environnement (<" http://www.unep.org/french/ ">PNUE).
Google Earth est un service de cartographie en trois dimensions, couvrant pratiquement toute la Terre, accessible par Internet. Le PNUE a choisi près de 200 sites visibles sur son <"http://na.unep.net/digital_atlas2/webatlas.php?id=127">Atlas environnemental qui montrera en trois dimensions l';impact du changement climatique ou d';autres activités humaines nocives pour l';environnement.
Des images comparatives montrent ainsi le changement surprenant affectant les glaciers du Groenland ou d';Alaska et la réduction des forêts d';épineux riches en biodiversité à Madagascar en raison de l';extension des fermes.
Il est par exemple possible de suivre l';apparition de réseaux routiers dans les forêts tropicales de la République démocratique du Congo (RDC) ou l';expansion de nombreuses villes d';Afrique de l';Ouest.
Mais ces survols par satellite peuvent aussi montrer les initiatives positives telles que la reforestation dans certaines régions du Niger ou un nouveau plan de gestion du barrage en Zambie permettant de restaurer les cycles naturels et saisonniers.
voir : http://na.unep.net/unep-atlas.php

Source : par Maxence Layet http://www.novethic.fr/novethic/ 12/09/2008
La société de services Bluesafe, spécialisée dans les réseaux sans fil, a décidé de réagir à la psychose gagnant les entreprises à propos de la pollution électromagnétique. Elle propose désormais une cartographie complète des niveaux d'exposition aux ondes Wi-fi. De quoi rassurer et alerter les responsables informatiques sur la conformité de leurs installation sans fil. Car les dépassements existent, notamment dans les environnements industriels.
Depuis le début de leur commercialisation, au milieu des années 2000, les radio-émetteurs, antennes et bornes d'accès Internet sans fil Wireless-Fidelity (Wifi) se sont banalisées. La France, à elle seule, compte par exemple au moins 7 millions de « box » sans fil et haut débit, installés dans les foyers, et plus de 31 000 « hotspots ». Des zones de connexion sans fil, publics ou privés, accessibles dans les gares, les hôtels, les cafés, les universités... Outre les ordinateurs, des imprimantes, des appareils photos, des frigos communiquent maintenant en wifi.
Les entreprises ne sont pas épargnées. Leurs réseaux Wifi connaissent une croissance de 50 % chaque année, observe Xavier Seringe, co-fondateur de Bluesafe, une société de services informatiques spécialiste des réseaux sans fil destinés aux grands comptes. « Le marché du Wifi en entreprise est aussi bien industriel que bureautique, avec des accès sécurisés ou pour de la téléphonie. Les gros réseaux vont se composer de 200 ou 300 bornes. Même si certains campus universitaires, très étendus, peuvent dépasser ce total. »
Audit radio sanitaire
Depuis la fin de l'année 2007, suite aux inquiétudes formulées par les comités d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT) sur la nocivité supposée des réseaux Wifi, Bluesafe propose à ses clients une étude d'impact sanitaire des champs électromagnétiques. « L'idée est assez récente, poursuit Xavier Seringe. Il s'agit de répondre à la préoccupation de nos clients, en les rassurant ou les alertant sur la conformité de leurs réseaux sans fil aux textes en vigueur, tout en évitant de faire l'amalgame entre le niveau des rayonnements de la téléphonie mobile et ceux du Wifi. » Cette offre de services à part entière, facturée en général autour des 1 000 euros et réalisée par l'équipe audit de Bluesafe, dresse une cartographie du niveau global des émissions et dissocie les signaux des équipements Wifi de ceux des autres communications sans fil, comme le GSM.
Lors de son diagnostic, l'entreprise place sa sonde de mesure en différents points du bâtiment. Là où les personnes se tiennent et travaillent. « C'est très important, insiste le responsable technique. Cela nous permet de disposer des valeurs réelles, représentatives du niveau d'exposition radio subi par les employés. Les mesures sont exprimées en Volt par mètre (V/m), c'est à dire l'intensité du champ électrique issu de l'ensemble des rayonnements électromagnétiques. » La durée de l'audit est très variable. Elle dépend surtout du nombre de points de mesures identifiés avec le client. En moyenne, il est possible de couvrir environ 3 000 m2 par jour dans des bureaux. Et 10 000 m2 par jour dans des sites industriels, en extérieur.
La loi du PIRE
Un rapport complet est ensuite fourni au client. Il contient les valeurs relevées aux différents points de mesures, une analyse des résultats et des recommandations éventuelles en regard du cadre légal et administratif en vigueur. « Pour l'instant, la dizaine d'audits sanitaires que nous avons effectués se sont révélés rassurants, précise Xavier Seringe, avec des installations de réseaux sans fil présentant des résultats en général 100 fois inférieurs à ce que demande la législation, et 20 fois inférieurs aux valeurs du GSM proprement dit. »
Si le décret de 2002 fixe une valeur limite applicable à l'ensemble des communications sans fil, téléphonie mobile incluse, d'autres maxima existent, fixées eux par l'Arcep, l'autorité de régulation des télécoms. Au lieu de Volt par mètre, on parle alors de « PIRE » : Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente. Mais cette limite de puissance rayonnée ne garantit pas la puissance réelle des équipements Wifi déployés dans l'entreprise. « Sur certains canaux du Wifi par exemple, vous n'avez droit en extérieur qu'à 10 milliWatt (mW) de puissance, hors le matériel peut avoir été réglé sur 100 mW, voire plus, » explique le responsable technique de Bluesafe. Sans vérification à posteriori, il est alors impossible de savoir si l'installation respecte les seuils réglementaires.

« Dans certaines zones industrielles, nous avons parfois observé une pollution électromagnétique bien supérieure aux valeurs légales, reconnaît le responsable de Bluesafe. Une simple modification de la configuration, par nos soins, permet de réduire la puissance de l'antenne ou de la borne d'accès Wifi, sans affecter la performance des liaisons sans fil... Mais lorsque le dépassement résulte d'une installation GSM, on ne peut rien faire. »

Source : Caribbean Netnews 29/09/2008

Les gouvernements des pays de la Caraïbe et d’Amérique Latine pourront, dès cette année, bénéficier de ce nouveau fonds d’un montant de 15 millions de dollars US, afin de réaliser des projets dans le secteur de l’eau, l’assainissement et le traitement des déchets.
La Banque espère atteindre le montant de 35 millions de dollars US en 2009, grâce à des contributions provenant de pays donateurs et du secteur privé.

Source : Chambre de Commerce et d'Industrie de Pointe-à-Pitre

La problématique du transport maritime dans les échanges commerciaux et le développement des flux de marchandises dans la région caribéenne ont été les thèmes centraux traités lors d'un important séminaire organisé au WTC de la Guadeloupe.

Règles à respecter en matière de cabotage pour la sureté, la sécurité, la protection de l’environnement ; pistes de développement du commerce ; harmonisation des moyens de contrôles …autant de sujets stratégiques débattus les 11 et 12 septembre dernier. Les participants ont dégagé un certain nombre de préconisations dont la mise en place d’une politique communautaire des transports, la simplification des procédures douanières pour le cabotage dans la région, la dématérialisation des procédures (système Delta), l’application de mécanismes pour valider des agréments. Par ailleurs, a été évoqué le projet Clovis qui poursuit l’objectif de la mise en place d’une plate-forme portuaire pour la dématérialisation en Guadeloupe, en Martinique, à la Dominique et à Sainte - Lucie.
La question de l’émergence d’une bourse maritime a fait également débat. Trois projets, pouvant être sources d’inspiration ont été présentés (Espace Manche Développement Initiative, base de données portuaires et maritimes et cartes des routes maritimes de l’AEC, bourse électronique de cabotage de la Caraïbe). Les agents maritimes et les transitaires ont enrichi les discussions en apportant leurs différents points de vue. Plusieurs préoccupations ont été soulignées, notamment la protection de la mer des caraïbes et la difficulté d’accès aux données portuaires. Tous s’accordent sur la nécessité de lancer des initiatives locales favorisant une meilleure connaissance des conventions existantes et la signature de nouvelles conventions douanières, fiscales et commerciales.
Ce séminaire s’inscrivait dans le cadre des actions de formation, d’information et de mise en réseau du projet de Renforcement des Capacités Commerciales et Institutionnelles des Départements Français d’Amériques (RECIC – DFA), initié dans le contexte de négociations des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Union européenne et les Pays ACP. Il faisait suite au forum sur l’harmonisation du droit des affaires, organisé au mois de mai dernier en Guadeloupe.

par la rédaction de Montray Kréyol

Voici donc le n° 53 du magazine LA TRIBUNE DES ANTILLES dont Louis Boutrin est le directeur de publication et Raphaël Confiant, le rédacteur en chef. Ce numéro comporte un très intéressant dossier de 15 pages sur les tremblements de terre aux Antilles qui ne manquera pas d’interpeller ceux que le séisme du 29 novembre avait durement frappés et, d’une manière générale, tous ceux qui eurent ce jour-là la peur de leur vie.

 

Ce dossier réalisé par Louis Boutrin comporte les articles suivants :

 

— « Au-delà de la peur ! » de L. Boutrin ;

 

— « Entre confiance et crédulité : à qui profite la peur ? » de Micheline Marajo ;

 

— Interview de Luisiane Carvalho, épidémiologiste : « Augmentation des ventes de psychotropes » ;

 

— Interview de Nathalie Feuillet, responsable scientifique de l’Observatoire du Morne des Cadets : « Une véritable piqûre de rappel… » ;

 

— La Préfecture s’explique ;

 

— Quand nos parlementaires interpellent le gouvernement.

 

À côté de ce dossier, ce numéro de LA TRIBUNE DES ANTILLES fait sa couverture avec Pascal Saffache, jeune doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université des Antilles et de la Guyane, récemment primé par le TOYP ou Ten Outstanding Young People. En français, « Les Dix jeunes les plus brillants », concours mondial dans lequel P. Saffache représentera la France à New-Dehli, en Inde, dans quelques mois. Dans une interview réalisée par Diana Ramassamy, le géographe s’explique sur son travail, notamment sur ses études concernant la protection de l’environnement.

 

À noter dans ce numéro un article de Karim Confiant consacré à Michel Sébas, inventeur d’une marque de sportwear en… bambou et une interview de Patrick Chamoiseau sur son dernier roman, Un dimanche au cachot.