Journal de l'environnement 10/11/2008 00:00
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) se voit attribuer de nouvelles missions dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Aura-t-elle la capacité d’y répondre? Pour le directeur de cabinet de la présidence de l’agence, Matthieu Orphelin, il n’y a aucune raison pour qu’elle ne remplisse pas son rôle traditionnel d’expert.
Dans quelle mesure l’Ademe a-t-elle pesé dans les engagements du Grenelle?
Elle a été partie prenante de 2 des 6 groupes: le 1er sur le changement climatique et l’énergie, le 6e sur la croissance écologique. Mais aussi de l’intergroupe sur les déchets. Nous avons également effectué la maîtrise d’œuvre de plusieurs comités opérationnels, dont 4 en tant que chef de projet: sur les énergies renouvelables, la rénovation du bâti existant, l’agriculture et l’éco-fonctionnalité.
Nous nous retrouvons vraiment dans le Grenelle puisque la consommation de 50 kilowattheures par an et par mètre carré, par exemple, est une proposition de l’Ademe. Nous avons aussi proposé que «l’éco-étiquetage» de Casino soit présenté, et une telle mesure généralisée. L’Ademe a été partie prenante dans la régulation de la publicité et à l’origine de la généralisation des bilans carbone.
Après le projet de loi de finances 2009, l’Ademe doit devenir un «opérateur majeur du Grenelle». Qu’en pensez-vous?
Le terme exact est «opérateur de la transition environnementale» -et cette expression recouvre des mesures très importantes. Cela désigne effectivement l’Ademe comme un acteur majeur, un bras armé du Grenelle. Mais nous serons jugés sur la mise en œuvre.
Concrètement, quelles nouvelles missions vous seront-elles allouées?
Nous aurons à gérer un fonds démonstrateur, un fonds Chaleur et un plan Déchets. Le premier fonds est destiné à faciliter l’étape d’industrialisation, juste avant celle-ci. Nous avons déjà lancé trois appels à projet sur les biocarburants, les voitures et le captage-stockage du carbone (CSC).
Les réseaux de chaleur reçoivent déjà des aides de l’Ademe et des conseils régionaux, mais cela ne suffit pas. Le deuxième fonds est destiné à soutenir l’utilisation de chaleur renouvelable, avec l’idée de développer toutes les sources renouvelables, dont la biomasse collective et industrielle. L’extension d’un réseau de chaleur raccordé à une usine d’incinération sera aussi aidée.
Le produit de la hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) concernant la décharge et d’une nouvelle TGAP concernant l’incinération va être affecté à l’aide à l’investissement des collectivités et entreprises pour la prévention des déchets. Par exemple, une cantine scolaire peut réaliser ce que l’Ademe a réussi à son siège d’Angers, réduire par 2 sa production de déchets. Le plan Déchets sera principalement axé sur la prévention, le traitement biologique et le recyclage. Tout cela sera monté entre 2009 et 2011.
Quelle somme ces trois missions représentent-elles?
Le fonds démonstrateur représente un investissement de 400 millions d’euros sur 4 ans. C’est énorme, par rapport aux 50 millions que nous avions cette année pour la R&D. 330 millions sur 3 ans devraient être alloués au fonds Chaleur renouvelable et 318 millions, sur 3 ans, pour la prévention des déchets.
Le budget communication sur la mise en œuvre Grenelle et énergie représentera 40 millions € en 2009, contre 10 à 15 millions auparavant.
Le traitement des sites et sols pollués, pour lequel nous assurons une maîtrise d’ouvrage public pour le compte de l’Etat, représentera 11 millions € l’an prochain, contre 15 millions en 2008.
Votre agence aura-t-elle les moyens d’assumer ces compétences supplémentaires?
Nous étions déjà beaucoup sollicités par les collectivités. En 2007, nous avons réalisé 7.000 aides à la décision. C’est à la fois peu et beaucoup, et nous devrions être beaucoup plus sollicités après le Grenelle.
Mais l’Ademe va obtenir 55 postes en CDI supplémentaires. C’est un effort considérable pour l’Etat. Dans le contexte de la révision générale des politiques publiques (RGPP) actuelle, cela vaut de l’or!
Nous allons également mieux travailler avec les services de l’Etat et accueillir dans nos équipes quelques dizaines de personnes du Meeddat. Pour le fonds démonstrateur, nous allons réussir à gérer ces nouvelles missions sans poste supplémentaire.
www.actualites-news-environnement.com 08/11/2008 09:36 (Par Pierre MELQUIOT)
La plate-forme science-politique IPBES au secours de la biodiversité
La plate-forme science-politique IPBES au secours de la biodiversité. Un nouveau système de diffusion de l’information scientifique relative à la biodiversité, la diversité du vivant sur la planète Terre et à son importance pour les Humains, pourrait propulser la question de la biodiversité comme prioritaire dans l’agenda politique mondial.
Une nouvelle plate-forme science-politique, IPBES, « peut aider à placer la biodiversité en tête de l’agenda politique mondial » ont déclaré trois membres du gouvernement français.
Un nouveau système de diffusion de l’information scientifique relative à la biodiversité, la diversité du vivant sur la planète Terre et à son importance pour les Humains, pourrait propulser la question de la biodiversité comme prioritaire dans l’agenda politique mondial au même titre que le changement climatique, selon trois ministres français, Jean Louis Borloo, ministre de l’Écologie, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur, et Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie qui poussent à la mise en place de la plate-forme science-politique IPBES.
Il y a quelques jours, lors de la conférence de Montpellier Agriculture et biodiversité, Michel Barnier et Valérie Pécresse avaient souligné « l’importance stratégique de la recherche sur ces liens entre agriculture et biodiversité, et notamment la nécessité, sur le plan européen, d’unir les efforts des Etats membres d’organiser un travail en commun, notamment pour faire de la recherche sur l’agriculture et de la protection de la biodiversité une priorité absolue de la science européenne à terme.
| Le nouveau système de diffusion de l’information scientifique relative à la biodiversité, IPBES, la diversité du vivant sur la planète Terre et à son importance pour les Humains, pourrait propulser la question de la biodiversité comme prioritaire dans l’agenda politique mondial |
Ils avaient alors rappelé qu’un premier pas va d’ores et déjà être fait en ce sens dans les prochaines semaines avec la mise en place de l’IPBES, une plate-forme scientifique-politique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystemiques, qui prendra la forme d’un GIEC de la biodiversité et qui permettra aux Etats membres de « dresser des constats partagés dans ces domaines, préalables indispensables à toute action commune. »
Une conférence aura lieu à Putrajaya, Malaisie, du 10 au 12 novembre 2008 pour débattre de la mise en place d’une plate-forme science-politique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES : Intergovernmental science-policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Elle sera conçue pour fournir à l’ensemble des décideurs à travers le monde, une information fiable et sûre sur les changements affectant les processus naturels dont dépendent tant les sociétés que leur économie - de la fertilisation des sols au contrôle des ravageurs des cultures et des maladies.
La conférence a été convoquée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement PNUE et rassemblera des représentants de gouvernements, des institutions de recherche, des organisations non gouvernementales et les conventions internationales relatives à la biodiversité et à l’environnement.
Cette initiative fait suite à l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millennium Ecosystem Assessment - MA), qui en 2005 a principalement conclu que les objectifs de réduction de la pauvreté seraient compromis par la dégradation de services écosystémiques clefs, notamment les pêcheries, l’approvisionnement en eau potable et la protection contre les risques naturels.
Cette conférence a été convoquée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) fait également à la suite d’une consultation internationale, initiée par le gouvernement français, qui a impliqué plus de 300 participants et 40 organisations internationales et régionales de plus de 70 pays, sur le besoin, les champs d’action et les options pour un Mécanisme International d’Expertise Scientifique sur la Biodiversité (IMoSEB).
Selon une note de principe du Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), utilisée comme base de discussion à la réunion en Malaisie, la plate-forme aurait pour objectif principal de compléter l’action des structures existantes, notamment des conventions relatives à l’environnement, et non de dupliquer leurs actions. Ses domaines de compétences suggérés seraient :
- Signaux précoces, leçons précoces : outre la diffusion d’analyses scientifiques rapides sur les menaces naissantes, il s’agira de réaliser un suivi des tendances et des nouveaux résultats scientifiques et d’alerter d’avance les organisations et les gouvernements au sujet des questions et des menaces émergentes pour leur permettre de réagir en temps voulu.
- Catalyser les connaissances : outre la préparation des éléments nécessaires à une deuxième évaluation mondiale, il s’agira d’entreprendre régulièrement des évaluations intégrées indépendantes sur les changements affectant la biodiversité et les services écosystémiques ou d’informer d’autres processus d’évaluation menés dans ce domaine.
- Soutien politique et communication : il s’agira d’appuyer les partenaires concernés en leur fournissant les informations scientifiques requises : Pour mieux comprendre les changements survenus dans la biodiversité et les services écosystémiques et leurs implications sur le bien-être humain ; Pour faciliter le suivi de l’évolution de la biodiversité et des services écosystémiques, et l’établissement de rapports en la matière ; Pour regrouper et diffuser les informations scientifiques de façon à répondre aux besoins des partenaires concernés.
Les partisans d’un IPBES pensent que cette plate-forme permettrait de placer la biodiversité et les services écosystémiques au cœur des décisions, de la même manière que cela a été fait pour le changement climatique grâce, en grande partie, au travail mené par le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat /Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC), qui mène depuis 1987 une évaluation rigoureuse et une présentation efficace des savoirs scientifiques sur le changement climatique.
Jean Louis Borloo, ministre d’État ministre de l’Écologie, a précisé sur ce point « qu’il s’agisse de lutte contre le changement climatique ou de protection de la biodiversité, nous faisons face, dans les deux cas, à une menace commune, nécessitant une implication de tous les Etats, sur la base de données scientifiques fiables. Le GIEC est une vraie réussite car il permet aux Gouvernements de fonder leur décision sur un diagnostic objectif. Il n’y aucune raison pour que nous ne soyons pas capables de faire la même chose en matière de biodiversité ».
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a ajouté que « tout le long du processus consultatif, il y a eu une demande de plus en plus forte pour une expertise sur la biodiversité, qui soit indépendante, intergouvernementale, non prescriptive, impliquant l’ensemble des parties prenantes et qui présenterait aux décideurs des résultats pertinents. Ce futur IPBES devrait pouvoir combiner ces caractéristiques pour être capable de placer la biodiversité en tête de l’agenda politique comme nous le souhaitons tous fortement ».
Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, a de son côté insisté sur l’importance de la biodiversité pour le développement et la lutte contre la pauvreté. Pour Alain Joyandet, « il s’agit d’intégrer plus efficacement la biodiversité dans toutes les politiques de développement. Cessons de la penser uniquement à travers ses emblèmes animaliers (gorilles, tigres) ou conceptuels (bien public mondial) pour la considérer avant tout comme l’ensemble des ressources naturelles essentielles pour la survie de l’humanité. Engageons nous pour que la biodiversité soit créatrice de richesses pour les communautés locales dans un souci de croissance partagée. A ces égards, l’IPBES sera capable de développer la même capacité d’alerte, de proposition et de décision que le GIEC. »
La conférence de Putrajaya devrait produire des recommandations sur IPBES qui seraient soumises à décision lors du conseil d’administration du PNUE en février 2009.
Lien vers la plate-forme IPBES pour la sauvegarde de la biodiversité.
Journal de l'environnement 06/11/2008
L’avant-projet de loi Grenelle II prévoit d’instaurer une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) aux déchets d’activité de soins à risques infectieux (Dasri). L’exposé des motifs indique qu’un projet de décret a déjà été notifié à la Commission européenne et devrait être examiné d’ici peu en Conseil d’Etat. Des boîtes adaptées au conditionnement de ces déchets devraient être distribuées gratuitement aux patients, qui devront être rapportées –une fois pleines– en pharmacies ou officines. Enlèvement et traitement seront à la charge des producteurs.
Une meilleure prise en compte par les documents d’urbanisme des sols pollués est prévue par l’avant-projet de loi, sur la base des inventaires de sols pollués Basol et Basias.
Le Grenelle II devrait aussi être l’occasion de transposer une directive européenne, qui fait l’objet d’un contentieux contre la France (1), relative à la conception de plans de réception et de traitement des déchets portuaires (2). Principales mises en cause: les collectivités, qui n’ont pas présenté ces plans à temps. Un article prévoit un système d’amende et de substitution de l’Etat en cas de manquement.
Les déchets du BTP sont aussi concernés par le Grenelle II. Des plans de gestion des déchets issus de la démolition et de la construction d’un bâtiment devront être réalisés dans tous les départements sur le même modèle que les plans départementaux de gestion des déchets ménagers.
Dès 2012, une collecte sélective des déchets organiques devrait être mise en place, d’abord pour les restaurants de grande taille, les marchés et les grands espaces verts. Son organisation doit être déterminée par un décret en Conseil d’Etat.
Enfin, la capacité de traitement des unités d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) et des centres de stockage de déchets devra être limitée dans chaque département. Le but est d’éviter une contradiction avec les objectifs du Grenelle I de prévention de la production des déchets ménagers. L’introduction de cette limite est prévue au plus tard au 1er juillet 2012.
(1) Voir l’article du JDLE «Pollutions maritimes: la France n’est pas toute blanche»
(2) Directive 2000/59/CE sur les installations de réception portuaires pour les déchets d'exploitation des navires et les résidus de cargaison
Journal de l'environnement, 07/11/2008
L’avant-projet de loi Grenelle II prévoit de renforcer le rôle de l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa). Rebaptisée Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acna), elle verrait ses compétences élargies aux nuisances non sonores et son dispositif de sanctions réformé. Les impacts du transport aérien sur la pollution de l’air demeurent toutefois du ressort de la loi sur l’air de 1996.
Dans la ligne des conclusions du Grenelle, le projet fixe un principe de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans des lieux recevant du public ou des populations sensibles, dont les dispositions seront mises en oeuvre par décret.
Journal de l'environnement 06/11/2008
Conformément au plan Ecophyto 2018, l’avant-projet de loi Grenelle II prévoit de renforcer la formation et la certification des distributeurs et des utilisateurs de pesticides, mais aussi de limiter l’usage de ces produits par les particuliers.
Le texte propose d’élargir la protection des aires d’alimentation en eau potable en ciblant 500 points de captage situés dans des ressources déjà polluées d’ici 2012. L’objectif du bon état des eaux est confirmé pour 66% des masses d’eau d’ici 2015, et plus de 90% en 2021. Les communes pourront effectuer des travaux d'office pour la mise en conformité des installations d’assainissement non collectif.
Afin de diminuer les pertes d’eau au niveau des réseaux, les services d’eau potable et d’assainissement, quel que soit leur mode de gestion, auront l’obligation d’effectuer l’inventaire des infrastructures dont l’échéance sera fixée par décret. Des travaux devront être réalisés en cas de fuites supérieures à un seuil.
Dans le chapitre V, le projet de loi prévoit la définition d’une stratégie nationale pour la mer fondée sur les principes de la gestion intégrée, et déclinée à différentes échelles (façade maritime, île, archipel). La création d’un écolabel pour les produits de la pêche couplés à une gestion durable a également été proposée. Enfin, le développement de la recherche dans les secteurs de l’alimentation et de l’assainissement en eau est recommandé.
Journal de l'environnement 07/11/2008 13:43
Après les dispositions de l’avant-projet de loi «Grenelle II» en matière d’environnement, le JDLE fait le point sur les principales mesures relatives à la prise en compte de l’environnement par le grand public et les entreprises.
En matière d’entreprises et de consommation, l’avant-projet de loi propose d’étendre la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) aux entreprises de plus de 500 salariés et dont le total de bilan est supérieur à 43 millions d’euros. Cette loi de 2001, qui impose d’inclure dans le rapport de gestion des données sociales et environnementales, concerne actuellement 650 entreprises environ.
Le Grenelle II prévoit aussi d’étendre la responsabilité environnementale des entreprises aux sociétés-mères en cas de défaillance environnementale –remise en état d’un site par exemple–, à la demande du préfet.
L’affichage du «prix carbone» par catégories de produits, à définir par décret, devrait être rendu obligatoire.
Enfin, l’avant-projet de loi prévoit d’obliger les gérants de portefeuille à indiquer dans leur rapport annuel leurs préoccupations en matière de développement durable, pour pouvoir orienter l’investissement des épargnants vers les entreprises ayant les meilleures pratiques environnementales.
L’information et la participation du public sont elles aussi abordées. Le fameux «dialogue à 5» du Grenelle devrait être institué de manière formelle. Ainsi, les commissions locales d’information et de surveillance (Clis), arrêtées par le préfet pour chaque installation de traitement de déchets soumise à autorisation, devraient associer des représentants des salariés de ces installations. Actuellement, les Clis sont composées de représentants des administrations publiques, de l'exploitant, des collectivités territoriales et des associations de protection de l'environnement. Le préfet pourra aussi créer une Clis sur chaque site d’installation classée, en l’absence de Comité local d’information et de concertation (Clic) sur les risques.
Même chose pour la Commission nationale du débat public (CNDP), où devraient siéger des organisations syndicales de salariés et des représentants des acteurs économiques.
L’avant-projet de loi renvoie à un décret la liste des «instances consultatives ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable» dans lesquelles les associations environnementales pourront siéger. Le Conseil économique et social (CES) ainsi que les CES régionaux devraient y figurer, qui devraient être rebaptisés pour afficher leur nouvelle vocation environnementale. La liste de ces acteurs environnementaux sera également définie par décret.
Les collectivités, elles aussi, auront à parler développement durable. Le Grenelle II prévoit que les maires et présidents des collectivités présentent un rapport sur le sujet en amont du vote du budget. Le cadre et la périodicité de ce rapport seront fixés par décret pour les collectivités de plus de 50.000 habitants.
Le Grenelle II devrait aussi permettre de réformer les enquêtes publiques et les études d’impact, pour mettre la France en conformité avec une directive européenne concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement (1), ainsi qu’avec la convention d’Aarhus (2).
Un article de l’avant-projet de loi, en revanche, est moins compatible avec l’amélioration de la participation du public: le gouvernement pourrait prendre, par ordonnance, des mesures de simplification et d’harmonisation des dispositions du code de l’environnement et d’adaptation au droit communautaire pendant 18 mois à compter de la publication de la loi.
(1) Directive 2003/35 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement
(2) Convention d’Aarhus du 25 juin 1998 sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement. Voir l’article du JDLE «L’accès à la justice toujours aussi peu aisé en Europe»
| Caribbean Net News |
| Published on Thursday, November 6, 2008 |
|
PARAMARIBO, Suriname: The Maritime Authority Suriname will host a regional hydrographic training course which will be held from Monday 17 to Friday 21 November in Paramaribo, the capital of Suriname. Maritime officers from 14 countries in the region are expected to attend this course. Participation will be free of charge for two participants from each country. This training will focus on topics such as: general aspects of hydrography, hydrographic practice and data management, water levels and more. The objectives of the training course are to instruct officers in the region on the methods of carrying out hydrographic surveys, on the principles used to design nautical charts to improve safety of navigation and on modern navigation aids. Two Brazilian instructors will train officers with basic knowledge on hydro-cartographic techniques, at least to ensure a much needed capability, particularly after hurricanes or other incidents which could affect water depths in harbours and approaches. The Surinamese minister of Transportation, Communication and Tourism is expected to open this regional hydrographic training course while the Director of the Maritime Authority Suriname will also take part in the inauguration. |
| Caribbean Net News, | |
| Published on Thursday, November 6, 2008 | |
| WILLEMSTAD, Curacao: A regional seminar was recently completed that aimed to increase the public awareness of marine pollution from ships and land. Specifically, it focused on the ratification and implementation of Annex V of the International Convention for the Prevention of Pollution from Ships (MARPOL 73/78). The seminar was hosted on board the M/V Freewinds during its port visit in Curacao on October 22-23, 2008. It included speakers from the Regional Activity Center/Regional Marine Pollution Emergency Information and Training Center for the Wider Caribbean Region (RAC/REMPEITC-Caribe), the International Maritime Organization (IMO), the United Nations Environment Program through its Caribbean Environment Programme (UNEP-CEP), the Ministry of Transport of the Netherlands, and country representatives of waste management facilities. The seminar was the sixth of similar seminars that were held in the other island states of Saint Lucia, Barbados, Dominica, Saint Kitts & Nevis, and Antigua & Barbuda. MARPOL Annex V provides guidelines and regulations for the discharge of garbage for ships at sea and in port. Jeff Ramos of RAC/REMPEITC-Caribe noted that the seminar was very well supported with a total of over 90 participants, which included attendees from Curacao, Bonaire, Saba, Suriname, and El Salvador. He outlined that, “the seminar provided an excellent opportunity for national policy makers, environmental officials, maritime administrators, waste management authorities, non-governmental organizations, and local school students to discuss some of the current pollution challenges in the region and the threat of emerging issues such as the impact of invasive species to the Caribbean.” According to Commander Curtis Roach, IMO’s Regional Maritime Adviser for the Caribbean, the Caribbean Sea was designated a “Special Area” under MARPOL Annex V because of its high vulnerability to the impacts of pollution and its economic importance to the countries of the Wider Caribbean. When this designation enters into force, it would prohibit the discharge of all garbage by ships into the Caribbean Sea. Despite the effort by many countries to put required measures in place, Roach reported that “the majority of countries in the Wider Caribbean Region had not yet submitted information to IMO on their respective ship-reception facilities.” Parties to the MARPOL Convention are required to submit this information to IMO for dissemination to the international maritime community and, more importantly, so it can also be used to facilitate the coming into force of the Special Area status under MARPOL Annex V. Marja Tiemens-Idzinga from the Ministry of Transport of the Netherlands was impressed by the enthusiastic participation of the attendees and provided valuable input to the governmental agencies in regards to implementing the MARPOL Convention into national legislation. She pledged to “continue working with the Government of the Netherlands Antilles to ensure that the information regarding waste reception facilities in the region are adequately reported to IMO.” Chris Corbin, UNEP’s Programme Officer for Pollution Prevention from the Jamaica-based office of the Caribbean Environment Programme was encouraged by the high level of commitment expressed by the participants to protect the coastal and marine environment from land and marine based sources of pollution. He suggested “that taking a more collaborative approach to developing and implementing pollution control measures is critical at the national and regional levels.” He also stated that, “countries in the region need to also give priority to signing and implementing other related regional environmental agreements such as the Land Based Sources of Marine Pollution Protocol so that these conventions and agreements can be used as tools to further regional cooperation and at the same time address national priorities.” It is expected that the output from this seminars, together with the previous five seminars, will be fully disseminated to all the countries of the Wider Caribbean Region to enable them to take action to bring the MARPOL Annex V “Special Area” designation into force. The continued national and regional media coverage that these seminars received will be vital in ensuring that the Wider Caribbean public is fully aware of the importance of marine environmental protection. Mike Napier, Captain of the M/V Freewinds expressed his satisfaction with the results of the seminar, which was "the culmination of months of collaborative effort between international, regional and local governmental agencies." He looked forward to furthering this effort by the continued use of the M/V Freewinds as the platform for similar seminars in the Wider Caribbean Region. |
|
UN News, New York, Nov 6 2008 1:00PM
La protection de l';environnement est indispensable pour consolider la paix, alors que les dégâts causés au milieu naturel lors de conflits compromettent la santé publique, les moyens de subsistance et la sécurité, a déclaré jeudi le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon.
« L';Organisation des Nations Unies tient à ce que la protection de l';environnement soit un des axes de l';action pour la paix », dit M. Ban dans un message à l';occasion de la Journée internationale pour la prévention de l';exploitation de l';environnement en temps de guerre et de conflit armé.
Si le Protocole I additionnel aux Conventions de Genève prévoit l';obligation de protéger l';environnement naturel, « cette obligation n';est souvent pas respectée en temps de guerre et de conflit armé », regrette le Secrétaire général.
« Les puits sont pollués, les récoltes incendiées, les forêts rasées, les sols empoisonnés, les animaux tués, tout cela dans le but d';obtenir l';avantage militaire. Lorsque les marais du delta du Tigre et de l';Euphrate ont été asséchés [en Iraq par le gouvernement de Saddam Hussein] dans les années 90, c';était dans une volonté délibérée de détruire l';écosystème, pour des raisons politiques et militaires », souligne t-il.
Des Balkans à l';Afghanistan et du Liban au Soudan, dans les sociétés qui sortent d';un conflit, les dégâts causés à l';environnement risquent de nuire à une paix et à un développement encore fragiles.
En Afghanistan, la guerre et la désintégration des institutions ont fait des dégâts immenses. Pour des raisons clairement liées à l';environnement, des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de quitter les campagnes pour les villes afin de trouver un emploi et de quoi manger. « Il n';y aura pas de paix durable en Afghanistan si les ressources naturelles dont dépendent la population et les écosystèmes sont détruits », selon le Secrétaire général.
L';environnement et les ressources naturelles sont déterminants pour la consolidation de la paix dans les pays ravagés par la guerre et entre les pays qui ont connu un conflit. C';est pourquoi plusieurs pays de la région des Grands Lacs d';Afrique ont instauré des mécanismes de coopération transfrontière pour gérer les ressources naturelles qu';ils partagent.
Pour qu';une paix durable puisse s';installer au Darfour, il faudra notamment que la question de la répartition de l';eau et des terres fertiles soit réglée, insiste Ban Ki-moon.
UN News
New York, Nov 3 2008 11:00AM
Plus de 120 pays parties à la Convention de Rotterdam ont convenu d';ajouter le pesticide tributylétain à une "liste de veille" mondiale des échanges durant les négociations qui se sont déroulées à Rome la semaine dernière mais ils ne sont arrivés à aucun accord sur l';adjonction de l';amiante chrysotile et du pesticide endosulfan.
Les composants du tributylétain (TBT) sont utilisés dans les peintures anti-fouling pour les coques de navires. Ils sont toxiques pour les poissons, mollusques et autres organismes aquatiques. L';Organisation maritime internationale a pris des mesures en vue d';interdire l';utilisation de peintures antisalissures contenant des composés du TBT.
Durant la conférence, de nombreux gouvernements ont manifesté de sérieuses inquiétudes sur l';incapacité de parvenir à un consensus sur l';adjonction de l';amiante chrysotile.
L';amiante chrysotile est la forme d';amiante la plus répandue, représentant environ 94% de la production mondiale d';amiante. On le retrouve surtout dans les matériaux de construction, comme l';amiante-ciment, les tuyaux et la tôle, et dans la fabrication de produits de friction, de joints et de papier.
L';Organisation mondiale de la santé (<" http://www.who.int/fr/">OMS) a rappelé aux participants que le chrysotile est un agent carcinogène et qu';au moins 90 000 personnes meurent chaque année des suites de maladies liées à l';amiante, comme le cancer du poumon et du mésothéliome, une rare forme de cancer directement imputable à l';amiante.
Les Etats n';ont pas réussi non plus à se mettre d';accord sur l';adjonction de l';endosulfan sur la liste des substances dangereuses. L';endosulfan est un pesticide très répandu dans le monde entier, en particulier dans les cultures de coton. Il est dangereux pour l';environnement et la santé de l';homme, plus particulièrement dans les pays en développement qui ne disposent pas de protections adéquates.
Quelque 70 000 produits chimiques sont disponibles sur le marché à l';heure actuelle, et environ 1 500 autres apparaissent chaque année. De nombreux pesticides qui ont été mis au ban ou dont l';utilisation a été strictement réglementée dans les pays industrialisés sont encore commercialisés et utilisés dans les pays en développement
La Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC) applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux faisant l';objet d';un commerce international encourage la transparence et le partage d';information sur les risques potentiels pour la santé humaine et l';environnement. L';Organisation des Nations Unies pour l';alimentation et l';agriculture (<" http://www.fao.org/index_fr.htm">FAO) et le Programme des Nations Unies pour l';environnement (PNUE) assurent actuellement le secrétariat de la Convention.
Add comment