Source : Journal de l'environnement
A l’occasion de sa conférence annuelle mardi 24 mars, l’Union des industries chimiques (UIC) a présenté 10 mesures visant à faire face à la crise et anticiper les objectifs de développement durable. Au menu: la suspension temporaire des projets réglementaires et une demande de soutien public pour un plan de plus d’un milliard d’euros.
2009 s’annonce comme une année très difficile pour l’industrie chimique française, d’après le bilan dressé par Bernard Chambon, président de l’UIC lors la présentation de ses résultats annuels. Depuis fin 2008, la chimie subit les effets de la crise mondiale: baisse de 30% des activités en volume au premier trimestre 2009 par rapport à 2008, et de 7% sur l’année d’après les prévisions. Un report des investissements de l’ordre de 30% (1) est également attendu en 2009. En 2008, près de 40% des investissements sont allés à la maintenance et à la modernisation des installations et 17% à l’environnement et la maîtrise des risques.
L’UIC souhaite mettre à profit cette période de crise pour combler les faiblesses structurelles de son secteur, améliorer sa compétitivité et se poser comme un acteur du développement durable. Dans ce but, un plan de 10 mesures a été présenté. En premier lieu, l’industrie chimique demande le soutien des pouvoirs publics via des crédits d’impôt ou des avances remboursables, sur un plan d’investissement d’1,3 milliard € destiné en priorité aux PME. Ce plan qui ambitionne d’accélérer la transition vers une «industrie chimique durable», sera présenté dans les prochains jours à Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et Jean-Louis Borloo, ministre de l’environnement. Une partie de cette somme -non précisée- servirait à financer les pôles de compétitivité spécialisés en chimie verte, à l’instar d’Axelera (Rhône-Alpes), en vue d’atteindre l’objectif de l’utilisation de 15% de matières premières renouvelables à l’horizon 2020 -contre 7% aujourd’hui- conformément à un engagement du Grenelle. Le reste des investissements serait destiné à la maintenance et au renouvellement des équipements, notamment pour anticiper la baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre des objectifs 2012 du plan Climat.
Concernant l’accès à l’énergie, l’UIC sollicite un soutien de la Caisse des dépôts pour la mise en place rapide d’Exeltium, un consortium qui rassemble les entreprises les plus consommatrices d’électricité pour la fourniture à long terme d’électricité à prix compétitif, et le maintien de l’accès à des tarifs compétitifs pour les autres, afin d’anticiper l’arrivée à terme du Tartam (2) fin 2010.
Les mesures les plus audacieuses concernent cependant la réglementation. L’UIC demande de suspendre toute nouvelle initiative réglementaire française ou européenne pendant au moins deux ans. «Nous sommes confrontés à une avalanche de textes réglementaires dont l’application se révèle difficile, en particulier pour les PME, souligne Bernard Chambon. Par ailleurs, nous souhaitons que l’Etat affiche des priorités d’échéance pour les textes existants». Parmi les textes potentiellement concernés par ce gel temporaire figurent les mesures liées à l’étiquetage des produits (nanomatériaux, pesticides, éco-produits) des projets de loi Grenelle I et II, des mesures «qui viennent se rajouter aux obligations européennes imposées par le nouveau règlement sur la classification, l’étiquetage et l’emballage (3)», selon l’UIC. Les industriels français de la chimie, appuyés par leurs homologues européens, réclament aussi le report de la refonte de la directive IPPC (4), un projet qui vise à durcir les règles sur les émissions industrielles, actuellement en cours de négociations entre le Parlement et le Conseil. «Au regard des difficultés d’application de la directive existante, est-il opportun de la refonder?», s’interroge Philippe Prudhon, directeur des affaires techniques à l’UIC. Deux autres projets de révision de textes relatifs à la prévention du risque foudre et séisme (5) sont également jugés non prioritaires.
En revanche, l’UIC donne la «priorité absolue» à la mise en œuvre des Plans de prévention des risques technologiques (PPRT) dont l’échéance initiale fixée au 31juillet 2008 n’a pas été respectée (6). «Des plans prioritaires devront toutefois être définis par les autorités, par exemple dans les grandes métropoles où l’impact sanitaire est plus important. L’ensemble des PPRT ne sera probablement finalisé qu’en 2012», précise Philippe Prudhon.
Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE), le plan de l’UIC serait une stratégie de lobbying visant à faire échouer toute avancée du Grenelle II à quelques semaines de la table ronde sur les risques industriels, annoncée par le Meeddat suite à une suggestion de FNE. «Cette table ronde prévue à la mi-avril, doit déboucher sur des mesures législatives à intégrer dans le Grenelle II. La définition de la position de la France vis-à-vis de la refonte de la directive IPPC sera également abordée», explique-t-il. Il dénonce en outre l’absence de mesures de contrôle en contrepartie de la demande de fonds publics «au nom de l’environnement».
Concernant le règlement Reach, l’UIC revendique des financement-relais (prêts à taux bonifiés par exemple) pour aider les PME à s’affranchir des coûts de redevance ou d’élaboration des dossiers d’enregistrement. «La mise en œuvre de Reach risque de conduire certaines PME à abandonner la production de certains produits», justifie le président de l’UIC.
L’avenir de ce plan, désormais entre les mains du gouvernement, pourrait être favorisé par des engagements liés à l’emploi.
(1) Les investissements se sont élevés à 3,1 milliards € en 2008, soit 3,6% du chiffre d’affaires
(2) Tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché
(3) Règlement (CE) n° 1272/2008 du 16 décembre 2008
(4) Directive 2008/1/CE du 15 janvier 2008 relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution, dite IPPC
(5) Arrêté du 15 janvier 2008 relatif à la protection contre la foudre de certaines installations classées (JO du 24 avril 2008) et projet d’arrêté sur le risque séisme déposé en mai 2008 par le Meeddat
(6) Dans le JDLE «Après-AZF: la loi Bachelot sur les risques industriels difficile à appliquer»
Source : MEEDDAT
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| Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Luc CHATEL, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, porte-parole du Gouvernement, et Chantal JOUANNO, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ont pris l’initiative de lancer un appel à projets concernant les écotechnologies, suite aux travaux du Grenelle de l’Environnement et aux conclusions des groupes de travail mis en place par le Comité Stratégique des Eco Industries (COSEI). Une enveloppe de 30M€ sur trois ans a été allouée à cette opération dans le cadre du Fonds de Compétitivité des Entreprises.
Les écotechnologies représentent en effet un domaine à fort potentiel de croissance industrielle dans un contexte de tensions sur les matières premières et l’énergie et où les politiques de développement durable se mettent en place à l’échelle globale. Elles sont devenues depuis 2007 le second poste du capital-risque derrière les technologies de l’information.
Cet appel à projets ambitionne de soutenir des projets pilotes et de démonstration à fort potentiel économique et environnemental et des phases de démonstration pour des écotechnologies et des services innovants, avec des perspectives de mise sur le marché relativement proches d’environ 2 à 5 ans.
Il associe :
et est coordonné avec le nouvel appel à projets du programme ECOTECH de l’ANR, lancé concomitamment, qui cible les mêmes thématiques que l’AAP ECO-INDUSTRIES mais pour des projets à des stade de recherche plus en amont.
Les projets retenus pourront obtenir un soutien financier soit de la DGCIS (via le Fonds de compétitivité des entreprises) soit d’OSEO, soit de l’ADEME. Ces administrations et agences instruiront les projets éligibles dans le cadre de leurs procédures habituelles.
Cette première édition d’un appel à projets commun à la DGCIS, à OSEO et à l’ADEME vise à soutenir des projets industriels de R&D et d’innovation portant sur les écotechnologies, notamment dans le domaine de la prévention, de la mesure et de la lutte contre les pollutions locales (air, eau, déchets...).
Sont concernés les projets industriels expérimentaux de développement et d’innovation :
Cinq axes thématiques ont été retenus en cohérence avec les résultats de l’étude portant sur les éco-industries financée par le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et publiée le 2 décembre 2008, à savoir :
1.Surveiller et tracer : pour assurer une surveillance de l’environnement et une meilleure traçabilité dans la chaîne environnementale ;
L’appel à projets s’adresse en priorité aux industries qui conçoivent et développent des produits, des procédés et des services innovants. Une attention particulière sera accordée aux projets proposés par les PME.
Pour plus d’information sur l’AAP ECO INDUSTRIES : www.industrie.gouv.fr www.ademe.fr www.oseo.fr
AAP ANR ECOTECH : www.agence-recherche.fr
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CONTACTS PRESSE |
(13 March, 2009)Alicia Bárcena, Executive Secretary of ECLAC, Jaime Pérez Vidal, Delegate of the European Commission in Chile, and Pablo Bello, Chile's Undersecretary of Telecommunications, will hold a press conference to present three important initiatives under the European Union's LIS Programme - Alliance for the Information Society.
The presentation will take place on Tuesday, March 17 at 11:00 a.m, at the headquarters of the Economic Commission for Latin America and the Caribbean (ECLAC), in Santiago, Chile (Av. Dag Hammarskjöld 3477, Vitacura, Celso Furtado Conference Room).
The three initiatives are implemented by ECLAC's Information Society Programme, Latin American Cooperation for Advanced Networks (CLARA), and the Latin American Telecommunications Regulators Forum (REGULATEL).
The projects aim to improve productivity, efficiency, education and innovation by taking advantage of the potential of ICTs in the context of the current international economic crisis.
| The media is welcome to attend this press conference. Please confirm attendance in advance. For questions, please contact Jennifer Ross, of ECLAC's Information Society Programme. Email: jennifer.ross@cepal.org; Telephone: (56 2) 210-2305/2239; or Katherine Bauerle, of the European Commission's Delegation in Chile. Email: katherine.bauerle@ec.europa.eu; Telephone: (56 2) 335-2450 ext. 224. |
| Source : Lettre d’information de Projets d'Europe n°29 : Février 2009 Nouvelle initiative adoptée par la Commission européenne en 2006, « Les régions, actrices du changement économique » démontre la volonté de valoriser l’objectif Coopération territoriale européenne. Elle introduit de nouvelles méthodes pour dynamiser les réseaux régionaux et urbains en les aidant à travailler étroitement avec la Commission dans le but de tester des idées novatrices et de les diffuser rapidement au sein des programmes des objectifs Convergence, Compétitivité régionale et emploi et Coopération territoriale européenne.
L’initiative
« Les régions, actrices du changement économique » est un plan visant à dynamiser l’innovation dans les régions européennes. Pour atteindre cet objectif, il cherche à favoriser les partenariats, afin d’aider les régions à partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques. L’initiative permet de mettre en jeu de nouveaux moyens pour inciter les réseaux régionaux et urbains à collaborer étroitement avec la Commission européenne. Ainsi, chaque année depuis 2006, une grande conférence est organisée à Bruxelles afin de renforcer la communication et la diffusion de résultats. L’initiative entre dans le cadre de l’agenda de Lisbonne pour la croissance et l’emploi.
La conférence annuelle
En 2009, la conférence a été placée sous le signe de la mise en réseau et de l’échange de bonnes pratiques, puisqu’elle était intitulée « Travailler en réseau pour des résultats ». Elle a permis de présenter des exemples de bonnes pratiques et de bonne gouvernance qui ont été observés dans l’exécution de la politique régionale européenne. Plus de 500 participants provenant de tous les Etats membres ont été accueillis pour l’occasion. Responsables politiques, universitaires et experts ont ainsi pu débattre des stratégies, des expériences et des projets menés dans le cadre des processus de coopération et d’apprentissage. L’accent a été mis sur des exemples pratiques, afin de permettre à tous les partenaires de tirer des leçons les uns des autres.
Remise des prix
La Réunion a été distinguée, aux côtés de quatre autres régions européennes du Royaume-Uni, de Belgique, d’Allemagne et de Grèce, lors de la cérémonie des RegioStars Awards 2009. Cette cérémonie récompense chaque année les projets ayant bénéficié d’un soutien de la politique de cohésion et considérés par un jury de professionnels du développement régional comme les plus innovants et les plus performants sur le plan économique. Elle vise à identifier et à mettre sur le devant de la scène les expériences novatrices, facilitant ainsi les échanges et la diffusion de bonnes pratiques à travers l’Europe. Ainsi, dans la catégorie des réalisations en matière de lutte contre le changement climatique, la centrale de production d’électricité photovoltaïque de la Réunion a été prisée. En adaptant les techniques du solaire photovoltaïque dans un milieu tropical, elle a permis d’accroître l’autonomie de l’île en matière de production électrique et a créé de nombreux emplois locaux.
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| Au sommaire de la lettre d'information : |
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L’actualité des fonds structurels, des programmes européens et des aides d’Etat |
| Le point sur la politique régionale - |
| - Europ’Act, le programme européen d’appui et de coordination technique |
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L’agenda |
| - Les forums interrégionaux de l’AFCCRE |
| - Savez-vous ce que l’Europe sociale peut faire pour vous ? - Du 26 au 28 mars à Marseille |
| - Rencontre « Du local à l’Europe... Coopérons ! ... ou les enjeux de la coopération » - Le 2 avril 2009 à Artigues-près-Bordeaux (Aquitaine) |
| - Open Days 2009 - Du 5 au 8 octobre 2009 à Bruxelles (Belgique) |
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Source : http://www.scidev.net
Organisation:
SEED Initiative
Closing Date: 16 March 2009
EN
Do you have an entrepreneurial and innovative idea that is locally-driven and has great potential to contribute to sustainable development in countries with developing or transition economies?
If you meet SEED’s eligibility criteria, you could apply now for the 2009 SEED Awards for entrepreneurship in sustainable development. Award Winners receive a comprehensive package of tailor-made support services, worth up to US$40,000, to help their venture to become established and to increase their impact. This includes access to relevant expertise and technical assistance, meeting new partners and building networks, developing business plans and identifying sources of finance.
The deadline for applications is 16 March, 2009.
The SEED Award recognizes and rewards two levels of winners:
20 SEED Award Winners, which will be announced at the UN Commission for Sustainable Development in New York in May 2009. They will be publicized and profiled through SEED’s network and will also receive support services, worth US$5,000, to help connect them with potential partners and funders.
10 Gold Award Winners, selected from the pool of 20 Winners, who will receive the extended ‘SEED Award’ of support services, worth an additional US$35,000, which will be delivered over a period of 6-12 months. The nature of the support services will depend on the needs that the Winners identify and will be developed jointly with them. Award Winners will be announced during August 2009.
In addition to receiving support services, Gold Award Winners will be celebrated at Awards ceremonies in their home countries.
Winners of the 2009 SEED Awards for entrepreneurship in sustainable development receive a tailored package of support services, worth up to US$40,000, to help their venture to become established and to increase their impact. This includes access to relevant expertise and technical assistance, meeting new partners and building networks, developing business plans and identifying sources of finance.
The deadline for applications is 16 March 2009. Application forms can be filled in online or downloaded from the SEED Initiative website at: www.seedinit.org.
For more information on who can apply, please go to:
http://www.seedinit.org/mainpages2/awards/assess/index.php Contact Details
For any questions or queries, please contact Dr Helen Marquard, executive director, The SEED Initiative. Email: seedawards@seedinit.org, tel: +49 30 89 00068 99
Source: ACIDD - Newsletter n°13 - mars 2009
La Commission Européenne (DG INFSO) a lancé le 29 janvier dernier un troisième appel à projets pour ICT PSP, programme de soutien de la politique communautaire en matière de TIC.
Les projets sont attendus jusqu'au 2 juin 2009 sur la base des thématiques retenues cette année : santé, vieillissement et inclusion, bibliothèques numériques, gestion publique et gouvernance, efficacité énergétique et environnement, Internet multilingue, diffusion d'informations du secteur public, évolution d'Internet et sécurité, 'living labs' et transfert d'expérience. Pour s'informer, se reporter au site (en anglais seulement)
www.novethic.fr 25/02/09
Suite aux engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement français entend soutenir la filière bio en l'introduisant dans la restauration collective, et en développant les terres agricoles consacrées. Mais l'offre est loin de satisfaire la demande.
Les français veulent du bio. C'est en tout cas le constat que dresse l'AgenceBio, au regard des conclusions de son dernier baromètre, publié le 5 février dernier. Et sachant que 49% des repas pris hors domicile le sont dans la restauration collective, le secteur a tout intérêt à se mettre au vert.
Objectif 2012 : 20% de bio dans les assiettes...
Effet direct du Grenelle, le gouvernement a diffusé en mai 2008 une circulaire auprès des ministères et préfectures, engageant à « l'exemplarité de l'État en matière d'utilisation des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective ». Objectif annoncé : être en mesure de proposer, dès 2012, 20% de repas bio ou partiellement bio dans les cantines des administrations d'État. Avec pour étape de mi-parcours les 15% en 2010. Et l'espoir que la restauration d'entreprise suive le même chemin.
Pour l'heure, sur le secteur global de la restauration collective (administration, entreprises, collectivités ), on dénombre à peine 0,5% de repas bio. Alors certes, leur nombre à été multiplié par dix ces quatre dernières années, atteignant les dix millions de couverts en 2007, mais les ambitions gouvernementales n'en restent pas moins démesurées. Cécile Desclos, en charge de l'étude « Produits bio : perspectives de développement et stratégies comparées des distributeurs », publiée en décembre 2008 par Eurostaf, regrette par ailleurs que la circulaire ne concerne pas les établissements scolaires, « qui pourtant font preuve de nombreuses initiatives depuis quelques années. » Tout comme elle, Eric Grunewald, chargé de mission restauration collective et filière à la Fédération nationale de l'agriculture biologique, reste septique. « Même si c'est une bonne chose de fixer des objectif, celui-ci est très ambitieux, et d'ailleurs, il n'engage à rien. Par contre, il nécessite une grande adaptation, notamment en terme de formation du personnel, ou de gestion des restaurants. Par exemple, peu de cantines possèdent aujourd'hui une légumerie pour entreposer et préparer les légumes frais, puisque les pratiques de l'agro-alimentaire ont privilégié le recours systématique au produits transformés. »
...Et 6% de la SAU consacrée
Outre les coûts inéluctables d'une telle adaptation, c'est avant tout l'absence de production qui entrave la réalisation de cet objectif. Car la France est très en retard en la matière : la surface agricole dédiée au bio dépasse à peine les 2% de la SAU. Première puissance européenne agricole, elle ne regroupe pourtant que 8% des terres européennes dédiées à la culture bio, laissant à ses proches voisins les marches du podium (17% pour l'Italie, 14% pour l'Allemagne et 12% pour l'Espagne).
L'approvisionnement passe donc majoritairement par l'importation, pratique forcément paradoxale quand on imagine le bio comme un moyen de soutenir l'agriculture de proximité. Nathalie Kosciusko-Morizet clôturait d'ailleurs les Assises nationales de l'agriculture biologique de 2007 par un appel à l'autosuffisance : « la moitié des produits bio consommés en France sont importés, très souvent depuis l'Allemagne et dans des camions polluants. C'est aberrant.» D'autant que l'engouement pour le bio se généralise en Europe et pourrait bientôt saturer les filières d'importation.
Au mois d'octobre dernier, le gouvernement français s'est donc engagé sur un deuxième objectif tout aussi ambitieux : tripler la surface agricole bio d'ici 2012, pour atteindre les 20% en 2020. Mais la encore, les dents grincent. Pour Éric Grunewald, « à moins de compter dans ces 6% les terres en conversions -et encore-, cet objectif également paraît irréaliste. » Notamment car les aides financières pour soutenir la conversion des terres ne suivent pas.
« Michel Barnier a annoncé aux Assises nationales de 2008 une rallonge de 12 millions d'euros de l'enveloppe annuelle dédiée à la conversion des terres [enveloppe qui s'élevait jusqu'ici à 22 millions d'euros]. Mais soyons honnêtes, qu'est ce qu'on fait avec 12 millions ? Concrètement, on aide entre 50 et 60 exploitants. C'est pas grand chose. » Ce constat amer, Serge Atia, fondateur de la société de distribution Biofinesse, le partage avec nombre de producteurs. Lui qui distribue produits bio et équitables exclusivement à la restauration collective, engage les producteurs à s'associer en fédérations, « pour faciliter la mise en marché », et surtout structurer cette filière « qui devrait se développer considérablement dans les dix années à venir » selon Cécile Desclos.
Anne Farthouat
Mis en ligne le : 23/02/2009
FNE Communiqué de presse - Vendredi 20 février
Lors de son discours prononcé hier à Daumeray (Maine-et-Loire), Nicolas Sarkozy a promis une rallonge de 300 millions d'euros pour les aides de la PAC. Pour FNE, ce bonus doit impérativement être utilisé pour les formes d'agriculture les plus favorables à l'environnement, comme l'agriculture biologique.
Pour France Nature Environnement (FNE), par souci d'efficacité, les crédits supplémentaires promis par le Présidents de la République doivent avant tout être destinés :
. à l'augmentation des surfaces en agriculture biologique
· aux prairies permanentes, notamment en zone de montagne
· aux mesures de gestion sur les sites importants pour la qualité de l'eau et la biodiversité, aussi appelées « mesures agroenvironnementales territorialisées »
Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Dans un contexte de budget restreint, la moindre marge doit être utilisée pour aller à l'essentiel : il s'agit de redonner une légitimité aux aides publiques à l'agriculture, en les mettant en cohérence avec les engagements du Grenelle de l'environnement.»
Les annonces officielles sur l'application en France du « bilan de santé » de la PAC sont prévues pour lundi 23 février.
The Barbados Advocate 02/19/2009
IN 18 months five Caribbean films will be afforded the opportunity to benefit from international promotion following the developmental assistance that their production teams will receive from a pilot project.
Yesterday, the United Nations Industrial Development Organisation (UNIDO), in association with the Caribbean Export Development Agency (CEDA), and the CARICOM Secretariat, launched a project aimed at empowering creative entrepreneurs in the audio-visual industry sector of the Caribbean to make their mark beyond their respective island boundaries.
The region-wide project provides a framework and platform that will help entrepreneurs establish a distinct presence at international film festivals as well as among potential distributors and producers/investors in the film business.
US$220,000.00 was provided by the Government of Turkey through UNIDO for the funding of the project, and additional grant funding is being sought from other development partners.
Executive Director of CEDA, Philip Williams, stated at a news conference held at their offices, as part of the agenda for a Regional Steering Committee Meeting for the project, that regional film production teams will be provided with technical assistance and business linkage inputs, under the Cinematic and Entrepreneurship Motivation Awards (CEMA).
The teams, which will be known as the “CARIBfilm Dream Teams” must have persons from at least two countries in the region and will be required to complete production of the films in one year.
The international promotion of these five films will help to provide new opportunities for distribution and networking for filmmakers from the region.
In the near future a call will be made for proposals from regional film teams, in order to facilitate the success of the project.
Williams stated that the project “was initiated as a result of the greater emphasis being placed at the regional and national levels in CARIFORUM on the development of cultural industries as an important component of the sustainable development strategy for the region.”
The development of these indigenous, creative industries, he argued, “is expected to contribute to poverty reduction, diversification of the tourism product and positively engage youth in the region.”
According to the United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD), creative industries contribute as much as seven per cent of the world’s GDP and are forecast to grow at an average of 10 per cent per annum in the near future.
As a result, the push is being made regionally to develop an industry to the point that it can benefit financially from this future growth.
The Steering Committee Meeting continues today, and participants include representatives from the film industry across the various territories, regional organisations, and UNIDO. (RH)
UN News New York, Feb 18 2009 5:00PM
L'Annuaire 2009 du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), lancé cette semaine lors d'une rencontre internationale des ministres de l'environnement à Nairobi, souligne l'importance de mettre en uvre un "New Deal" écologique mondial et l'urgence d'une transition vers une économie verte, faible en carbone et plus économe en ressources.
L'Annuaire, compilé à la demande du Conseil d'administration du PNUE, présente des faits solides et des tendances alarmantes, mais souligne aussi certaines des idées novatrices et transformatrices actuellement pilotées dans les pays développés et dans ceux en développement, indique un <"http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=562&ArticleID=6080&l=fr">communiqué.
"L'Annuaire rappelle à la communauté internationale pourquoi il est urgent de passer à une économie verte ; des dégagements de méthane en Arctique à la réduction des terres agricoles utilisables," a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.
"Mais de manière optimiste, il mentionne la force des politiques positives : de la façon dont un édifice en Afrique se refroidit passivement en imitant une termitière, en passant par la symbiose industrielle présente dans certaines villes pionnières, qui font cohabiter sur un même site des entreprises et des usines, pour recycler et réutiliser les déchets comme matière première, ce qui permet d'économiser nos ressources naturelles limitées, ainsi que des millions de dollars et la planète", a-t-il ajouté.
Parmi les faits marquants contenus dans l'Annuaire, on note que la population mondiale génère plus de deux milliards de tonnes de déchets par an et que tous les jours, une personne dans un pays développé jette environ 1,4 kg de déchets solides, même si la tendance est à la baisse, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage.
Les pays en développement, particulièrement ceux dont l'économie croît rapidement, produisent de plus en plus de déchets. Si les tendances se maintiennent, d'ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500 millions de tonnes de déchets solides, et l'Inde environ 250 millions de tonnes.
Il y a des avancées positives au sein du secteur du bâtiment et de la construction, et pas des moindres dans le domaine de l'efficacité énergétique, dont les améliorations visent à réduire de 30 à 40% les émissions mondiales de gaz à effet de serre dans l'environnement bâti.
L'annuaire souligne comment l'imitation de la nature, le biomimétisme, offre des solutions fascinantes. L'immeuble Eastgate, à Harare au Zimbabwe, possède un système de refroidissement solaire passif imitant une termitière.
Composé de bureaux, de boutiques et d'un parc de stationnement, le bâtiment dépense en moyenne 90 pour cent moins d'énergie qu'une structure comparable : une économie de 3,5 millions de dollars depuis son ouverture dans les années 1990.
La "substitution de matières" est maintenant un domaine de recherche prisé partout dans le monde et c'est à qui produira en premier du ciment et du béton à des températures inférieures à 1000 degrés Celsius.
L'écologie industrielle a aussi donné naissance au néologisme "dématérialisation". On peut simplement expliquer la " dématérialisation " en donnant l'exemple du consommateur qui demande des emballages réduits. Un producteur de coton non blanchi, qui utilise moins de ressources, pourrait même demander un prix plus élevé et très certainement augmenter sa marge de profit.
Dans le domaine des transports, on apprend que ce dernier est responsable de plus de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2005, la flotte mondiale était estimée à 650 millions de véhicules routiers ; on prévoit que ce nombre aura doublé en 2030.
Feb 18 2009 5:00PM
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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/