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Source : Journal de l'environnement

Créer une base de données répertoriant les sites industriels les plus pollués au monde. Telle est l’ambition de l’institut newyorkais à but non lucratif Blacksmith, selon l’agence de presse Reuters.

L’organisation, dont la base de données sera baptisée «Projet d’inventaire mondial», entend former des chercheurs d’agences locales semi-gouvernementales, d’universités et d’associations à but non lucratif dans plus de 80 pays en développement pour traquer ces sites industriels.
L’inventaire doit aider les gouvernements et organisations internationales à hiérarchiser la dépollution des sites poubelles à fort impact sanitaire –mines de métal abandonnées en Afrique et usines d’armement ou industries chimiques dans les pays d’ex-URSS. Les sites sont aussi légion en Chine et en Inde.
La Commission européenne et la Croix verte suisse ont doté cet inventaire d’1,5 million de dollars (1,18 million d’euros) pour les 18 mois à venir. L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), partenaire de l’institut Blacksmith, table sur un inventaire répertoriant entre 1.200 et 2.000 sites dans le monde.
Plutôt que d’engager des poursuites contre les entreprises responsables des pollutions, Blacksmith veut les associer aux riverains pour nettoyer les sites. L’institut compte créer à terme un fonds Pollution et santé de 500 millions $ (394 millions €) pour nettoyer les sites.

Blacksmith Institute

UN News New York, Feb 18 2009 4:00PM

Le développement économique de l'Amazonie transforme et dégrade rapidement l'écosystème de cette région partagée par la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l'Equateur, Guyana, le Pérou, le Suriname et le Venezuela, selon une étude préparée par ces huit pays, avec l'aide du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (ACTO 2) et rendue publique mercredi à Nairobi.

L'étude, qui fait partie de la série du PNUE sur « Les Perspectives de l'environnement mondial », vise à sensibiliser le public sur les questions d'environnement et à fournir des solutions. Les experts, qui ont travaillé pendant deux ans, soulignent qu'en 2005, la déforestation accumulée dans ce vaste massif forestier partagé entre les huit pays avait déjà affecté plus de 857.000 km2, provoquant une réduction de 17% du couvert végétal. Cette surface est équivalente aux deux tiers du Pérou ou à 94% du Venezuela

Le développement des activités économiques dans cette région de forêts humides, la construction d'infrastructures industrielles et de transport et l'augmentation de la population sont en cause. Les demandes des marchés internationaux font pressions sur les dynamiques économiques de production de la région qui se traduisent par une utilisation intensive de ses ressources naturelles.

Par exemple, sur une période de 30 ans (1975 - 2005), la construction de routes dans l'Amazonie brésilienne a été multipliée par dix, encourageant les aménagements humains. L'étude mentionne que l'augmentation de l'utilisation des biocarburants, issus de matériaux organiques, pourrait accélérer ce changement d'utilisation du territoire.

Le rapport avertit que si la déforestation dépasse 30% du couvert végétal, les niveaux de précipitation vont commencer à diminuer dans la région, amorçant ainsi un cercle vicieux provoquant feux de forêts et augmentation des émissions de fumées dans l'atmosphère.

Sur une population de 38,7 millions de personnes pour l'ensemble de la région, environ 21,3 millions, soit 63,6% du total, habitent en zones urbanisées.

L'étude souligne également que la perte de biodiversité a aussi pour conséquence un nombre important d'espèces en danger.

L'étude, à laquelle ont contribué plus de 150 experts, suggère différentes solutions aux gouvernements de la région amazonienne qui leur permettraient de faire face aux problèmes. Elle leur conseille notamment d'avoir une vision intégrée de l'Amazonie et de définir le rôle de développement national de la région, d'harmoniser les politiques environnementales sur des thèmes pertinents à la région, de concevoir et de mettre en oeuvre des instruments de gestion environnementale intégrés et des stratégies régionales qui permettent l'utilisation a long terme de l'écosystème amazonien, ainsi que la promotion des études de valorisation économique et des actions des services environnementaux de l'Amazonie.
Feb 18 2009 4:00PM
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Novethic'Info n°347 Récupérer les matières pour les réutiliser à l’infini, c’est le concept d’éco-conception « cradle-to-cradle » (du berceau au berceau), imaginé par l’architecte américain William McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand spécialiste du cycle de vie des produits et ancien activiste de Greenpeace.

Encore peu connus en France, l’architecte designer William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart sont pourtant deux personnalités de l’écologie industrielle. Leur ouvrage "Cradle to Cradle" date déjà de 2002. Leur credo, il est vrai, diffère des courants plus connus de l’écologie : loin d’une approche décroissante, ils défendent une consommation « intelligente », fondée sur la réutilisation permanente des matières et des objets. Tous deux préconisent une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Et idéalement, le réutiliser à l’infini, y compris pour d’autres usages que sa fonction initiale. Eric Allodi, représentant en France de la technologie « CtoC », explique le procédé : « Toutes les matières qui composent un produit sont analysées pour identifier ce qui peut être recyclé et dans quelles filières de recyclage on peut les orienter, pour recréer de la matière première. » Aujourd’hui, rares sont les produits pensés pour être recyclés, pourtant les solutions techniques existent. Eric Allodi donne l’exemple de la moquette « dépolymérisable », qui peut facilement être récupérée, pour être retraitée. « Les entreprises y voient leur intérêt, puisqu’on vient les débarrasser gratuitement de vieux produits. Sous chaque dalle est inscrit le numéro à appeler, c’est simple ».
Mais pour être « Cradle to Cradle », la première condition est d’utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroître la pression sur l’environnement, voire le « nourrir ». Comme par exemple des cosmétiques biodégradables ou des T-Shirts entièrement compostables, utilisés pour nourrir la terre. Ou encore des livres fabriqués dans un plastique réutilisable et des chaises conçues pour être démontées et recyclées.

 

Certification
Les industriels qui veulent adopter la démarche « C to C » peuvent le faire de manière progressive, trois niveaux de certification (argent, or ou platine) leur sont proposés. « Il faut d’abord s’assurer de la non toxicité des produits, puis instaurer un circuit de récupération de la matière première pour ensuite la réinjecter dans un nouveau produit. En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine sans perte de qualité ni gaspillage de nutriments qui ont servi à la constituer », explique Eric Allodi. Depuis la première certification (qui comprend une vingtaine de critères) attribuée en 2005, 109 produits ont obtenus le label "Cradle to Cradle-C2C", pour un coût annuel compris entre 10 000 dollars (T-Shirt), et 15 à 20 000 dollars (chaise). Rhoner, fabricant suisse de textile, a ainsi revu toute sa production pour adopter des matières et des teintures naturelles compostables, qu’il revend à un consortium de producteurs de fraises… En France, la marque de collants Dim s’est également engagée dans ce procédé, en abandonnant polyamide et teintures conventionnelles pour des matières premières plus naturelles, avec l’appui financier de l’Ademe (à hauteur de 50 % soit 130 000 euros). Objectif : faire des collants compostables ou recréer de nouveaux produits à l’infini, à condition bien sûr que les consommatrices s’impliquent pour « rendre » leurs collants usés… Le projet constitue en tout cas une vraie stratégie pour la marque qui, dans la foulée, a nommé un directeur développement durable et envisage un nouvel axe de communication autour du « C to C ».

 

Une ville 100 % Cradle to Cradle ?
En Europe, la démarche connaît déjà quelques succès, notamment en Hollande et en Allemagne. L’EPEA (Environmental Protection and Encouragement Agency) est le partenaire officiel « C to C » aux Pays-Bas, où la ville de Venlo (92 000 habitants) a annoncé devenir 100 % Cradle to Cradle d’ici 2012, avec une politique « zéro déchets ». La Chine, qui doit construire d’ici 7 ans pas moins de 200 millions de logements (soit 6 villes nouvelles) s’est engagée via l’Association chinoise du bâtiment dans la démarche. William McDonough explique avoir trouvé avec BASF un polystyrène « sans aucun produit chimique dangereux pouvant servir pour construire des murs solides, légers et super isolants", explique-t-il dans une interview au magazine Newsweek. "Le bâtiment peut être chauffé et rafraîchi pour presque rien. Il est silencieux au point que même s’il y a 13 personnes dans l’appartement du dessus, vous ne les entendez pas". Autre invention de l’architecte pour l’usine Ford, un toit végétal qui collecte puis purifie l’eau de pluie, tout en isolant le bâtiment. Outre la réduction de consommation d’énergies qu’il induit, le toit est lui-même plus économique, puisque sa durée de vie est deux fois supérieure à celle d’un toit classique.

Véronique Smée
Mis en ligne le : 17/02/2009

Novethic n°347

Depuis 2007, Findus est devenu l'un des acteurs les plus engagés de la pêche durable en France. Premier acheteur de poissons certifiés par l’ écolabel MSC, le groupe en a fait un de ses axes marketing et cherche à faire évoluer les filières françaises vers la certification.

La raréfaction de la ressource halieutique représente pour les industriels une menace réelle, à la fois en terme d'approvisionnement et de risque d¿image. En 2006, la FAO estimait en effet que 75% des stocks de poissons connus étaient pleinement exploités, voire proches de l¿extinction, alors que parallèlement, la demande s’accroît. Le consommateur voit lui aussi les conséquences de l’épuisement des stocks de poisson : augmentation des prix, gros poissons remplacés par les petits, espèces exotiques et produits de l'aquaculture de plus en plus présents sur les étals. Pour l'industrie, pas question de conclure cependant avec le WWF qu'il faut "réserver le poisson pour les occasions spéciales" - voire cesser de consommer certaines espèces. La stratégie est de privilégier la pêche durable, axe de travail devenu incontournable pour les produits de la mer.
Démocratiser la consommation engagée
Dans un rayon des surgelés largement surréférencé, Findus lance l'offensive en 2007 en pariant sur un engagement dans une démarche durable comme facteur de différenciation compétitive et de positionnement à moyen terme. "Aujourd¿hui la pêche responsable est encore une option mais bientôt il n'y aura plus le choix." affirme Matthieu Lambeaux, DG de Findus France, qui parle de "démarche de leadership pour faire basculer le marché". La promotion de l¿écolabel MSC (Marine Stewardship Council) devient un élément-clé de la stratégie de communication de Findus sur le thème de la pêche responsable. La notoriété du label britannique, jusqu¿alors très méconnu en France malgré ses premiers pas avec la marque Iglo (Unilever), dépend elle-même en grande partie "des efforts de communication de la société Findus", comme le rappelle en décembre 2008 un rapport du Sénat sur la gestion durable de la pêche.
Dix produits labellisés MSC sont lancés par Findus en 2007, équivalant à un tiers de la gamme, tandis que le reste des produits à base de poisson doit se conformer au minimum aux dix principes-maison pour "le respect des ressources marines". En faisant fabriquer son produit vedette "Croustibat" à base de colin éco-certifié MSC, la société entend aussi sortir le produit de pêche responsable de son statut de produit de niche et fournir au plus grand nombre une assurance de pouvoir manger du poisson sans mauvaise conscience. L¿initiative multiplie à elle seule par sept les volumes de produits certifiés MSC vendus en France. Tous les ans, 350 millions de bâtonnets « Croustibat » sont ainsi produits à Boulogne-sur-Mer, sur lequel est affiché le slogan "Respect des ressources marines". Le surcoût, un sujet sensible dans l'alimentaire, devrait de plus en plus être répercuté sur les consommateurs, dont Findus veut faire des alliés. Des études récentes de la marque révélent en effet que 50% des consommateurs de surgelé déclarent s¿intéresser à la pêche responsable. En janvier 2008, les emballages Findus vont au delà de la réglementation sur l'étiquetage des produits de la mer et affichent désormais l'espèce et la zone de capture ou d'élevage, ainsi que l'état des stocks dans la zone en question.

 

Encourager l¿évolution des comportements de la filière pêche
Depuis six ans, les décisions d'"approvisionnement du groupe sont périodiquement réévaluées et ajustées par un comité de pilotage auquel participent scientifiques et ONG. En 2002, la société s'engage à ne plus recourir aux espèces à haut risque environnemental. En 2006, elle s'impose un moratoire sur l'achat du cabillaud de Mer du Nord, avant de reprendre ses approvisionnenements deux ans et demi plus tard, suite à l'amélioration des stocks.
Dans son effort d¿incitation des marchés, Findus ne s¿arrête pas à ses seuls fournisseurs. Alors que la marque n'a pas de fournisseur français parmi sa trentaine de partenaires, la société annonce en 2007 le financement de la première pêcherie française qui entreprendra une démarche d'écolabellisation MSC. La filière française a en effet pris du retard dans la course à la labellisation « pêche durable » puisqu'on ne compte pas une seule pêcherie française parmi les 39 certifiées MSC dans le monde (voir article lié). En 2008, Findus vient a signé avec des pêcheurs, des scientifiques et les pouvoirs publics une charte qui encourage 10 pêcheries françaises à faire évaluer leurs pratiques selon le référentiel MSC.

Hélène Le Deunff
Mis en ligne le : 16/02/2009

Une feuille de route pour la planification des espaces marins et côtiers a été adoptée. Le but : exploiter de manière durable les activités maritimes telles que le transport maritime, le développement portuaire, l'aquaculture, les forages en mer, le tourisme, la production offshore d'énergie renouvelable, les biotechnologies marines, les technologies sous-marines… Ce nouvel outil devrait permettre aux Etats membres de gagner en efficacité tout en préservant l’environnement.

Source : Commission européenne, IP/08/1767

Journal de l'Environnement, 3/12/08

Les secrétaires d’Etat chargés de l’environnement et de l’industrie ont dévoilé les actions du plan Ecotech 2012 en faveur du développement des éco-industries, mardi 2 décembre en marge du salon Pollutec à Lyon, selon un communiqué du Meeddat.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Luc Chatel ont annoncé 6 mesures en faveur du développement des éco-industries. Ces actions qui devraient être opérationnelles au premier semestre 2009, incluent un appel à projet de recherche sur les éco-technologies, un objectif de 60 millions d'euros d’investissement pour les éco-industries par France Investissement, la coopération entre les pôles de compétitivité concernés, la mise en œuvre d'un programme de contrôles relatif au «dumping environnemental», la définition d'un référentiel des éco-activités, l’organisation d'un prix TIC et développement durable et la mise en ligne d'un éco-portail.
L’activité des éco-entreprises a connu une croissance soutenue entre 2004 et 2007, selon une étude du service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable (CGDD) publiée le 2 décembre.
En 2006, les entreprises dont l’activité contribue à la protection de l’environnement, ont réalisé 42 milliards € de chiffres d’affaires et comptaient 255.000 emplois. Le domaine Eau et assainissement représente plus du tiers de leur production tandis que le secteur des énergies renouvelables a généré près de 7.000 emplois sur cette période. «Les domaines liés à l’énergie apportent un second souffle à la croissance des éco-entreprises mais la dégradation de la conjoncture en 2008 vient la perturber», indique le Meeddat.

Caribbean Net News
Published on Friday, November 7, 2008

ROADTOWN, BVI: The government of the British Virgin Islands will on Friday host a conference on Sustainability and the National Physical Development Plan as part of the observation of World Town Planning Day.

The conference will include presentations on sustainability in the development and construction management process, coastal sustainability and development in the BVI and sustainable development in Road Town.

Physical Planner in the Town and Country Planning Department Allison Williams, who is currently working on the BVI’s national physical development plan, said planning helps to create the fine balance between development and the construction required to facilitate that development.

“One of the economic pillars is tourism, people are attracted to the beaches and the phenomenal waters that we have here and at the same time, we do want to build so that we can accommodate activity and vitality and everything that makes this place so special.”

Williams said sustainable development should always be the uppermost objective “supporting development and at the same time, minimising how much you change nature.”

She added, “there are going to be some changes but we want to do as little as possible, it is almost like making room for human activity and at the same time, allow flora and fauna to do what they can do, within the change.”

Chief Planner Louis Potter said the Territory has always been cognizant of the need to ensure sustainable development. “The British Virgin Islands have always pushed the concept of developing with nature, that is, having development that can be continued year after year while ensuring that we are able to cater to the needs of the persons who come here and the citizens of the country.”

He added that it is essential for development to benefit the people and not deteriorate the environment. Like Williams, he spoke of the need to find that balance and he highlighted hillside development as one such area.

“There is no reason why in order to build a house against the hill you need to create a 30 foot cut in the hill. You can certainly build your houses in steps in such a way that nowhere do you have to cut more than eight or 12 feet so this is the kind of thing we talk about when we say sustainable development.”

On the issue of the national physical development plan, Potter said once approved by the Physical Planning Authority, it will become draft law and will therefore be enforceable. The Chief Planner said they are working steadfastly to complete the plan which will be discussed at Friday’s conference.

Delegates will include professionals in planning, architecture, engineering and other building related fields, real estate and insurance business owners, and surveyors. The conference is co-sponsored by the Contractors Association of the Virgin Islands Limited and the Architects’ and Engineers’ Association.

In addition to Friday’s conference, the Town and Country Planning Unit will host an open house at its offices in the west wing of the Central Administration Complex and will also mount displays showcasing its work in the atriums of the building.

World Town Planning Day is observed annually, providing an opportunity for town planners to educate the public on the importance of planning.

Journal de l'environnement 07/11/2008 13:43

 

Après les dispositions de l’avant-projet de loi «Grenelle II» en matière d’environnement, le JDLE fait le point sur les principales mesures relatives à la prise en compte de l’environnement par le grand public et les entreprises.

En matière d’entreprises et de consommation, l’avant-projet de loi propose d’étendre la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) aux entreprises de plus de 500 salariés et dont le total de bilan est supérieur à 43 millions d’euros. Cette loi de 2001, qui impose d’inclure dans le rapport de gestion des données sociales et environnementales, concerne actuellement 650 entreprises environ.

Le Grenelle II prévoit aussi d’étendre la responsabilité environnementale des entreprises aux sociétés-mères en cas de défaillance environnementale –remise en état d’un site par exemple–, à la demande du préfet.
L’affichage du «prix carbone» par catégories de produits, à définir par décret, devrait être rendu obligatoire.
Enfin, l’avant-projet de loi prévoit d’obliger les gérants de portefeuille à indiquer dans leur rapport annuel leurs préoccupations en matière de développement durable, pour pouvoir orienter l’investissement des épargnants vers les entreprises ayant les meilleures pratiques environnementales.
L’information et la participation du public sont elles aussi abordées. Le fameux «dialogue à 5» du Grenelle devrait être institué de manière formelle. Ainsi, les commissions locales d’information et de surveillance (Clis), arrêtées par le préfet pour chaque installation de traitement de déchets soumise à autorisation, devraient associer des représentants des salariés de ces installations. Actuellement, les Clis sont composées de représentants des administrations publiques, de l'exploitant, des collectivités territoriales et des associations de protection de l'environnement. Le préfet pourra aussi créer une Clis sur chaque site d’installation classée, en l’absence de Comité local d’information et de concertation (Clic) sur les risques.
Même chose pour la Commission nationale du débat public (CNDP), où devraient siéger des organisations syndicales de salariés et des représentants des acteurs économiques.
L’avant-projet de loi renvoie à un décret la liste des «instances consultatives ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable» dans lesquelles les associations environnementales pourront siéger. Le Conseil économique et social (CES) ainsi que les CES régionaux devraient y figurer, qui devraient être rebaptisés pour afficher leur nouvelle vocation environnementale. La liste de ces acteurs environnementaux sera également définie par décret.
Les collectivités, elles aussi, auront à parler développement durable. Le Grenelle II prévoit que les maires et présidents des collectivités présentent un rapport sur le sujet en amont du vote du budget. Le cadre et la périodicité de ce rapport seront fixés par décret pour les collectivités de plus de 50.000 habitants.
Le Grenelle II devrait aussi permettre de réformer les enquêtes publiques et les études d’impact, pour mettre la France en conformité avec une directive européenne concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement (1), ainsi qu’avec la convention d’Aarhus (2).
Un article de l’avant-projet de loi, en revanche, est moins compatible avec l’amélioration de la participation du public: le gouvernement pourrait prendre, par ordonnance, des mesures de simplification et d’harmonisation des dispositions du code de l’environnement et d’adaptation au droit communautaire pendant 18 mois à compter de la publication de la loi.
(1) Directive 2003/35 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement
(2) Convention d’Aarhus du 25 juin 1998 sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement. Voir l’article du JDLE «L’accès à la justice toujours aussi peu aisé en Europe»