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Novethic'Info n°344

50 Etats ont lancé le 26 janvier cette agence avec pour objectif de promouvoir les différentes sources d’énergie renouvelable. A coté de l’Allemagne, du Danemark et de l’Espagne, les initiateurs du projet, l’agence regroupe les pays du pourtour méditerranéen, des pays africains, ou encore l’Inde. Lancée par les leaders européens des énergies renouvelables (Allemagne, Espagne et Danemark), l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) vient officiellement d’être créée, pour promouvoir le développement du solaire, de l'éolien, de la biomasse, des biocarburants et de la géothermie. 50 pays sont actuellement membres de l’Irena, mais certains grands pays comme les Etats-Unis, la Chine, le Japon ou le Brésil n’en font pas partie pour l’instant. La nomination des dirigeants de l'Irena interviendra en juin, comme le choix du siège, qui fait l’objet de convoitises. Bonn revendique sa légitimité d’initiateur du projet, mais d’autres pays, en Europe notamment, sont candidats. En Allemagne, l’ONG Germanwatch, spécialisée dans les questions climatiques, se félicite du lancement d’Irena et « souhaite une promotion bien plus rapide » des nouvelles énergies dans le monde. « Il est judicieux que la nouvelle agence ne soit pas une institution de l’ONU, a-t-elle souligné. Ces instances sont généralement le lieu où les grands opposants habituels freinent tout projet novateur », a-t-elle ajouté, visant les pays qui n’ont pas ratifié le Protocole de Kyoto.

Favoriser les alternatives aux énergies fossiles n’est pas le seul but de l’agence, qui s’est fixé comme mission d’assurer les transferts de technologies entre le Nord et le Sud, favoriser les investissements dans les pays en développement et assurer une couverture énergétique dans les pays les plus pauvres. Pour le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo , « l’IRENA, sorte "d'agence pour l'énergie renouvelable sans frontières" sera l'agence de la transition énergétique, de l'énergie du nouveau siècle, d'une énergie à la fois durable, et sans frontière. Elle permettra de diffuser une énergie à la fois sobre en carbone, locale et sûre dans un monde où 1,6 milliards d'êtres humains n'ont pas encore accès à l'énergie. Je suis convaincu qu'IRENA sera demain un acteur déterminant de la révolution énergétique et écologique » a-t-il déclaré en annonçant que la France faisait partie des signataires. V. S.
Mis en ligne le : 26/01/2009

Madame, Monsieur,

Dans le cadre de sa mission d’information et de sensibilisation dans le domaine de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, l’Office De l’Eau Martinique lance un appel à projets à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2009 qui aura lieu le dimanche 22 Mars 2009.

**Le thème retenu cette année par l’UNESCO est les* «Eaux frontalières », *ce qui se traduit en Martinique par le thème des eaux littorales, du lien terre-mer, des liens inter-îles et de la gestion caribéenne de l'eau …

- Cet appel à projets a été voulu à destination des associations, des entreprises et des personnes morales publiques autres que les scolaires.

- Les objectifs principaux de la Journée Mondiale de l’Eau sont :

- Sensibiliser le grand public aux enjeux mondiaux de l’eau,

- Impliquer dès à présent les acteurs martiniquais de l’eau sur la thématique retenue pour 2009,

- Favoriser les initiatives locales sur l’eau et surtout de les valoriser en récompensant par un trophée les 3 projets les plus emblématiques par type de porteurs de projets.

L’eau étant la préoccupation de chacun d’entre nous, l’Office De l’Eau souhaite vivement vous impliquer dans notre action, en vous comptant parmi les porteurs de projets.

Ainsi vous trouverez ci-joint 4 documents : l'appel à projets, et pour constituer le dossier de candidature : le formulaire d'aides, la liste des pièces à fournir et la liste des documents techniques (présentation de votre projet).

Nous vous remercions d’avance pour votre collaboration et vous prions de nous confirmer avant le 16 février 2009 à 12h votre participation, si vous convenez nous en faire l’honneur.

Nous comptons sur votre participation active en tant qu’acteur du territoire, afin que cette édition 2009 de la Journée Mondiale de l’Eau soit une véritable réussite.


Cordialement
Jeanne DEFOI, directrice de l'ODE

EAU.pdf 28,65 kB
Novethic'Info n°343

Alors que la polémique autour des effets sanitaires du Wi-Fi dans les bibliothèques parisiennes tourne à l'affrontement politique, Dominique Belpomme a présenté lundi 12 janvier, lors d'un colloque organisé à l'Assemblée Nationale, les premières conclusions de ses observations sur le « syndrôme de l'intolérance aux champs électromagnétiques ». Son expertise médicale n'a toutefois pas été retenue par la Mairie de Paris.

Au deuxième sous-sol, l'Assemblée Nationale fait salle comble. Le colloque « Téléphonie mobile, Wifi, Wimax et santé » était organisé par le député vert Noël Mamère, en relation avec les associations Robin des Toits et Criirem (Centre de Recherche et d'Informations sur les Rayonnements Electromagnétiques). Dans l'assistance, entre les politiques et les associatifs, se pressent de nombreux anonymes, casquette sur la tête, gilet maillé d'argent ou foulard laiteux noué autour de la nuque. Sensibles aux champs électromagnétiques du Wifi ou du téléphone mobile, ces personnes atténuent la force des rayonnements ambiants à l'aide de tissus spéciaux, « blindés ».

 

Mobile cancérigène, mutagène et reprotoxique ?
« Je n'ai pris conscience que depuis quelques mois de l'extrême gravité des pollutions par champs électromagnétiques. Jusqu'alors, je me posai la question. Notamment en matière de survenue de leucémies infantiles à proximité des lignes haute tension, » explique le professeur Dominique Belpomme, cancérologue à l'hôpital Georges Pompidou. « Nous avons eu en consultation près de 80 personnes souffrant d'un syndrome d'intolérance aux champs electromagnétiques (SICEM). Cette forme extrême se distingue de l'électrohypersensibilité que nous pouvons tous ressentir. »

 

« Aujourd'hui, avec les téléphones mobiles, nous avons dépassé la ligne jaune du tolérable sanitaire. L'exposition chronique aux champs électromagnétiques est source d'effets génotoxiques ou de cancers. Un cadre de maladies que j'appelle « CMR », c'est à dire cancérigène, mutagène ou reprotoxique, » poursuit le Président de l'ARTAC, qui souligne également le danger pour les femmes enceintes et leur fœtus.

 

Sortir de la psychiatrie
Pour le professeur Belpomme, l'intolérance aux champs electromagnétiques est une maladie du système nerveux central, évoluant par périodes. « Nos examens ont montré des variations du débit vasculaire dans le cerveau et l'apparition de protéines de stress. Si la corrélation des dosages avec le syndrome d'intolérance se confirme, nous aurons peut-être un test prédictif, » espère le chercheur. L'objectif, avec ces critères, est de dresser un véritable tableau clinique en mesure d'aider le médecin généraliste à différencier les symptômes et pouvoir porter un diagnostic. « Et ne plus systématiquement orienter en psychiatrie les personnes présentant cette intolérance. »

 

En Suède, la prise en charge sociale de l'électrosensibilité est toute autre. Reconnu comme un handicap fonctionnel, l'électrosensibilité devient alors un objet de lobbying afin de rendre les lieux de vie et espaces publics « accessibles » aux personnes intolérantes. Au même titre que d’autres handicaps, il s'agit de soigner l'environnement et non plus l'individu.

 

Le droit à un environnement « électro-accessible » ?
« Les employeurs ont le devoir d'adapter le poste de travail pour limiter ses rayonnements électromagnétiques et le rendre compatible avec l'état de la personne. La Ville de Stockholm peut prendre en charge certains travaux liés au logements, comme la pose de papier peints blindés ou l'accès au gaz au lieu des plaques électriques, » témoigne le professeur du Karolinska Institute Olle Johansson, également présent au colloque. Ce droit des personnes handicapées de vivre comme tout le monde est garanti par une convention des Nations Unies que l'ensemble des Etats développés ont signé, la Suède comme la France, a-t-il rappelé.

 

Le Wifi met à mal le dialogue social à Paris
Pour l’heure, l'atmosphère reste électrique entre les Affaires Culturelles de la Ville de Paris et les bibliothécaires touchés par l'intolérance au Wifi. Après une première alerte sanitaire d'une quarantaine de salariés et une campagne de mesures confirmant le respect des normes en vigueur, la mairie a décidé en octobre 2008 de rebrancher les bornes sans fil incriminées. Sans concertation, ni audition du Professur Belpomme, proposé par les organisations syndicales.
Pourquoi la Mairie de Paris a-t-elle récusé l'expertise du Professeur Belpomme ? Un communiqué de Maïté Errecart, adjointe au maire de Paris en charge des ressources humaines, précise les raisons. Si l'adjoint en charge de la culture, Christophe Girard, (président de la Commission Hygiène et sécurité (CHS) de la Direction des Affaires Culturelles), n’a pas retenu ce thème, c'est parce que « ce sujet dépasse très largement les compétences du CHS et que la Ville organisera en mars prochain une conférence de citoyens « Ondes, Santé, Société ». »

 

Le syndicat Supap-FSU dénonce lui une politique du fait accompli. La question du droit de retrait de deux employées des bibliothèques parisiennes « wifisensibles » a été écartée de l'ordre du jour du CHS prévu le 13 janvier 2009. Tout comme l'impact sanitaire de la technologie de radio-identification (RFID), rappellent ensemble la CGT, FO, UNSA et Supap-FSU. Ces entorses à la procédure ravivent les tensions sociales accumulées. Exaspérés, les représentants du personnel ont décidé de boycotter les réunions du CHS des Affaires Culturelles.

Maxence Layet
Mis en ligne le : 21/01/2009

Novethic'Info n°342

Si les investissements dans les technologies propres essuient un léger revers sur le quatrième trimestre 2008, le bilan de l’année passée reste largement positif, compte tenu de la conjoncture économique. Cependant, les secteurs du solaire et de l’éolien risquent de connaître une année 2009 bien moins florissante. Le secteur des green IT, lui, reste le grand favori des capital-risqueurs.

Au sortir du Web 2.0 Summit, début novembre 2008, Dominique Piotet, président de l’Atelier BNP Paribas à San Francisco, rapportait sur le site internet ITRManager.com que « le vert est LE sujet dont il faut parler dans la région » de la Sillicon Valley. Les « greentech » semblent bien avoir supplanté le fameux 2.0, cette nouvelle utilisation du web, à la fois communautaire et interactive, dans la catégorie des technologies prometteuses. C’est en tout cas ce que laissent entendre les nombreux bilans de l’année 2008 sur le sujet. Selon Cleantech Group, réseau de recherches et de services, les investissements des capital-risqueurs occidentaux dans les technologies propres ont dépassé les 8,4 milliards de dollars en 2008. Soit, malgré une activité moindre au quatrième semestre, une hausse de 38% par rapport à 2007. Le solaire reste le secteur favori, dominé par la levée des fonds du groupe Solyndra (qui depuis sa naissance en 2005, a levé plus de 600 millions de dollars). Viennent ensuite l’éolien, la gestion des réseaux intelligents, et les agrocarburants.
En Europe et Israël, c’est d’ailleurs l’éolien qui rafle l’augmentation des investissements la plus généreuse : une hausse de 294 % par rapport à 2007, avec plus de 322 millions de dollars. Pourtant, l'indice Bloomberg de l'énergie éolienne a perdu 54 % sur l’année, et l'indice WilderHill Clean Energy, qui regroupe des valeurs solaires, comme les américaines SunPower et First Solar, s’est effondré de 70 %. Conséquences immédiates de la crise économique : la chute vertigineuse des prêts financiers , indispensables aux projets du secteur n’a pas épargné les renouvelables

 

La bulle spéculative autour des « valeurs vertes », couplée à la conjoncture économique défavorable risquent donc de ralentir fortement la tendance dans les prochains mois. Déjà, le cabinet d’audit Ernst & Young rapporte que la moitié des institutions qui investissaient dans les renouvelables ces deux dernières années sont sorties du marché en raison de la crise. Les producteurs d’énergie ont d’ailleurs revu à la baisse leurs investissements et perspectives de croissance pour l’année à venir. D’autant que le secteur solaire est aujourd’hui en surcapacité de production : il serait en mesure de produire 11 GigaWatt de panneaux solaire en 2009, soit le double du marché actuel. L’euphorie des « greentech » renouvelables semble donc vouée à s’essouffler, pour laisser place à des investissements sans doute moins nombreux, mais davantage sécurisés.

Ce que cleantech veut dire

Cleantech : désigne les techniques et services industriels qui utilisent les ressources naturelles, l’énergie, l’eau ... avec une perspective d’amélioration importante de l’efficacité. Générant moins de déchets ou de toxicité, ces technologies garantissent en théorie une performance identique ou supérieure aux technologie traditionnelles. Greentech : synonyme de Cleantech, le terme est employé de façon équivalente. En France, aucun des deux n’a encore pris définitivement le pas sur l’autre, et les termes « éco-activités innovantes », « éco-innovations » ou « ecotechs » peuvent être également considérés comme synonymes. Green It : encore appelé Green computing, ce que l'on pourrait traduire par « informatique écologique », est avant tout un concept marketing devenu une tendance technologique réelle, qui consiste à réduire l'empreinte écologique des matériels informatiques.

 

L’informatique verte ne connaît pas la crise

 

Pour autant, cette baisse de régime épargne un secteur émergent des technologies vertes : celui des « green It », autrement dit « l’informatique propre ». Le cabinet d’étude américain Forrester Research vient de publier les conclusions d’une enquête menée auprès d’un millier de sociétés (dont un tiers d’européennes) : « le ralentissement de l'économie ne va pas empiéter sur les efforts pour rendre les opérations informatiques plus efficaces et moins néfastes pour l'environnement. » L’étude révèle notamment que plus de 67% des entreprises interrogées investissent dans les green IT pour réduire leur facture énergétique (contre 55% l’an passé), quand 42% expliquent leur motivation par « l’envie de faire le nécessaire pour protéger l’environnement. » Ces conclusions rejoignent celles de l’enquête menée par le cabinet IDC, sous l’impulsion de Dell, auprès des Directions informatiques de 450 de sociétés européennes. 34 % des entreprises françaises auraient ainsi déjà mis en place des initiatives « green IT » (contre 51% en Allemagne, 47% au Royaume Uni et 36% dans les pays nordiques). Frank Gers, président d’IDC souligne par ailleurs que la plupart des entreprises considèrent cette mutation de leurs systèmes de gestion de l’alimentation, non plus comme une source de coûts supplémentaires, mais bien comme un moyen d’optimiser leurs dépenses à long terme. Hewlett Packard estime par exemple à un milliard de dollars les économies réalisables en « verdissant » son système d’information. De son côté, Google entend bien optimiser les systèmes de gestion de ses centres de traitement des données, dont la facture d’électricité est le deuxième poste budgétaire après les salaires.

 

Devant cet engouement pour l’informatique propre, et conscient de son réel potentiel, tant sur le plan économique qu’en matière de réduction des dépenses énergétiques, le gouvernement français vient d’annoncer la création d’un groupe de réflexion sur les green IT dans le courant du mois de janvier. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation, ont donc confié à ses futurs membres plusieurs missions, visant toutes à « rendre les Technologies de l'information et de la communication (TIC) moins polluantes et à favoriser leur utilisation au service du développement éco-responsable des entreprises. »

Novethic'Info n°342
Les investisseurs français participent au grand jeu de piste ouvert par l’affaire Madoff. S’il est encore trop tôt pour mesurer l’ampleur du désastre et déterminer la chaîne de responsabilités dans cette faramineuse escroquerie, on sait d’ores et déjà que des fonds éthiques font partie des victimes. Les spécialistes du conseil aux actionnaires souhaitent mettre en cause, juridiquement, les banques distributrices des fonds européens concernés : HSBC et UBS.

Les fonds éthiques « Nouvelle Stratégie 50 » et « Investissement et Partage » de la société de gestion Meeschaert avaient en portefeuille, des parts du fonds de droit luxembourgeois Luxalpha, proposé par la banque suisse UBS. Ces actifs se sont évaporés quand l’affaire Madoff a éclaté, Luxalpha étant un des fonds utilisés par les investisseurs suisses, français ou luxembourgeois désireux d’acheter les placements qu’il proposait : « Nous avons investi dans un produit qui semblait offrir de nombreuses garanties » explique Marc Favard, responsable de la gestion de Meeschaert. «Nous nous sommes fiés au statut d’un fonds de droit luxembourgeois conforme aux normes européennes proposé par une maison comme UBS. La stratégie avait l’air simple, il n’y avait pas de domiciliation dans des paradis fiscaux dans lesquels nous nous interdisons d’investir.» La volonté initiale de Bernard Madoff de privilégier une clientèle de fondations aux Etats-Unis en particulier, a offert une respectabilité à ses produits qui ont convaincu d’autres institutions du même type. La société de gestion Meeschaert a perdu 0,4 % de ses actifs soit 5 millions d’euros ce qui est déjà beaucoup, mais l’affaire Madoff jette, indirectement, une ombre sur deux produits historiques de l’ISR auxquels contribue l’association « Ethique et Investissement ». Composée majoritairement de religieuses catholiques, elle est une des pionnières de l’évaluation des entreprises sur des critères extra-financiers en France. « Le travail de l'association porte sur la part actions du fonds Nouvelle Stratégie 50 qui est minoritaire », explique sa présidente Marie-Laure Payen. « Nous devons nous interroger sur la nécessité d’étendre la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance à toutes les formes d’investissement qu’il s’agisse d’actions, d’obligations d’Etats ou d’autres fonds… Nous avons toujours confiance dans la société Meeschaert . Elle nous a expliqué avoir investi, pour diversifier le portefeuille, dans un produit qui semblait tout à fait conforme aux exigences européennes. C'est incroyable !» L’association qui laisse libre ses membres d’investir ou non dans Nouvelle Stratégie 50 n’a pas perdu directement de l’argent, mais ceux qui l’ont fait y ont laissé des plumes.

 

Recours contentieux

 

Seul moyen à la disposition des investisseurs pour tenter de retrouver l’argent perdu, entamer un contentieux en responsabilité auprès de ceux qui pourraient être en capacité de les rembourser. La société de gestion Meeschaert mène ce combat avec détermination contre UBS d’une part mais aussi la bourse de Luxembourg. Elle n’est pas seule, loin de la. Des actions collectives s’organisent un peu partout. En France, le cabinet Deminor est un des plus actifs. Il représente déjà près de 7 % des parts de Luxalpha et espère être bientôt en capacité de pouvoir provoquer une assemblée générale extraordinaire du fonds pour atteindre son distributeur UBS. « Il a une responsabilité colossale tout comme HSBC qui distribuait, sur le même principe, le fonds Théma en Europe » explique Fabrice Rémon, directeur général de Deminor France. « Ils ont utilisé deux trous noirs de la réglementation européenne, le Luxembourg pour le premier, l’Irlande pour la seconde. Ils n’ont pas fait leur travail qui consistait à vérifier la réalité des actifs que prétendaient détenir Madoff. La responsabilité des commissaires aux compte est, elle aussi, engagée ». Pour l’instant les stratégies de défense des deux banques consistent à expliquer qu’elles ont rendu service à certains de leurs clients fortunés en mettant en place, sur leur demande, des fonds spécifiques destinés à faciliter leurs placements mais qui n’ont pas fait l’objet de marketing comme des produits maison et se sont vendues par le bouche à oreille. Pour le reste, elles ne font aucun commentaire sur d’éventuels procès en responsabilité. HSBC diffuse un communiqué laconique selon lequel son rôle dans cette affaire concerne des transactions faites pour quelques clients investisseurs institutionnels d’un montant d’1 milliards de dollars et que « ce type d’arrangements commerciaux ne semble pas de nature à exposer le groupe à une quelconque responsabilité ». UBS privilégie le silence et le fonds Luxalpha est même totalement absent du site officiel de la banque.

 

500 millions d’euros de pertes pour les investisseurs français
Pourtant il va falloir livrer bataille. Les mises en cause viennent non seulement de cabinets comme Deminor mais aussi de la place financière luxembourgeoise sur laquelle était coté le fonds Luxalpha. Pour se défendre des accusations de laxisme déjà lancées, elle a publié, et c’est rare, un communiqué le 2 janvier précisant que « la législation luxembourgeoise offre un cadre approprié pour assurer une protection adéquate et conforme aux normes européennes des actifs d’un fonds d’investissement » et que c’est bien la banque dépositaire d’un fonds qui a la responsabilité des actifs censés y figurer. Cela ne suffira vraisemblablement pas à démobiliser ceux qui demandent un renforcement des régulations. Devenue méfiante, la société de gestion Meeschaert a décidé de cesser d’investir pour l’instant dans tous les fonds de droit luxembourgeois ! Elle participe aux diverses actions collectives y compris la réunion, organisée début janvier par l’AFG, l’association professionnelle des sociétés de gestion, pour tenter de coordonner les actions de ces investisseurs qui sont encore loin d’avoir opté pour une stratégie commune.
En attendant le déclenchement des hostilités juridiques, l’Autorité des Marchés Financiers continue à estimer à 500 millions d’euros et une centaine de fonds l’étendue des dégâts financiers que l’affaire Madoff a entrainé pour des investisseurs français. 8 % seulement seraient des particuliers, 26 % des investisseurs institutionnels et plus de 60% des personnes disposant d’une fortune importante.
Pour ces divers protagonistes, l’affaire Madoff qui a éclaté il y a un mois, ne fait que commencer. Tous insistent sur le fait qu’ils découvrent chaque jour de nouveaux éléments susceptibles d’ébranler un peu plus la confiance, déjà très fragile, dans les institutions financières.

A.C. Husson-Traoré
Mis en ligne le : 14/01/2009

Novethic'Info n°342

Forte de son attractivité scientifique et économique, l'agglomération lyonnaise ambitionne de devenir un leader européen des technologies propres, ces « cleantech » qui fleurissent dans les discours des politiques et industriels. Pourtant, la France reste en retard derrière ces voisins européens, Allemagne en tête. La Sillicon Valley hexagonale mise donc tout sur l'innovation, pour rattraper le peloton de tête.

« Il faut se baser sur l'existant pour développer davantage les technologies propres. » David Kimelfeld, vice président du Grand Lyon chargé du développement économique, insiste sur la nécessité de promouvoir l'innovation au sein des pôles de compétitivité de la communauté urbaine du Grand Lyon. A eux trois, ils génèrent en effet près d'1,7 milliards d'euros de chiffre d'activité, plus de 130 000 emplois et couvrent l'ensemble des cleantech. Lyon Urban Truck & Bus (LUTB), pôle chargé des technologies du transport, Axelera, pôle Chimie et environnement, et Tenerrdis, pôle régional en charge des énergies renouvelables rassemblent ainsi près de 750 « éco-entreprises ». Labellisés "pôle de compétitivité" (label national délivré par le gouvernement), ils constituent une véritable pépinière en matière de R&D et d'applications industrielles. « La communauté urbaine attribue une enveloppe de 18 millions d'euros aux projets d'innovation », rappelle David Kimelfeld. « Nous soutenons également à hauteur de 3 millions d'euros les entreprises pépites, au fort potentiel de développement. »
De surcroit, le Grand Lyon souhaite devenir « un véritable territoire d'expérimentation », en réalisant quelques projets pilotes tout juste sortis des laboratoires de recherches. Dernier exemple en date, l'installation par Renault Trucks de moteurs hybrides mis au point par LUTB sur les véhicules de collecte des ordures. Ou encore Rhodanos, projet de traitement des eaux industrielles et urbaines, dont l'impact économique régional est estimé à 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, 4600 emplois crées, et 200 consolidés, selon Axelera.
Mais pour dégager l'espace nécessaire au développement des cleantech, une mobilisation de l'outil foncier s'impose. L'accueil des activités est déjà prévu sur deux sites stratégiques : le campus universitaire de la Doua (dans le cadre du Plan Campus initié par Valérie Pécresse en février 2008), et la fameuse Vallée de la Chimie, en mutation depuis la fin des années 90.

Un label pour l'innovation Le label « pôle de compétitivité » est attribué par une décision du comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT). Ce comité, présidé par le Premier ministre, fixe les orientations du gouvernement en matière d’aménagement du territoire. Les pôles de compétitivité sont au nombre d e71 depuis le CIACT du 5 juillet 2007.

Un nouvel eldorado de la chimie ?

 

Directeur adjoint de l'IRCE Lyon (Institut de recherche sur la catalyse et l'environnement), Jean-Marie Herrmann apporte également son savoir-faire au comité scientifique d'Axelera. « Nous avons un fort potentiel dans la région : nos bonnes écoles côtoient les industries voisines, et les interactions entre les deux sont nombreuses et productives. » Car c'est ce qui fait la renommée de cette zone d'attractivité : la proximité entre les centres académiques et les industriels concernés, qui y trouvent une main d'œuvre compétente. « Les entreprises du coin embauchent à tour de bras les jeunes qui sortent des écoles ou de l'IUT. Même les Allemands viennent les chercher, pour les renvoyer ensuite en France, à la tête de leurs succursales hexagonales ! »
Reste que les enjeux de la chimie verte sont nombreux. Notamment, la réduction drastiques des déchets de transformation, ou celle de l'utilisation des solvants. Jean-Marie Herrmann précise qu'« en chimie fine, celle des parfums ou des médicaments, 1kg de produit fini génère environ 100 kg de résidus. Nous travaillons résolument à diminuer ce rapport. »

 

Mutation difficile

 

Le potentiel lyonnais attire par ailleurs des investisseurs étrangers venus en nombre au dernier salon Pollutec, au mois de novembre dernier. « J'ai rencontré à plusieurs reprises des entreprises japonaises qui souhaitent investir dans les technologies propres en Europe. L'enjeu est de les inciter à préférer notre région aux centres de recherche allemands, leaders sur ce terrain. » Car la mutation industrielle de cette zone stratégique ne se fait pas sans remous : la fermeture de nombreux sites de production et les licenciements massifs suscitent la colère et l'inquiétude des acteurs locaux. Le cabinet de consultants Sofred, spécialisé en accompagnement de mutation économique, dénombre plus de 1 600 fermetures d'unités depuis 1998, du fait de la disparition progressive de la chimie lourde dans le bassin du sud lyonnais. Alain Charles, consultant chez Sofred, travaille avec le groupe américain Huntsman, propriétaire du site de Ciba à Saint-Fons, qui a fermé ses portes en 2008. « Quasiment tous les industriels du secteur font de la transformation de matière première, et se retrouvent confrontés aux problèmes des coûts et de la compétitivité internationale accrue. » Et si le pari de la chimie verte semble être la solution pour que la vallée retrouve son rayonnement international, la transition n'en reste pas moins longue et délicate, aux impacts économiques et sociaux encore incertains.

 

Anne Farthouat
Mis en ligne le : 12/01/2009

Source : http://www.newscientist.com

THE health of millions could be at risk because medicinal plants used to make traditional remedies, including drugs to combat cancer and malaria, are being overexploited. "The loss of medicinal plant diversity is a quiet disaster," says Sara Oldfield, secretary general of the NGO Botanic Gardens Conservation International.

Most people worldwide, including 80 per cent of all Africans, rely on herbal medicines obtained mostly from wild plants. But some 15,000 of 50,000 medicinal species are under threat of extinction, according to a report this week from international conservation group Plantlife. Shortages have been reported in China, India, Kenya, Nepal, Tanzania and Uganda.

 

Commercial over-harvesting does the most harm, though pollution, competition from invasive species and habitat destruction all contribute. "Commercial collectors generally harvest medicinal plants with little care for sustainability," the Plantlife report says. "This can be partly through ignorance, but [happens] mainly because such collection is unorganised and competitive."

 

Medicinal trees at risk include the Himalayan yew (Taxus wallichiana), a source of the anti-cancer drug, paclitaxel; the pepper-bark tree (Warburgia), which yields an antimalarial; and the African cherry (Prunus africana), an extract from which is used to treat a prostate condition.

 

The solution, says the report's author, Alan Hamilton, is to provide local communities with incentives to protect these plants. Ten grass-roots projects studied by Plantlife in India, Pakistan, China, Nepal, Uganda and Kenya showed this approach can succeed. In Uganda, the project has ensured the sustainable supply of low-cost malaria treatments, and in China a community-run medicinal plant reserve has been created for the first time.

 

"Improving health, earning an income and maintaining cultural traditions are important in motivating people to conserve medicinal plants, and thus the habitats," says Hamilton. "In conservation you've got to go with what people are interested in."

 

Ghillean Prance, the former director of the Royal Botanic Gardens at Kew in London, agrees that medicinal plants are in dire need of protection. "Not nearly enough is being done," he told New Scientist. "We tend to destroy the very plants that are of most use to us."

10 January 2009 by Rob Edwards

Journal de l' Environnement 07/01/09

La loi de finances pour 2009 et la loi de finances rectificative pour 2008 sont parues au Journal officiel, respectivement les 28 et 31 décembre. En voici les principales mesures.

Bâtiment

Un éco-prêt à taux zéro est instauré pour les travaux de rénovation énergétique des logements anciens (1). Divers avantages seront accordés aux acquéreurs d’un logement neuf respectant la norme Bâtiments basse consommation, comme l’allongement d’application du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier réservé aux logements présentant une qualité environnementale (2). Un décret en fixera les modalités précises.

Transports
Le malus écologique sur les voitures neuves est modifié (3). Il tiendra compte de la composition familiale. Les seuils de malus sont relevés de 20 grammes au kilomètre pour les familles de trois enfants et plus qui achètent un véhicule d’au moins cinq places (ce point ne s’applique que pour un seul véhicule par famille). Un malus automobile annuel de 160 euros est créé pour les voitures particulières émettant plus de 250 g CO2/km (4).
La taxe kilométrique, pour le transport routier des marchandises, est inscrite dans la loi de finances 2009, mais n’entrera en application qu’en 2011. Chaque camion qui empruntera le réseau français (non concédé) sera taxé en fonction de son poids et de son trajet (5).
Enfin les biocarburants font l’objet d’une réduction progressive de l’avantage fiscal, avec des barèmes fixés jusqu’en 2011 (6).

TGAP
La TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) est étendue aux installations d’élimination des déchets par incinération (7). Les TGAP existantes sont relevées, surtout les quantités de déchets mis en décharge et les matériaux extraits des carrières (voir l’article du JDLE «Budget 2009: les TGAP devant les sénateurs»). Finalement, la totalité de ces nouvelles recettes iront à l’Ademe (alors que le gouvernement avait souhaité attribuer une partie de la TGAP granulats aux départements, communes ou EPCI concernés par l’activité d’extraction des matériaux).
Une réduction des tarifs est prévue pour les installations de stockage pratiquant la valorisation énergétique de leur biogaz à plus de 75%.

Responsabilité élargie pour les producteurs de déchets ménagers dangereux …
Un nouvel article est inséré dans le Code de l’environnement (8). Il stipule qu’à compter du 1er janvier 2010, toute personne physique ou morale qui fabrique, importe ou introduit sur le marché national des peintures, vernis, solvants, détergents, huiles minérales, pesticides, herbicides, fongicides et autres produits chimiques pouvant représenter un risque significatif pour la santé et l’environnement, est tenue de prendre en charge techniquement et financièrement la collecte et l’élimination des déchets ménagers desdits produits (contenants et contenus). Ces produits doivent faire l’objet d’une signalétique «point rouge» afin d’éviter que les usagers les fassent collecter en mélange avec les déchets municipaux résiduels.
Tout émetteur sur le marché ne respectant pas cette obligation sera soumis à cette même date à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Les modalités d’application de cet article seront fixées par décret.

… et des Dasri
La collecte des déchets d’activités de soins à risque infectieux (Dasri) revient aux pharmacies à usage interne, aux pharmaciens et aux laboratoires de biologie médicale (9). A compter de 2010, ils sont tenus de les collecter gratuitement. Un décret fixera les conditions, notamment de financement par les exploitants et fabricants de médicaments et dispositifs médicaux, ou de diagnostic.

Energies renouvelables
Le gouvernement devra présenter au Parlement au plus tard le 30 juin 2009 un rapport d’évaluation sur les conditions d’équilibre économique de l’industrie éolienne, en particulier sur son régime fiscal, indique l’article 115 de la loi de finances pour 2009.
Du côté du solaire (10), les particuliers producteurs d’énergie photovoltaïque bénéficieront désormais d’une simplification de leurs démarches administratives et fiscales (voir l’article du JDLE «Photovoltaïque: simplification administrative et fiscale pour les particuliers»).
Enfin, un article (11) assouplit les conditions pour bénéficier du taux de TVA réduit sur la fourniture de chaleur produite à partir de 50% d’énergies renouvelables au lieu de 60%.

Divers
Un compte intitulé «Gestion des actifs Carbone de l’Etat» (12) est créé pour fixer le cadre budgétaire de gestion par l’Etat des quotas de CO2 (voir l’article du JDLE «PLFR 2008: une réduction progressive des quotas de CO2 pour les électriciens»). Le texte introduit une progressivité de la réduction des quotas des électriciens, qui passera ainsi de 10% en 2009 à 20% en 2010, 35% en 2011 et 60% en 2012. L’objectif est d’assurer une transition naturelle entre le système actuel (100% de quotas gratuits) et le système tel qu’il se dessine dans les négociations européennes pour l’après 2013, c’est-à-dire 100% d’enchères dans le secteur électrique.
Les pollutions aquatiques sont évoquées dans l’article 122 de la loi de finances pour 2009. Les tarifs de la redevance pour pollutions diffuses sont augmentés, et les recettes supplémentaires sont affectées à l’Onema pour le financement d’un plan de réduction de l’usage des pesticides.
L’éco-contribution (voir l’article du JDLE «Déchets papier: déclaration des tonnages jusqu’à fin janvier») pour les catalogues de vente par correspondance, initialement prévue à partir de janvier 2009, a été repoussée au 1er janvier 2010 (13).
Enfin, le montant du plafond du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique ainsi que le montant de la majoration accordée par hectare exploité selon le mode de production biologique sont doublés (14).

(1) article 99 de la loi de finances pour 2009
(2) article 103 de la loi de finances pour 2009
(3) article 33 de la loi de finances pour 2009
(4) article 75 de la loi de finances rectificative pour 2008
(5) article 153 de la loi de finances pour 2009
(6) article 16 de la loi de finances pour 2009
(7) article 29 de la loi de finances pour 2009
(8) article 127 de la loi de finances pour 2009
(9) article 30 de la loi de finances pour 2009
(10) article 107 de la loi de finances rectificative pour 2008
(11) article 73 de la loi de finances rectificative pour 2008
(12) article 8 de la loi de finances rectificative pour 2008
(13) article 126 de la loi de finances pour 2009
(14) article 121 de la loi de finances pour 2009

La durée d'application des quatre dispositifs d'amortissement exceptionnel des équipements participant à la protection de l'environnement, initialement prévue pour s'achever au 1er janvier 2009, est prorogée jusqu'au 1er janvier 2011 :

 

Journal de l'Environnement 05/01/2009 12:41

 

 

 

La loi de finances rectificative pour 2008, définitivement adoptée par le Parlement le 22 décembre à l’issue de l’examen des conclusions de la commission paritaire mixte, comprend une nouvelle mesure à destination des particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques. Le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera désormais exonéré d’impôt sur le revenu, si la puissance des panneaux n’excède pas 3 kilowatts-crête, soit environ 30 mètres carrés.

Auparavant, les particuliers vendant leur électricité solaire étaient imposés sur leurs bénéfices, comme exerçant une activité commerciale. De fait, ils étaient soumis à des obligations fiscales et comptables, un dispositif considéré comme un frein au développement de cette énergie lors du Grenelle environnement.

Dans un communiqué du 23 décembre, le Meeddat rappelle que cette mesure, applicable dès la déclaration de revenus de 2008, était prévue dans le plan de développement des énergies renouvelables issu du Grenelle, tout comme la réduction du nombre de démarches administratives. «A court terme, seules 2 démarches seront nécessaires, contre 5 actuellement», assure le Meeddat.

05/01/2009 12:57 Journal de l'environnement

Une équipe internationale du laboratoire d’applications bioacoustiques de l’Université polytechnique de Catalogne, dirigé par le Français Michel André, vient de mettre au point un dispositif portable pour évaluer la perte d’audition des cétacés. Il ne sera donc plus nécessaire de déplacer les animaux jusqu’à un laboratoire pour mesurer leur audition (une étape à risques pour ces animaux), et les scientifiques pourront évaluer les possibilités de survie des cétacés échoués sur les côtes grâce à un diagnostic in situ.

S’il n’est pas prouvé qu’il existe un lien entre la contamination acoustique et la désorientation de ces animaux, il est admis que les effets du bruit se répercutent de façon irréversible sur la capacité auditive des cétacés. L’équipe de Catalogne a également mis en évidence que des sources sonores d’origine humaine augmentaient le nombre de collisions entre ces mammifères marins et des bateaux.
L’équipe de chercheurs travaille actuellement à comprendre comment le bruit affecte les populations de cétacés, dans un but de conservation de ces animaux.
Dans le cadre du même programme de recherches, plusieurs laboratoires planchent également sur des solutions destinées à éviter les interactions entre cétacés et obstacles d’origine humaine (tels que filets de pêche par exemple).